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JO 2024 : Comme le craint Sardou, risquons-nous de « passer pour des cons dans le monde entier ? »

Dans un entretien accordé à nos confrères du Parisien, le 13 mars 2024, le célèbre chanteur a confié ses craintes sur les Jeux olympiques. Inquiétude justifiée ?

Une peur que partagent de nombreux Français… Selon un sondage Odoxa pour Winamax en date du 7 janvier 2024, 65 % d’entre eux s’inquiètent pour la sécurité de l’événement, quand 74 % craignent des problèmes dans les transports. Cette inquiétude est peut-être aussi partagée à l’étranger. Depuis au moins deux ans et la catastrophique finale de la Ligue des Champions organisée au Stade de France le 28 mai 2022, les événements sportifs organisés en France ne manquent pas d’inquiéter, comme ce fut également le cas de la Coupe du monde de rugby à l’automne 2023. Qu’en est-il de la menace terroriste ? Un expert en sécurité contacté par BV mais souhaitant rester anonyme nous a confié la chose suivante : « Nous serons ni plus ni moins en insécurité lors des JO que nous le sommes actuellement. Nous le serons donc beaucoup. Les JO offrent en revanche un tremplin médiatique phénoménal. Malgré tout, j’ai plus peur pour notre réputation des agressions du quotidien que du risque terroriste ou encore de cyberattaques, sans nier ces réelles menaces. »

Des joueurs obligés de barricader leur porte !

Le pays est-il prêt à garantir la sécurité des athlètes ? Pour l’instant, la démonstration laisse à désirer. Prenons le récent exemple des mésaventures de la délégation taïwanaise de badminton. À l’occasion des Internationaux de France de badminton qui se tenaient à l’Adidas Arena de Paris, la Fédération a décidé de loger ses athlètes dans un hôtel situé non loin, porte de Montmartre, dans le nord de la ville. Le 4 mars dernier, la vice-championne olympique, et favorite au sacre cet été, partageait une story sur son compte Instagram, ses craintes et son ressenti sur l’insécurité qui gangrène la capitale : « Quelqu’un a ouvert la porte de ma chambre au milieu de la nuit et a tenté de s’y introduire », a-t-elle notamment déclaré. La jeune championne a eu l’heureux réflexe de se barricader avec tout ce qui lui est tombé sous la main. Elle a poursuivi, ajoutant que « ce quartier semble un peu dangereux ».

Tai Tzu Ying n’est pas la seule sportive de la délégation taïwanaise à avoir eu des problèmes. Le joueur Yang Po Han a, quant à lui, dû bloquer sa porte avec des raquettes à neige… Flegmatique, il a décrit la situation comme « légèrement inquiétante ». Pour couronner le tout, une valise a été volée au coach de la délégation dès son arrivée à l’hôtel. La police a été saisie et la mairie de l’arrondissement s’est fendue d’une déclaration lunaire à nos confrères du Parisien, arguant que ces événements « n’ont aucun lien avec l’Adidas Arena et la porte de la Chapelle ». Ce à quoi elle a ajouté : « Nous avons échangé avec la direction de l’établissement, c’est la première fois qu’on nous remonte des faits d’intrusion. » Pas sûr que cela rassure les touristes qui auront vent de l’affaire…

L’impact des JO sur le pays

Si l’insécurité a baissé en 2023, à Paris, en comparaison de l’année précédente, la ville reste l’une des plus dangereuses de France. La France étant le pays le plus visité du monde, une diminution du nombre de touristes étrangers consécutive à un potentiel fiasco des JO aurait nécessairement un impact sur celle-ci. D’autant que les Jeux eux-mêmes sont bien souvent des gouffres financiers pour les villes qui les accueillent, comme l’a montré le maître de conférences Patrice Bouvet dans son étude « Les retombées des événements sportifs sont-elles celles que l’on croit ? » On risque effectivement bien de « passer pour des cons » et de se ruiner par la même occasion. Ambiance…

https://www.bvoltaire.fr/jo-2024-comme-le-craint-sardou-risquons-nous-de-passer-pour-des-cons-dans-le-monde-entier/

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