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A 15 % il se passe quoi ?

Macron soutenu par seulement 15% des citoyens. À quel niveau faut-il qu’il arrive pour que nos parlementaires s’interrogent sur sa légitimité à rester à la tête de l’État ? On va nous rétorquer qu’on ne gouverne pas avec des sondages, certes, mais peut-on se voiler la face à ce point et faire comme si cette photographie de l’opinion publique ne comptait pas ? On le pourrait si derrière ce sondage n’était révélé quelque chose de plus inquiétant. 15% c’est peu mais ce qui est plus grave c’est que la part des très mécontents est très majoritaire et que 80% souhaitent son départ. La côte de désamour a basculé, l’homme est détesté… c’est là une première, car lorsque Hollande atteignait 12% il n’avait pas à faire à cette haine qui ne se cache presque plus à l’encontre du personnage Macron. Peut-on espérer que l’homme change ? Non, sa structure mentale est faite ainsi, jamais il ne se remettra en question parce qu’il n’a jamais demandé pardon, ne s’est jamais excusé, pour ses infamies et il y en a eu, il est certain d’être toujours dans le vrai, auto centré, il ne fait jamais d’erreur, ce sont les autres le problème, pas lui.

Que penser d’une démocratie qui n’a pas les moyens de chasser du pouvoir un individu autant abhorré ? Pas grand-chose hélas, il n’a plus de légitimité, cette dernière ne lui est assurée que par deux entités distinctes : Premièrement, les forces de l’ordre, qui restent arc-boutées sur le seul principe du : « on obéit aux ordres »… l’histoire a pu nous révéler tous les dangers et l’absurdité d’une telle posture. Deuxièmement les parlementaires. Si les premiers obéissent, que dire des seconds ? Ils n’ont pourtant pas cette obligation professionnelle ? Ils devraient, au moins les députés, écouter le peuple puisqu’il parait qu’ils en sont les représentants. Mais non, ils ne font rien, ils n’essayent même pas. Il faut dire que l’article 68, concernant la destitution est un petit chef d’œuvre de rouerie constitutionnelle. Sa seule fonction, faire croire qu’un président peut être débarqué, tout en sachant que techniquement c’est presque impossible. Du grand art que cette constitution, qui à son écriture, faisait plus confiance à l’honneur des hommes qu’à la mise en place d’une procédure plus aisée et souple pour sortir du pouvoir un président indélicat. Là, l’esprit du texte prévoit la destitution, la pratique l’interdit, d’autant que cette initiative n’est autorisée que par les seuls parlementaires. Que font-ils des 80% qui veulent le départ de Macron, à part se servir de ce chiffre pour lui demander de démissionner, ce qu’il ne fera pas bien entendu ?

Rien, ils ignorent superbement ce mouvement d’opinion, le balayent d’un revers de main, il n’est qu’agitation secondaire, la soupe doit continuer à brûler dans la même marmite un point c’est tout. Ils ne veulent pas s’attirer les foudres d’une presse aux ordres, ni même des derniers représentants de la macronie, qui ne manqueraient pas de crier au crime de lèse-majesté, voyant dans la future destitution un coup d’État quand il ne serait que l’application de la constitution. Pour eux il y a des articles qui relèvent de la prise illégale de pouvoir et d’autres qui sont le reflet d’une démocratie autoritaire, ils n’en sont plus à une contradiction près, chère à leur cœur, comme le 49.3 par exemple. On leur a répété que destituer Macron c’était mal, ils le pensent. On pourrait aussi imaginer qu’ils demandent un référendum sur le sujet ? Aucune chance d’aboutir, le gouvernement des juges veille au grain, entendez le Conseil constitutionnel, qui décide de ce que la loi peut contenir en lieu et place du parlement. Il n’est plus cette gomme qui effaçait les traits contraires à la constitution, il est bien le crayon qui écrit la loi, ou dicte l’esprit qu’elle doit avoir pour plaire à ces sages qui ne le sont plus. Il interdirait un tel référendum, laissant au peuple le choix de subir ou de se révolter. Terrible option volontairement extrême pour persifler et poursuivre dans l’autoritarisme d’un pouvoir intouchable, ou d’affronter un peuple poussé à bout, en espérant secrètement qu’il soit une fois de plus écrasé, par les Forces de l’ordre dont nous parlions, arc boutées sur la nécessité d’obéir, le tout sous couvert d’une protection des institutions.

La seule solution est bien de le sortir par la voie légale, mais pour cela, non seulement il faudrait que les députés écoutent les électeurs, mais que les sénateurs le fassent aussi. Or eux n’y sont pas tenus, ils ne sont pas élus au suffrage universel. Les barons de la politique n’ont que faire d’un peuple qui s’agite et réclame le départ de Macron, ils sont hors du temps, ne naviguent que pour eux-mêmes et leurs privilèges. Penser qu’ils pourraient tout risquer pour le salut de notre pays est une utopie. Macron aura eu le mérite de dévoiler tous les travers de cette république que l’on croyait sûre et juste. Il ne reste plus qu’à trouver un homme ou une femme qui osera proposer les réformes institutionnelles telles, par exemple, celles que nous les avons listés au RPF. Réforme du Conseil Constitutionnel, suppression de l’article 49.3, de l’article 16, du Conseil d’Etat et de la double juridiction. Réforme du mode de scrutin aux législatives, des 500 signatures pour se présenter à l’élection présidentielle, création du référendum d’initiative populaire, aussi bien pour modifier que pour créer ou récuser un élu, etc. Pour cela il ne faudra pas avoir peur de s’attirer les quolibets des tenants de l’immobilisme, gage pour eux de la stabilité de leurs trains de vie, mais aussi la désapprobation des pseudo-humanistes, plus prompts à choyer l’arrivant que le citoyen d’ici. Mais Qui aura le cran d’affronter à la fois les profiteurs du système et les directeurs de consciences ?

https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com/2025/09/08/a-15-il-se-passe-quoi/

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