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Le FN prêt à diriger des départements avec l'UMP et le PS

Dans le cadre de majorités relatives, le Front national proposera de donner l'avantage à l'UMP ou au PS via une prise d'engagements sur plusieurs points relatifs aux compétences des conseils départementaux.

Dimanche soir, le député PS Olivier Dussopt ne se réjouissait pas trop vite de la victoire du candidat de son parti à la législative partielle du Doubs. Au Scan, il confiait sa crainte pour les élections départementales de mars prochain: «Je crains que des départements soient ingouvernables. Il pourrait y avoir, dans certains départements, sept ou huit cantons remportés par le FN et ainsi priver le PS ou l'UMP de majorité absolue pour gouverner». Le député de l'Ardèche décrit là le principe des majorités relatives où un parti arrive en tête mais est contraint de former des alliances pour ne pas être mis en minorité par l'opposition.

Yann Galut, son collègue du Cher partage la même analyse: «On va être confrontés à des seconds tours avec le FN. Après, certains vont devoir prendre leur responsabilité pour gouverner. Mon choix sera de ne pas mettre en difficulté le parti majoritaire mais je ne veux pas d'une gouvernance UMP-PS».

«Nous ferons cette proposition à tout le monde»

Au Front national, on se frotte déjà les mains. Si au niveau national ni l'UMP ni le PS ne souhaitent former d'alliance avec le FN pour dessiner une majorité solide, le parti de Marine Le Pen vient d'arrêter une stratégie pour tenter de convaincre les chefs de file locaux de ne pas suivre les consignes de Paris. «C'est très simple. Dans les départements où le FN pourra faire la bascule, pour le troisième tour (l'élection du président des conseils départementaux, ndlr), nous aurons plusieurs exigences que nous proposerons à tout le monde», confie au ScanFlorian Philippot, le vice-président du FN.

«Ce seront des exigences politiques, des arguments de bon sens, des choses relatives aux compétences des conseils départementaux, sur les questions sociales, les handicapés, les personnes âgées, la lutte contre le communautarisme dans la petite enfance, la sécurité des collèges avec la vidéo-surveillance», esquisse le député européen.

«Nous soutiendrons les personnes qui approuveront ces points sinon nous ne soutiendrons personne. Nous ferons cette proposition à tout le monde pour former une majorité», détaille-t-il. Toutefois, ce proche de Marine Le Pen dit s'attendre «à des petites combines» entre le PS et l'UMP pour former ensemble une majorité car, dit-il, «ils sont acculés».

Mais Florian Philippot assure que le FN a pour «objectif prioritaire de gagner le plus de cantons» avant d'imaginer d'être aux manettes des conseils départementaux. «On part de zéro (le FN n'a qu'un seul conseiller général, ndlr). Il faut être réaliste, ça serait la cerise sur le gâteau si on gagne un département».

À l'UMP, le député Hervé Mariton reconnaît que dans plusieurs départements, «le FN peut priver l'UMP d'un canton ou deux et donc de priver la droite de l'alternance» au profit du PS. L'ancien ministre plaide pour la reconnaissance dans son parti, «de la majorité relative» (ne pas empêcher le parti arrivé en tête de diriger le département). Mais le parlementaire reconnaît qu'il s'agit là d'une position «un peu plus forte que le ni-ni» qui a fait tant débat à l'UMP. «Ce débat, déjà acté lors des élections régionales de 1998, peut reprendre», avance-t-il.

Tristan Quinault Maupoil

source : lefigaro.fr :: lien

http://www.voxnr.com/cc/politique/EukFApAVppQppMAVAc.shtml

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