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Pourquoi Trump est allé kidnapper Maduro

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C’est pour un donnant, donnant avec la Chine. Les USA ont une dette publique de 30 000 milliards. Les Chinois, principaux détenteurs de cette dette publique ont décidé de ne plus acheter de bons du trésor américain. La Chine est la principale acheteuse et investisseur dans le pétrole vénézuélien, en absorbant 80% des exportations[i] en échange de prêts. Donc, comme les U.S. vont contrôler le robinet du plus grand gisement pétrolier mondial, et ainsi, pouvoir couper l’alimentation de l’or noir nécessaire à l’économie chinoise ; florissante, qui peut, elle, investir dans des bons du trésor américains ou non, bons qui soutiennent la fuite en avant de l’économie locale… De plus, Maduro fait payer les exportations vénézuéliennes en yuans, ou en d’autres devises que le dollar. Il est intelligent de noter qu’à chaque fois qu’un leader du monde du pétrole, tel un Kadhafi, ou un Saddam Hussein a voulu éliminer la monnaie américaine des transactions, on sait ce qu’il est advenu de ces fortes têtes. L’art de la géopolitique est de commettre des actions de façade qui font le Buzz et occupent les masses, avec cependant, toujours derrière un tas de tractations basées sur le donnant, donnant plus ou moins équilibré.

Trump est en train de se mettre tout le monde à dos. Et comme c’est un sanguin foutraque, il en remet deux couches. Cet homme est dangereux, imprévisible ! En 1er lieu, parlons de ses deux proches voisins. Parlons du Canada qui est vent debout depuis l’annonce que le pays devrait être le 51e état de l’Union. Il paraît étrange qu’un soi-disant anti-interventionniste de sa trempe reprenne les vieux refrains de l’impérialisme américain des siècles derniers et nous serve du réchauffé expansionniste sauce Theodore Roosevelt, William McKinley et James Polk.[ii] Parlons du Mexique : suite à l’explosion des taxes entre Mexico et Washington,[iii] et la pression mise à la frontière, pour la 1re fois la présidente mexicaine a répondu du tac au tac : une réponse aux politiques migratoires de Trump qui riposte aux restrictions américaines en compliquant l'accès des Américains au territoire mexicain. C’est une arme économique silencieuse, car des millions de Nord-Américains vivent, travaillent ou ont des investissements au Mexique. Il y a une restriction des visas qui frappe directement leur mobilité et leurs intérêts. Il y a une pression sur le tourisme, car le Mexique est la première destination touristique américaine. Ce n’est pas fini : depuis sa réélection, ses propositions par médias sociaux interposés sur une éventuelle annexion du canal de Panama et du Groenland font beaucoup jaser et interpellent. Pour dire, que ce soit au nord ou au sud du territoire de l’Union, ce n’est pas un doux fleuve tranquille.

Gaza et l’Ukraine. Concernant la bande de Gaza et les annonces d’un Donald[iv] qui voudrait transformer cette bande de terre en un Vegas, Trump-land, a totalement décrédibilisé son image bien fabriquée d’ « homme de paix ». Il a même proposé de vouloir confier le contrôle administratif de la bande aux États-Unis. Copain de Netanyahou, qu’il invite à la maison blanche ou pour se faire applaudir devant les membres du congrès, en se contrefichant du mandat d’arrêt de la cour internationale de justice. Car son administration n’a jamais signé ce traité. L’envoi à Israël d’armes, de munitions et de fonds ne s’est jamais tari depuis le début du génocide en Palestine. Il est probant que ce qui se passe en Palestine et au Liban est le cadet de ses soucis, d’autant que chez lui at home, il a l’hyper puissant AIPAC sur le dos et les 10 millions d’évangélistes supporters du sionisme pur et dur.[v] Selon sa position, il faut qu’Israël « nettoie » le terrain, puis en bon ex-agent immobilier, en avant ! la reconstruction… Ukraine : là, c’est plus corsé, car en face, il y a Poutine qui sait ce qu’il veut et sait jouer aux « mind’s games ». Avouons que se positionner en « homme de paix », celui qui en trois mois fera cesser le massacre est fort de café, car, qui a vraiment commencé le bazar ? Les U.S ! D’abord sous George H.W Bush en 1991 et sa rencontre avec Gorbatchev et la promesse que l’OTAN restait à ses frontières. Puis les autres présidents qui ont suivi, en jouant un double jeu, par l’installation de bases de la CIA et de laboratoires de l’armée, et en faisant entrer les nouveaux pays de l’est qui rejoignaient l'Union européenne. Si bien qu’en 2014, à Kiev, Victoria Nuland une diplomate U.S, organisa le coup d’état afin de mettre dehors le président ukrainien élu et pro-russe, pour le remplacer par un personnage à leur main, pro-européen. La présence de Trump durant sa 1re présidence (2016-2021) avec l’Ukraine fut qu’il mit la pression sur le président ukrainien Volodymyr Zelensky,[vi] en juillet 2019 en demandant d'enquêter sur Hunter Biden et sur Joe Biden son adversaire politique à l'élection présidentielle de 2020. Puis arriva le sacre du second mandat en 2022 et cette promesse de paix en trois mois…

Un homme à la croisée de tous les chemins. Personnellement, je n’échangerai pas ma place à la sienne, car, se garer de la Chine avec les problèmes avec Taiwan, de l’Inde avec ses achats de pétrole russe revendu à l’Europe, de la Russie, là, c’est le gros morceau, plus, vouloir s’accaparer du Groenland Danois, renverser les « dictatures » à Cuba et en Colombie, mettre sous l’éteignoir le Canada et le Mexique, s’accaparer du canal de Panama… What else ? Pressurer les 27 de l’Europe pour qu’ils payent la facture de la guerre en Ukraine et en même temps faire le ménage dans les pays du golf, particulièrement en Israël… Et bien, on peut affirmer que Trump est un homme occupé ! 

Presque 80 ans, bons pieds, mauvais œil. En se référant aux spécialistes en psycho, leur verdict est : « Nous, spécialistes de la santé mentale, croyons que Donald Trump est atteint d’un trouble de la santé mentale qui le rend psychologiquement inapte à exercer ses devoirs de président des Etats-Unis. »[vii] Je ne vais pas les contredire, car, d’autres considèrent qu’il est atteint d’un « narcissisme malfaisant ». Voilà avec qui nous débutons cette année 2026 : un type vieillissant, un peu dingue qui met ses gros panards un peu partout sur la planète ; cependant, en y pensant bien, a-t-il le choix, dans un pays en faillite, dont la population souffre énormément ; des chiffres donnent 73 millions d'U.S. Citizens qui vivraient dans des taudis, des voitures et des vans alors qu’ils travaillent et paient des impôts. Parallèlement le clan des milliardaires, millionnaires se portent bien, et comme Trump président est l’un d’eux, alors comme on dit « entre amis, points de cérémonie ».

Bonne année tout de même. (Ce billet aurait pu faire 20 pages tellement il y avait à développer, donc, c’est livrer en vrac, à vous d’aller plus loin.)

Georges ZETER/janvier 2026

Vidéo : CHOC : Le Mexique BLOQUE les Visas US — Washington Sous Pression Totale

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