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LES SIGNES D’UN PROCHAIN KRACH

Marc Rousset

Même Le Figaro du mercredi 25 octobre commence à prendre peur ! Le Dow Jones s’envole, les signes de krach sont nombreux et ne peuvent être ignorés. Depuis l’élection de Trump en novembre 2016, le Dow Jones a augmenté de 28 %, le NASDAQ de 26 % ! Wall Street est parvenu à des sommets préoccupants tandis que Trump, qui ferait mieux de se taire, se vante, depuis son arrivée à la Maison-Blanche, d’un gonflement de la capitalisation boursière de 5.200 milliards de dollars.

Les valeurs du Standard & Poor’s 500 se payent aujourd’hui en moyenne près de 18 fois les bénéfices attendus pour 2018. Elles n’ont jamais été aussi chères depuis la bulle technologique des années 2000. Le ratio de Shiller, un multiple de résultats par rapport au prix de l’action corrigé du cycle économique, s’est hissé à 30, situation inédite depuis la crise de 1929 et la bulle Internet des années 2000. Les indicateurs capitalisation de Wall Street ramenés au produit intérieur brut américain, cher à Warren Buffet, tout comme la valeur des entreprises ramenée à leurs ventes, sont également très préoccupants et vont tous dans le même sens.

La moindre étincelle peut déclencher l’explosion, d’où les propos lénifiants et les ruses de Sioux de Janet Yellen. En cas de hausse des taux de la Réserve fédérale plus rapide que prévue, les liquidités qui se déversent depuis des années vers les banques et les marchés se tariraient ; les entreprises ne pourraient plus, comme aujourd’hui, avoir recours à la dette afin de racheter leurs propres titres et faire monter les cours.

Il n’est pas sûr, enfin, étant en conflit avec le Congrès, que Trump puisse réaliser effectivement ses promesses de diminution d’impôt pour les sociétés qui sont à l’origine du dernier emballement boursier. La hausse est très fragile, risquée, et Wall Street est un colosse aux pieds d’argile.
De plus, les médias ne parlent jamais d’un indicateur essentiel qui est le ratio Dow Jones/cours de l’once d’or. Le Dow Jones représente les actifs financiers tandis que l’or représente les actifs tangibles : immobilier, œuvres d’art, autres actifs réels. Ce ratio est passé, par exemple, entre 1966 et 1980, de 28 à 1.

Un cycle similaire a eu lieu dans les années 30. De 360 points en 1929, le Dow Jones a chuté jusqu’à 36 dans les années suivantes, perdant 90 % de sa valeur. En même temps, l’once d’or est passée de 24 à 34 dollars, si bien que le ratio Dow Jones/or est passé de 15 à pratiquement 1. Or, aujourd’hui, le Dow est à plus de 22.000 et l’once d’or à environ 1.300 dollars. Le ratio actuel Dow Jones/or de 17 est donc encore plus élevé que le ratio de 15 en 1929 ! S’il devait repasser à 1 comme dans les années 1930, bonjour les dégâts ! Ce ratio de 17 confirme, en fait, la sous-évaluation du prix de l’or manipulé par la Fed, les banques occidentales ainsi que la bulle des actions à Wall Street.

Les bulles ont la particularité de n’être visibles que lorsqu’elles éclatent. Il y a un peu plus de trente ans, le 19 octobre 1987, s’ouvrait la pire séance jamais connue par Wall Street. En ce « lundi noir », le Dow Jones dévissait de 22,6 %, pulvérisant les records de baisse enregistrés lors de la Grande Dépression de 1929.

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