culture et histoire - Page 1459
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Terre de France - Sans pierre tombale
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La puissance militaire de la France (épisode 4)
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In Memoriam - Ballade pour un cadavre
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[Paris] 24 janvier 2015 : Carrefour Royal, Le libéralisme contre les libertés et Banquet d’Action française
CARREFOUR ROYAL : Le libéralisme contre les libertés
Samedi 24 janvier
Introduction : Etienne LOMBARD, président de la Fédération Ile-de-France
- 14h15 - 15h30 : LES INSTITUTIONS LIBÉRALES SONT-ELLES AU SERVICE DU PEUPLE ?
Suffrage universel, administrations publiques, collectivités territoriales, organismes supra-nationaux, le libéralisme a mis au point les outils modernes du gouvernement. Mais le pouvoir est-il vraiment aux mains du Peuple ? Délègue-t-il réellement une autorité qu’il serait en mesure de reprendre ? L’État libéral se met-il au service du peuple ou organise-t-il la sa perpétuation comme une fin en soi ? Les modalités actuelles d’exercice du pouvoir prouvent-elles la recherche du bien commun ?
Animateur : Jacques de GUILLEBON
- Jean-Frédérique POISSON, député français
- Marion SIGAUD, historienne
- Charles ROBIN, essayiste
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La puissance militaire de la France (épisode 3)
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Un jour, un texte !
« La civilisation française, héritière de la civilisation hellénique, a travaillé pendant des siècles pour former des hommes libres, c'est-à-dire pleinement responsables de leurs actes: la France refuse d'entrer dans le Paradis des Robots. »
Georges Bernanos, La France contre les robots
Cette nouvelle rubrique a pour objet de proposer des textes pour aider tout un chacun à réfléchir sur des sujets précis et si possible, d'actualité, aujourd'hui, à l'heure où le pouvoir politique incapable de gouverner le pays, déclenche une guerre tous les 6 mois : le soldat et sa famille (21)
Quelques livres à lire pour appronfondir le sujet
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« Ce qui demeure. Lettres de soldats tombés au champ d'honneur. 1914 - 1918 » Éd. Bartillat, 2000. De Benoist-Mechin
Dernières lettres écrites par des soldats de tous âges et grades avant des assauts dont ils pressentaient qu'ils ne reviendraient pas.
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« Sonis. Un héros. Un saint. Père de douze enfants. » - Beauchesne - Chiré, réédité en 1999. D'Albert Bessières, s.j.
Héros de la bataille de Loigny, en 1870, où il fut grièvement blessé et miraculeusement sauvé après une charge héroïque à la tête des Zouaves Pontificaux, derrière la bannière frappée du Sacré-Cœur, le général de Sonis tient tout entier dans cette définition d'un de ses pairs : "Sonis, c'est l'Honneur !". – Cavalier hors pair, fin tacticien, il participa aux campagnes du Second Empire et s'y distingua par sa bravoure. Sa foi profonde lui valut de nombreuses vexations et son absence de fortune personnelle l'obligea à de nombreux sacrifices affectifs et financiers. Père de douze enfants, il fut un modèle tant dans sa vie familiale que dans sa vie d'officier.
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« Sur ma vie, Hervé de Blignières, 1914 - 1989. » - Éd. Dominique Martin Morin, 1989. D'Hervé de Blignières
Après un bref récit, par son fils aîné, de la vie de ce grand soldat, suivent des témoignages de ses enfants et de ses amis sur celui qui fut aussi un grand chrétien et un père de famille nombreuse.
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« Les sentinelles du soir. » - Éd. Les Arènes, 1999. D'Hélie Denoix de Saint-Marc
Au soir de sa vie, le commandant Denoix de Saint-Marc se penche sur son passé et évoque, comme dans une sorte de méditation vespérale, les hommes, les femmes et les faits qui ont jalonné une existence marquée par l'Honneur.
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« Honoré d'Estienne d'Orves, pionnier de la Résistance. » - Éd. France-Empire, 1985. De Rose et Philippe d'Estienne d'Orves
Le livre de la piété familiale : recueil de témoignages de tiers et de lettres d'une grande élévation adressées, par lui, à sa famille.
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« Un officier français, Gérard de Cathelineau. » - Nouvelles Éditions Latines, 1960. Du Père Michel Gasnier, o.p.
Ce très beau livre, fondé essentiellement sur la correspondance et les écrits de Gérard de Cathelineau, nous révèle un officier français dans toute l'acception du terme. A une époque où l'on parle beaucoup d'éthique du commandement dans l'Armée, son sens du devoir aigu, sa noblesse innée, son élévation spirituelle et son rejet de la médiocrité et de la vulgarité font du capitaine de Cathelineau un exemple et un modèle pour le chef militaire français du XXIème siècle.
