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LR : « Ce parti est devenu une coquille vide en voie de calcification où les gens font semblant de s’écouter»

Les Républicains tenaient aujourd'hui leur Conseil National, qui comprend 2000 membres. Moins de la moitié (980) ont voté pour élire Luc Chatel face à Michèle Alliot-Marie. Mais avec seulement 55%. Plusieurs élus y ont vu un signe de la perte d’autorité de Sarkozy. Comme Philippe Gosselin :

 « Chatel aurait dû faire au moins deux tiers des voix ou les trois quarts. La volonté d’indépendance de Michèle Alliot-Marie a plu. Cela montre que Nicolas Sarkozy ne tient pas vraiment le parti ».

Ce devait être une journée de débats sur la ligne politique du parti. Ce fut une litanie de prises de parole. Nicolas Sarkozy a déploré :

« Un parti, ce n’est pas une succession de discours qu’on fait et après, on n’entend pas ce que vous dites ! ».

Le président des Républicains a annoncé qu’il présenterait dimanche un texte sur les orientations du parti pour 2017 qui l’ « engagera » et sera « soumis au vote des adhérents en avril ». Sauf que ses concurrents ne se sentent pas tenus pas ses initiatives. Alain Juppé juge que le projet sera d’abord celui du candidat choisi à la primaire. Idem pour Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno le Maire.

Sarkozy a annoncé sa volonté d’attribuer les investitures pour les législatives, en juin, soit avant la primaire. Là encore, Alain Juppé, François Fillon et Bruno Le Maire ne veulent pas en entendre parler.

François Fillon a déclaré à la tribune :

"C’est une bonne chose de débattre de la ligne politique, sous réserve de ne pas oublier qu’une ligne politique est le résultat d’un projet pour la France et pas une synthèse hollandienne".

Nadine Morano a reproché à Sarkozy d’avoir « eu tort de supprimer le ministère de l’immigration ». Hervé Mariton a lancé à propos de la loi Taubira : 

"Je veux l’abroger parce que je vais tenir la promesse que tu avais faite. » 

Edouard Philippe, proche du maire de Bordeaux, estime :

« Ce parti est devenu une coquille vide en voie de calcification où les gens font semblant de s’écouter, où il n’y a même pas la moitié des conseillers nationaux qui votent ».

Michel Janva

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