Nouvel épisode inquiétant dans les établissements scolaires français, cette fois à Nantes, au collège et lycée La Colinière, où une enseignante a été prise à partie et filmée à son insu après avoir rappelé un principe pourtant inscrit dans la loi : l’interdiction du port de signes religieux ostensibles dans l’enceinte scolaire.
Une simple application de la loi… qui déclenche l’intimidation
Les faits se sont déroulés le jeudi 27 mars. En fin d’après-midi, une professeure rappelle à une élève voilée que tant qu’elle n’a pas franchi les grilles de l’établissement, le port du voile reste interdit, conformément à la loi du 15 mars 2004. L’élève s’exécute, sans protester.
Mais quelques minutes plus tard, plusieurs collégiens viennent faire pression sur l’enseignante, contestant son rappel à la loi. L’un d’eux dégaine son téléphone, filme la scène, puis diffuse la vidéo sur les réseaux sociaux, dans ce qui ressemble à une tentative de mise au pilori numérique de l’enseignante.
La prof, filmée sans son consentement, a depuis porté plainte. Le collégien responsable a été sanctionné disciplinairement, mais aucune réponse pénale n’a encore été rendue.
Silence de l’institution, solitude des professeurs
Alors que les faits ont provoqué un fort malaise dans l’établissement, la direction de l’université se veut rassurante, évoquant un « suivi de la situation par les autorités académiques ». Mais une fois de plus, ce sont des mots, pas des actes. L’enseignante a repris son poste dès le lendemain, sans protection spécifique, sans soutien public fort, et surtout, sans condamnation claire de l’intimidation subie, pourtant contraire à tous les principes de liberté pédagogique et de laïcité.
En refusant de porter plainte elle-même, préférant que ce soit l’institution qui prenne ses responsabilités, l’enseignante a, malgré elle, mis en lumière l’inaction chronique de l’Éducation nationale lorsqu’un professeur se retrouve seul face à la pression islamiste ou militante.
Cet incident à Nantes n’est pas isolé. Il s’inscrit dans une tendance lourde d’abandon progressif du corps enseignant par l’État face aux dérives communautaristes et à l’extrême gauche militante. De Samuel Paty, assassiné pour avoir simplement mené un cours sur la liberté d’expression, à Fabrice Balanche, maître de conférences à Lyon 2, harcelé pour avoir dénoncé des dérives islamogauchistes sur un plateau télé, les exemples ne manquent pas. Dans tous ces cas, les enseignants sont isolés, les autorités sont muettes, et les agresseurs rarement inquiétés sérieusement.
On préfère souvent blâmer le professeur trop zélé, ou minimiser les faits pour éviter des vagues médiatiques, plutôt que d’assumer un combat politique et judiciaire clair contre ceux qui veulent faire reculer nos valeurs au sein même de l’école.
Le paradoxe est frappant : jamais l’État n’a été aussi intrusif dans la vie quotidienne des citoyens, jamais la machine administrative n’a été aussi tatillonne, aussi normative, aussi coûteuse. Pourtant, sur ses missions fondamentales — sécurité, justice, instruction — il recule. Là où l’on attendait fermeté et cohérence, on assiste à la passivité, au désengagement, voire à la lâcheté.
Crédit photo : Pixabay (cc)
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