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« J'ai épousé un légionnaire. » - Les Éditions La Bruyère, 1993. De Jacqueline Gervais-Geoffrey
Racontés avec humour, fraîcheur et amour, les souvenirs mouvementés et pittoresques d'une épouse d'officier de Légion qui a suivi son mari à travers conflits et continents.
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« Commandant rebelle. » - Éd. J.-C. Lattès, 1998. De Georges Robin
Portrait d'un soldat qui de 1940 à 1962, à travers la Débâcle, l'Armée d'Afrique, l'Indochine, Suez et l'Algérie, n'a eu qu'un seul guide : l'Honneur… et qui en a lourdement payé le prix.
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« Hector. » - Éd. du Club du Grand Livre du Mois, 2000. De Jacqueline de Romilly
Réflexions autour d'Hector, Troyen donc ennemi, qui est présenté par Homère sous un jour sympathique, entouré des siens : sa femme Andromaque et son fils Astyanax. Les chants où il apparaît expriment la douleur de la mort du guerrier et le devoir de respecter les corps. Ils sont parmi les plus beaux de l'Illiade.
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« Mon illustre inconnu. » - Éd. Fayard, 1998. De Guillemette de Sairigné
Âgée de 10 mois à la mort de son père, le lieutenant-colonel de Sairigné, chef de corps de la 13e D.B.L.E., Guillemette de Sairigné, cinquante ans plus tard, part à la recherche de ce père de 35 ans, tué dans une embuscade en Indochine. C'est cette quête émouvante à laquelle elle nous convie. – Très beau témoignage de piété filiale, plein de la fraîcheur, de l'humour et de cette légère impertinence qui caractérisent souvent les rapports père-fille.
Lois Spalwer http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html
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21 janvier : anniversaire du régicide
Vu chez Thibaut de Chassey :Le 21 janvier 1793, la racaille révolutionnaire, ivre de haine et de rage, assassinait le roi de France, Louis XVI, âgé de 38 ans.
Cet acte sauvage recelait une grande force symbolique : en décapitant celui qui était le père de la nation organique et le sommet de l’Etat monarchique, c’était l’ordre ancien qui était abolit, en profondeur, au profit d’une contre-civilisation qui allait s’instaurer progressivement et inexorablement et dont nous connaissons aujourd’hui une certaine étape.Pour l’anecdote, et contrairement à ce que laissait espérer l’innovation technique que constituait la guillotine, l’exécution du roi martyr fut particulièrement horrible.
Revenons donc à ce triste épisode, au cœur des heures les plus sombres de notre histoire.Craignant un ultime rebondissement si le roi faisait un discours devant la foule, le commandant de la garde nationale donna l’ordre de faire jouer tous les tambours au pied de l’échafaud, qui était d’ailleurs fortement protégé.
Sur la dernière marche cependant, le roi fit un signe impérieux aux tambours qui, surpris, cessèrent de battre, et cria d’une voix tonnante : « je meurs innocent de tous les crimes qu’on m’impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort, et je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France. Et vous, peuple infortuné… »
Déjà, des ordres étaient donnés et les tambours reprenaient.
Un journaliste de l’époque écrivit : « est-ce bien le même homme que je vois bousculé par quatre valets de bourreau, déshabillé de force, dont le tambour étouffe la voix, garrotté à une planche, se débattant encore, et recevant si mal le coup de la guillotine qu’il n’eut pas le col mais l’occiput et la mâchoire horriblement coupés ? »D’après certains témoignages, il fallut s’y reprendre à deux fois pour trancher la tête, tandis que d’autres affirment que le bourreau dut appuyer de tout son poids sur la lame qui avait à peine entamé le crâne – au lieu du cou – afin de détacher la tête…
Le prêtre présent raconta qu’ensuite « le plus jeune des gardes, qui semblait avoir dix-huit ans, saisit immédiatement la tête, et la montra à la populace en faisant le tour de l’échafaud ; il accompagna cette monstrueuse cérémonie des gestes les plus atroces et les plus indécents ».On notera avec inquiétude que l’idéologie républicaine, contre-nature et forgée dans le sang de très nombreux Français, connaît aujourd’hui un regain de popularité dans la « mouvance nationale », même si certaines structures comme le Renouveau français y ferraillent inlassablement contre la doctrine mortifère issue des Loges.
