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Pendant le mandat d’E. Macron, 2 millions d’immigrés supplémentaires se sont installés en France (sans compter les naissances) 1/2

Le ministère de l’intérieur vient de rendre publics les chiffres 2021 de l’immigration. Après un freinage en 2020 dû au Covid, tous les chiffres rendant compte des différentes sources d’immigration sont repartis à la hausse. Ces données permettent de faire un bilan du mandat d’E. Macron concernant l’immigration.

  • L’immigration légale a encore augmenté : 255.000 par an en moyenne. Davantage encore que sous Hollande et Sarkozy

Pendant le mandat d’E. Macron, l’immigration légale a encore augmenté. Les titres de séjours délivrés aux immigrés venant s’installer légalement en France ont été de 247.000 en 2017, 258.000 en 2018, 277.000 en 2019. Le nombre en 2020, a baissé du fait du Covid : 222.000. L’augmentation a repris dès la crise passée : 271.000 pour 2021.

La moyenne des installations légales sous Macron s’établit donc à 255.000 par an en moyenne, malgré le freinage dû au Covid. Davantage que sous Hollande (222.000). Qui faisait lui-même un meilleur score que Sarkozy (191.000). Lequel Sarkozy obtenait un meilleur total que Chirac (184.000), qui enfonçait déjà les chiffres de Jospin (152.000). Quinquennat après quinquennat, l’immigration s’est transformée en invasion (voir cette chronique).

A ce rythme de 255.000 par an en moyenne, ce sont au total 1,3 million d’immigrés qui se sont installés légalement en France métropolitaine pendant le mandat d’E. Macron (pour motif familial, pour faire des études, parce qu’ils ont obtenu l’asile ou pour occuper un emploi).

Pour minimiser l’impact de ce total, les autorités prétendent que beaucoup repartent dans leur pays. Cette affirmation ne repose sur aucun chiffre : il n’existe pas en effet en France d’enregistrement ni de comptabilisation des sorties du territoire. La réalité est inverse : les immigrés ne repartent pas. Les immigrés sont venus en France pour rejoindre leur famille ou leur diaspora, pour y bénéficier d’un logement et de prestations sociales, pour tenter d’y acquérir la nationalité française, le cas échéant pour y travailler. Il n’y aucune raison pour qu’ils en repartent. Et ce d’autant que certaines prestations et avantages (logement, naturalisation) sont attribués à ceux qui résident depuis une durée suffisante.

Précisons également que, la population originaire de l’immigration étant une population très jeune, le nombre des décès intervenant dans la population immigrée ne modifie pas les ordres de grandeurs des flux d’immigration.

Pour minimiser ces chiffres, les autorités mettent en avant le solde migratoire calculé par l’INSEE qui fait apparaître un nombre très inférieur à celui des titres de séjour (56.000 pour 2020). Mais ce solde migratoire en dépit de son appellation ne mesure nullement l’immigration. Il estime, en se fondant sur les naissances et les recensements, les départs et les installations sur le territoire, sans tenir compte de la nationalité. Par exemple si 100 Français partent s’installer à Londres et que 100 Africains s’installent en France, le solde migratoire est de zéro.

  • Les demandes d’asile ont continué à augmenter : plus de 100.000 par an. Les trois-quarts sont déboutés mais ne sont pas expulsés

Le nombre des demandeurs d’asile a explosé à partir de 2015, avec l’accueil des réfugiés fuyant la Syrie. Sous le mandat de Macron, les arrivées de demandeurs d’asile se sont encore accrues. 93.000 en 2017 ; 126.000 en 2018 ; 138.000 en 2019 ; chiffre jamais atteint jusque-là ; 81.000 en 2020, du fait du Covid ; 104.000 en 2021. Soit 108.000 en moyenne par an sur cette période de 5 ans.

 Les demandeurs d’asile sont des personnes se présentant à la frontière et y demandant l’asile. Elles sont très généralement autorisées à entrer. Elles reçoivent un titre de séjour provisoire, une aide financière et une solution de logement, en attendant que leur demande soit instruite (la durée d’instruction est de 1 à 2 ans).

Seuls un tiers reçoivent l’asile au terme de l’instruction de leur dossier (35.000 en 2021) 70 % sont déboutés parce que le pays dont ils proviennent est considéré comme sûr. Sur les 108.000 demandeurs d’asile arrivés chaque année en France entre 2017 et 2021, environ 75.000 demandeurs par an sont donc déboutés.

La quasi-totalité des déboutés ne sont pas en pratique expulsés et se maintiennent irrégulièrement sur le territoire. Alors qu’il avait été conçu pour accueillir quelques exilés « défenseurs de la liberté », le droit d’asile a été complétement dévoyé : il est devenu une voie d’immigration à part entière, l’une des principales (voir cette chronique).

Non seulement la France laisse entrer des centaines de milliers de demandeurs d’asile qui se présentent à ses frontières mais elle prend l’initiative d’aller en chercher d’autres dans différents pays en crise ou en guerre. E. Macron a été particulièrement actif dans ce registre (voir iciiciiciiciici et ici).

  • L’immigration irrégulière est restée à un niveau élevé : au moins 150.000 par an

L’immigration irrégulière est constituée de plusieurs sources. La première est celle des demandeurs d’asile déboutés, qui en pratique se maintiennent sur le territoire, comme on vient de le voir, soit environ 75.000 par an.

Une autre partie des irréguliers sont des personnes entrées de façon régulière avec un visa de court séjour, qui leur a été délivré pour visiter leur famille par exemple, et qui « oublient » de quitter le territoire à l’expiration de leur visa.

Une autre source d’immigration irrégulière est l’arrivée de mineurs non accompagnés (MNA) par un adulte. Une proportion importante de ces mineurs sont probablement en réalité des majeurs, mais leur qualité de mineurs n’est dans la pratique jamais vérifiée. De même il est probable que ces MNA, loin d’être isolés, sont en réalité missionnés par leur communauté pour venir en France en profitant de la législation protectrice. La loi en effet interdit l’expulsion de ces mineurs. Environ 17.000 MNA par an sont entrés en France en 2017, 2018 et 2019 ; 9500 en 2020 du fait du Covid. Le chiffre 2021 n’a pas encore été rendu public.

Parmi les immigrés irréguliers on compte aussi les immigrés entrés en Europe par un autre pays que la France, ayant présenté une demande d’asile dans cet autre pays et ayant à ce titre obtenu un titre de séjour. Une partie de ces personnes se retrouvent en France, où leur titre de séjour obtenu à l’étranger les autorise à entrer.

Au total on peut estimer les flux annuels d’immigration irrégulière à au moins 150.000 par an.

À suivre

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