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États-Unis : le meurtre d’une Ukrainienne passé sous silence par les médias de gauche

Licence Creative Commons
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L'horreur absolue. Le 22 août 2025, Iryna Zarutska, une Ukrainienne de 23 ans, a été tuée à bord d’un train à Charlotte, en Caroline du Nord. Réfugiée aux États-Unis depuis 2022 pour fuir la guerre, la jeune femme a été poignardée sans raison apparente par DeCarlos Brown Jr., un sans-abri multirécidiviste. Les images de vidéosurveillance, diffusées par l’opérateur des transports, montrent une attaque d’une violence inouïe : absorbée par son téléphone, Iryna reçoit plusieurs coups de couteau au cou, sous les yeux de passagers. Ce crime, d’une brutalité rare, a suscité une onde de choc locale, mais aussi une vive controverse : des voix conservatrices accusent les grands médias nationaux, à tendance libérale, d’avoir relégué l’affaire au second plan en raison du profil de l’agresseur.

Un drame brutal et un accusé au lourd passé

Iryna Zarutska, originaire de Kharkiv, incarnait l’espoir d’une nouvelle vie. Étudiante en anglais, elle rêvait de devenir aide-vétérinaire et travaillait dans une pizzeria locale, où elle était décrite comme une employée modèle. Ce jour-là, rien ne laissait présager l’horreur. Selon les images de surveillance, DeCarlos Brown Jr., 34 ans, assis derrière la victime, s’approche d’elle sans un mot tout en sortant une lame, donne plusieurs coups violents, puis quitte le wagon dans l'indifférence générale, son sweat maculé de sang. Arrêté peu après, il est inculpé pour meurtre au premier degré. Son casier judiciaire, long comme le bras, révèle quatorze arrestations depuis 2011, dont un vol à main armée ayant conduit à cinq ans de prison. En janvier 2025, l’individu avait même alerté la police, prétendant être sous l’emprise d’un « matériau artificiel » coincé à l’intérieur de son corps qui contrôlait ses moindres faits et gestes. 

Alors que les médias locaux, comme WSOC TV, ont couvert l’événement, les grands titres nationaux – CNN, le New York Times ou encore Reuters – sont restés étrangement discrets. Largement relayée sur X, la couverture médiatique de ce drame a suscité de nombreuses indignations, du côté de la droite américaine. En tête de cortège, Elon Musk, qui qualifie le New York Times de « pur mensonge », faisant référence au faible écho donné à l’affaire par la presse mainstream« Le silence est assourdissant », a-t-il encore ajouté, pointant du doigt un biais idéologique. Du côté de Washington, Donald Trump a promis d’agir, déclarant, sur Fox News, que « ce crime ne restera[it] pas impuni » et qu’il serait briefé personnellement sur l’affaire.

Une polémique qui cristallise les tensions

Dressant un parallèle avec l’affaire George Floyd, l’éditorialiste conservatrice Liz Wheeler, relayée par Elon Musk, remarque que « George Floyd [a été cité] 5.897 fois » contre « 0 fois » pour le meurtre de la jeune Iryna par le New York Times. Ce silence, perçu comme sélectif, a enflammé les réseaux sociaux et les cercles conservateurs. 

Elon Musk et d’autres voix influentes ont accusé les médias libéraux de minimiser l’affaire pour ne pas écorner l’image des politiques démocrates - la Caroline du Nord et la ville de Charlotte étant toutes deux administrées par des démocrates -, souvent critiquées sur la gestion des sans-abri et la sécurité publique. Du côté des médias conservateurs, le constat est tout aussi sévère. Le New York Post a parlé d’un « silence assourdissant », arrivant à la même conclusion que beaucoup d’observateurs : le profil racial de l’agresseur, un homme noir multirécidiviste, et celui de la victime, une jeune femme blanche, pourraient expliquer cette retenue.

Julien Tellier

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