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La France ? Pour quoi faire ?

Mieux vaut prévenir d’entrée, les questions économiques occupent plus de la moitié du dernier Cri du chouan* de l’année. Encore !! Eh oui encore, est-ce ma faute si la politique a abdiqué en faveur de l’économie ?

Pourtant, même si les questions budgétaires, le PIB, les taux de ceci et de cela vous préoccupent, à juste titre, moins que la fin dernière, merci de consacrer quelques instants aux articles suivants, « La zone » et « La solution ».

Le premier analyse l’évolution économique des douze premiers États membres de l’Union économique et monétaire depuis la création de l’euro jusqu’à fin 2014. Trop de noms, trop de faits, trop de chiffres, sans doute ; mais il faut bien s’appuyer sur des éléments concrets pour prouver la supercherie du traité de Maastricht.

Le second relate comment les institutions monétaires européennes et la Commission de Bruxelles ont commencé à « reprendre les choses en main » à partir de 2011 pour aboutir à « la solution » dévoilée en octobre 2015 : regrouper dans une seule entité géopolitique, «  l’Euroland », les États de l’Union économique et monétaire où 339 millions d’individus évolueront dans une même société dont le « vivre ensemble » se résumera à vivre pour l’euro.

Qu’ils soient originaires de Bretagne, de Bavière, de Catalogne… les « Eurolandais » pourront s’installer, consommer et travailler partout dans cet espace doté d’un régime de protection sociale unique, d’un code du travail identique, d’une fiscalité unique… Bref un gouvernement unique assurera le pain et pour ce qui est du cirque il existe déjà.

Comme leurs voisins, les Français ont été habilement préparés à l’idée de vivre en Euroland ; les hommes politiques se sont progressivement défaussés de leurs responsabilités nationales sur la Commission de Bruxelles, le credo libéral leur a appris qu’il fallait être mobile dans le monde du travail, l’enseignement de l’Histoire a déserté l’Éducation Nationale et la religion a déserté l’espace public.

Alors au bout du compte, vivre en France ou en Euroland… ?

Plus besoin de débattre d’identité nationale, plus de devoir envers la patrie, plus besoin de transmettre le legs de l’Histoire puisque l’Histoire est finie.

En un mot « l’Eurolandais » sera une sorte d’individu hors sol, un peu à l’image des salades cultivées sur un substrat neutre arrosé d’une potion nourricière sous une lumière artificielle. L’État « eurolandais » fournit la potion et l’éclairage.

Dans ces conditions plus besoin de savoir ce qui reviendra à César et à Dieu puisque tout sera dû à César.

Or, sauf à renier notre royalisme, on ne peut accepter que la réponse du Christ, « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » soit amputée de sa dernière partie.

Car c’est bien en suivant l’intégralité de cette réponse que les rois de France ont régné et gouverné, en respectant la complémentarité des deux pouvoirs, temporel et spirituel. En dépit de bien des accrocs de part et d’autre, nos rois ont su maintenir l’équilibre entre ces deux pouvoirs de façon à ce que leur politique ne s’oppose pas à Dieu, fin dernière de leurs sujets.

Que certains prétendent que les Dix commandements et le Sermon sur la montagne ont été écrits de main d’homme ne change rien à la réalité : la civilisation européenne chrétienne est le fruit de la complémentarité du temporel avec le spirituel.

Il est entendu que nous n’accepterons jamais de tout rendre à César.

Pour l’affirmer publiquement, pourquoi ne pas se réunir et s’organiser afin de prendre part… je vous laisse découvrir la suite dans les lignes qui précèdent le dernier paragraphe de « La solution ».

N’oubliez pas que le temps joue contre nous car si l’élaboration des statuts de « l’Euroland » est prévue à partir de 2017, dès aujourd’hui la bête avance sournoisement ; par la charte européenne sur les langues régionales, par l’organisation des marchés transfrontaliers, par le mécanisme de supervision bancaire installé au sein de la BCE qui vise à supprimer les options nationales dans la régulation bancaire.

Pour l’heure, du fond du cœur je souhaite que dans la belle et sainte nuit qui approche, toutes nos familles soient en union de prières et d’Espérance.

Pierre Jeanthon

*Le cri du chouan est la lettre de liaison des adhérents de France Royaliste.

Abonnement annuel : 30 euros (6 numéros par an) à l’ordre de France Royaliste

Adresse : France Royaliste – 14690 Le Bô

http://www.vexilla-galliae.fr/actualites/social-et-economie/1709-la-france-pour-quoi-faire

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