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Pour l’instant, nous avons déclenché un cataclysme nocif et même létal en sur-réagissant à une épidémie aux contours normaux

Pour l’instant, nous avons déclenché un cataclysme nocif et même létal en sur-réagissant à une épidémie aux contours normaux

Nous avions relayé la vidéo de Jean-Dominique Michel, l’un des plus grands spécialistes mondiaux de santé, qui s’opposait au confinement. Suite aux critiques, il explique :

[…] La démarche scientifique - puisqu’il s’agit, sans la dénigrer ou la stigmatiser, de dépasser la réaction émotionnelle - vise à cerner les contours d’une problématique pour l’appréhender dans sa juste étendue.

On nous vend depuis des mois l’épidémie de Covid comme étant la pire catastrophe sanitaire de tous les temps : eh bien  non, ce n’est absolument pas le cas ! Les historiens de la médecine nous le rappellent, les philosophes nous le rappellent, les épidémiologistes sérieux nous le rappellent. Le Covid est pour l’instant (sous réserve de mauvaises surprise à venir) une épidémie d’une gravité comparable aux autres épidémies infectieuses respiratoires, ni plus ni moins. De l’ordre de l’épidémie d’influenza 2017, qui avait été plus forte que les autres années sans que personne ne s’en émeuve et sans que l’on terre la population entière chez elle.

Dire du Covid qu’il s’agit d’une gripette ou d’une grippe ne veut rien dire. Les infections banales sont les affections banales, l’influenza est l’influenza et le Covid est le Covid. Une maladie bien étrange puisqu’alors qu’elle conduit aux drames que l’on a évoqués chez des personnes présentant des facteurs de risque (et uniquement chez elles), les trois quarts des personnes infectées ne se rendent selon les données dont nous disposons même pas compte qu’elles l’ont contractée !

C’est dire s’il importe de tenir des propos mesurés et documentés pour ne pas continuer à communiquer n’importe quoi et générer une panique dans la population (et les mesures inadéquates prises) qui s’avéreront in fine bien plus problématiques et même potentiellement létales que l’épidémie elle-même !

Le Covid a des caractéristiques propres, assez saisissantes, qui le distingue. Il ne s’agit pas de nier ces caractéristiques, abondamment mises en avant, mais de situer certains paramètres en relation avec ceux d’autres infections respiratoires.

L’épidémie de Covid ne se distingue donc pour l’instant en rien des caractéristiques de l’influenza en termes d’ordre de grandeur. La contagiosité (le fameux Ro) est comparable, la dangerosité est comparable et la létalité est comparable.

La lectrice et le lecteur se souviendront comment on annonçait il n’y a pas si longtemps que “15% des personnes infectées se péjoraient en cas graves.” J’avais tout de suite dit que cela ne faisait aucun sens dès lors qu’il s’agissait d’une statistique se basant sur le nombre de cas détectés, alors qu’on était incapable de dépister de manière convenable ! Un adage que j’ai rappelé, bien connu des épidémiologistes, est que si vous ne dépistez que les morts, vous trouverez 100% de létalité. C’est en moins extrême le cas de figure dans lequel on était.

J’avais dès le 18 mars indiqué que le nombre de cas réels devait être 50 à 90 fois supérieur et  j’avais vu juste selon les meilleures évaluations faites depuis. Quand les deux tiers ou les trois quarts des personnes infectées ne s’en rendent même pas compte (!) et que vous ne testez que les personnes hospitalisées en urgence, vous n’avez juste aucune idée de l’ampleur du problème. Ce qui a permis ici à des personnes de bonne foi (comme le Pr Morel) d’indiquer que la mortalité en Suisse était de près de 5% des malades diagnostiqués, statistique ne voulant absolument rien dire dès lors que nous ne connaissions (et ne connaissons toujours) pas la proportion de personnes diagnostiquées au regard du nombre de personnes infectées !

Bien sûr, vous trouverez des épidémiologistes pour dire que les évaluations du Pr Ioannidis sont erronées - quand il s’agit de données médicales, je ne connais pas de meilleurs spécialiste au monde mais bien sûr il peut aussi se tromper, c’est le propre de la science. Un trouble règne aussi dû au décompte de mortalité : les mesures prises provoquent elles aussi une mortalité importante (par exemple de maladies non-soignées à cause du lock-down) que l’on attribue de façon commode au Covid. Les faits sont têtus : pour l’instant, nous avons déclenché un cataclysme nocif et même létal en sur-réagissant à une épidémie aux contours normaux.

Ce qui interroge doublement puisque la mortalité individuelle du Covid semble aussi due à une “tempête immunitaire” disproportionnée par rapport à la menace du virus. Les personnes décéderaient donc in fine de cette sur-réaction immunitaire. Comme il est apparu que les dégâts et même la mortalité globale soient eux aussi provoqués en majeure partie par notre sur-réaction. C’est à ce stade une hypothèse forte en tout cas.

https://www.lesalonbeige.fr/pour-linstant-nous-avons-declenche-un-cataclysme-nocif-et-meme-letal-en-sur-reagissant-a-une-epidemie-aux-contours-normaux/

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