Ci-dessous, le beau testament de Louis XVI, rédigé le 25 décembre 1792, envoyé à la Commune de Paris le 21 janvier 1793 :
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Rouge Sang - In memoriam
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In Memoriam - Si tu y crois encore
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Un jour un texte ! Le soldat et sa famille par Benoist-Mechin (3)
« La civilisation française, héritière de la civilisation hellénique, a travaillé pendant des siècles pour former des hommes libres, c'est-à-dire pleinement responsables de leurs actes: la France refuse d'entrer dans le Paradis des Robots. » Georges Bernanos, La France contre les robots
Cette nouvelle rubrique a pour objet de proposer des textes pour aider tout un chacun à réfléchir sur des sujets précis et si possible, d'actualité, aujourd'hui, à l'heure où le pouvoir politique incapable de gouverner le pays, déclenche une guerre tous les 6 mois : le soldat et sa famille (19)
« Adieu, mes chéris… »
Lettre de Laurent Pateu, sous-lieutenant au 141èmerégiment d'infanterie, tombé au champ d'honneur, le 15 juin 1915, à Notre-Dame de Lorette.
Rouge-Croix (Pas-de-Calais), 4 novembre 1914.
Ma Femme bienaimée, mes Enfants chéris, si vous recevez cette lettre je ne serai plus ; mais je vous défends de pleurer. A cette époque où les enfants de la France versent leur sang, le mien n'est pas plus rouge que celui des autres. Vous supporterez d'autant mieux votre douleur que vous vous direz avec une inexprimable fierté que j'ai payé ma dette à la plus belle patrie du monde et que je suis mort pour elle.
Tu m'as souvent recommandé, ma femme adorée, d'avoir du courage. J'avais le mien propre et celui que tu m'as donné. Je te les adresse tous deux pour t'aider à supporter la douleur. Je t'ai toujours aimée, mon Angèle chérie, malgré mes quelques rares moments d'emportement ; je ne t'ai jamais oubliée, et j'aspirais, mon Dieu ! Avec quelle ardeur, au bonheur du retour. Je ne te laisse rien que mon souvenir et je partirai tranquille, car tu le garderas autant que la vie, je le sais. Nous nous aimions trop. Raidis-toi, ma petite femme, je te laisse nos enfants et c'est à eux que je m'adresse maintenant.
Mon petit Vonvon, tu as déjà onze ans et demi, tu es une grande fille, tu seras avant peu une petite femme. Tu te souviendras de moi mieux que le pauvre Dudu. Tu me connais, tu sais ce qui me plaît et ce qui me déplaît. Eh bien, dans tous les actes de ta vie, demande-toi bien avant d'agir ce que penserait le pérot s'il était là.
Aide la mérotte de toutes tes forces, aide-la dans les soins du ménage ; tu sais ce que je te reprochais bien doucement parfois ; corrige-toi, deviens une bonne petite femme de ménage et surtout, oh ! Surtout, mon petit Vonvon adorée, rappelle-toi combien je t'aimais et je t'en supplie, sois toujours honnête.
Et toi, mon petit Dudu, à tes deux ans et demi on perd vite le souvenir. Tu parles encore de moi parce que la mérotte et sœur t'en causent mais tu m'auras vite oublié. Pourtant, lorsque tu seras plus grand, tu te rendras compte que tu avais un pérot qui t'aimait, ainsi que ta sœur, de toute son âme, et que tu appelais en ton doux zézaiement pezot chéri. Apprends vite à lire pour déchiffrer toi-même ce que j'écris aujourd'hui. Sois d'abord un petit garçon bien sage, puis un élève studieux, apprends, apprends encore ; apprends toujours, tu n'en sauras jamais assez. Sois aussi un jeune homme modèle. Enfin et surtout, sois un homme. Si tu es un jour appelé à servir ta patrie, embrasse les tiens aussi ardemment que je vous ai embrassés, et pars sans regarder en arrière, en criant le long de la route : Vive la France !
Je m'arrête sans avoir dit tout ce dont mon cœur déborde, je vous aime tous trois, je vous aime, je vous aime et je vous embrasse mille et mille fois du fond du cœur qui ne bat pas plus vite au son de la mitraille, mais qui palpite à votre souvenir.
Adieu, mes chéris, toutes mes tendresses sont pour vous et pour la meilleure des mères que je n'oublie pas.
Vive la France !
Extraits de: "Ce qui demeure. Lettres de soldats tombés au champ d'honneur
(1914 – 1918)" (Éditions Albin Michel, 1942),
réédité aux Editions Bartillat en 2000 de Benoist-Mechin .
Lois Spalwer http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html