
Un million d’euros. Voilà ce que ça coûte, visiblement, de donner des leçons de morale fiscale en France.
Le reste, c’est presque du décor.
La CGT, habituée à pointer du doigt les “fraudeurs”, les “patrons voyous”, les “optimisateurs sans scrupules”, se retrouve aujourd’hui rattrapée par le fisc pour une affaire de TVA. Entre 2021 et 2023. Plus d’un million d’euros de redressement. Le chiffre est là, froid, net, incontestable. Pas une rumeur, pas une exagération. Une réalité comptable, sèche, sans émotion.
Et quelque part, tôt le matin, dans un bistrot qui sent le café serré et le bois ancien, un petit patron lit ça. Le genre de lieu où les conversations sont brèves, les regards lourds et les gestes mécaniques. Il pose sa tasse. Il relit. Il fronce légèrement les sourcils, puis il esquisse un sourire.

