
par Gaston Le Torch
Le Pentagone leur a coupé les jambes aux Euromaniaques… d’un coup sec… Quatre mille boys prêts pour la Pologne… paquetage bouclé… moteurs chauds… et puis stop !… Demi-tour… Washington veut plus jouer au gendarme du Vieux Continent…
Et les Polacks de Varsovie qui suppliaient qu’on leur envoie les troupes d’Allemagne… nada !… Circulez !… Les Ricains remballent leur bazar… doucement mais sûrement… Ça sent la retraite calculée… le grand désengagement avec fanfare patriotique et caisse vide derrière.
Les Euromaniaques, eux, deviennent blêmes ! Ils se rappellent les exigences de Moscou avant la guerre… les frontières… les soldats de l’Otan trop près de la Russie… Tout ce qu’ils avaient rejeté avec grands discours, indignation télévisée et morale universelle… Et voilà maintenant que Washington démonte pièce par pièce son dispositif…
Même les Tomahawk… envolés !… Terminée la promesse yankee… Les missiles miracles de Biden… ceux qui devaient rassurer tout le monde dans les ministères humides et les bunkers climatisés… Plus rien. L’Europe découvre soudain qu’elle est nue… toute seule avec ses communiqués… ses sommets… ses drapeaux bleus avec les petites étoiles jaunes. Mais où sont passés les hauts tambours des lansquenets ?
Alors, les démocrates racontent que Trump règle ses comptes… qu’il déteste Merz… qu’il boude les Européens parce qu’ils ont traîné des pieds s’agissant de l’Iran… Peut-être, mais ça va plus loin. Même les plus obéissants prennent la gifle. Les Lituaniens, pourtant couchés bien droits devant Washington, apprennent que les rotations américaines ralentissent… Les blindés passent moins souvent, les moteurs refroidissent.
Depuis des années, dans les pays baltes, ces bataillons tournants faisaient office de talisman contre Moscou… Une présence jamais permanente… officiellement, mais toujours là quand même… Astuce de juriste… mascarade stratégique… Les Russes dénonçaient la combine depuis le début. Aujourd’hui, les Américains semblent leur donner raison…
Les Euromaniaques murmurent déjà : Trump et Poutine se seraient entendus… quelque part… loin des micros… Peut-être bien… Mais le fond de l’histoire est ailleurs. Depuis Obama, déjà, l’Amérique regarde vers le Pacifique… vers la Chine… vers les marchés énormes et les guerres futures. L’Europe, elle, devient un vieux théâtre coûteux… un musée armé qu’on entretient par habitude.
Alors, Washington décroche… lentement… méthodiquement… selon ses intérêts. Et les Euromaniaques découvrent l’idée terrible : si la grande bagarre à laquelle ils poussent arrive un jour avec les cosaques… ils pourraient bien devoir y aller.
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