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Face à l’immigration et l’insécurité, ces serviteurs de l’État lanceurs d’alerte

© Jean Bexon
© Jean Bexon
Un préfet qui « légitime » le lien entre immigration et délinquance : il n’en fallait pas plus pour hérisser le poil d’une partie de la gauche. Ce vendredi 23 janvier, Étienne Guyot, préfet de la Gironde, adressait ses vœux à la presse. L’occasion, pour le haut-fonctionnaire, de dresser le bilan de l’année écoulée. Outre l’augmentation des notifications d’obligation de quitter le territoire français (OQTF) et des éloignements réalisés par sa préfecture, l’homme a fini par rappeler un constat sans appel : « 49 % des auteurs de la délinquance sur la voie publique sont des étrangers ». Et ce, alors qu’ils ne représentent que 8 % de la population présente sur le sol français. En rendant publique cette statistique, Étienne Guyot ose dire tout haut ce que beaucoup taisent ou veulent cacher. Forcément, une certaine presse de gauche est immédiatement montée au créneau pour accuser le serviteur de l’État de « légitim[er] en partie le discours de l’extrême droite associant délinquance et immigration ».

Dénoncer au risque de sa carrière

Étienne Guyot, pourtant décrit comme un « préfet modéré », n’est pas le premier à sortir de sa réserve pour dénoncer haut et fort l’insécurité en France et les risques d’une immigration incontrôlée. Hugues Moutouh, à l’époque préfet de l’Hérault, n’avait ainsi pas hésité à rappeler à l’ordre les parents des émeutiers, suite à la mort de Nahel. Il déclarait par exemple, au micro de France Bleu : « Si demain vous attrapez votre gamin qui descend dans la rue pour brûler des véhicules de police […] ou aller caillasser des pompiers ou piller des magasins, la méthode, c'est quoi ? C'est deux claques et au lit. » Une sortie qui lui avait valu une pluie de critiques et de commentaires indignés de la part de la gauche et de l’extrême gauche. Hugues Moutouh n’en était alors pas à sa première déclaration franche. En novembre 2022, sur le thème de l’immigration, il avait ainsi osé affirmer qu’« une part importante de la délinquance est le fait d’étrangers, notamment en situation irrégulière ». Une déclaration illustrée par de nombreuses statistiques… La même année, Mediapart épinglait ce même préfet qui avait osé dire que les « SDF étrangers », notamment algériens et marocains, largement surreprésentés dans les arrestations pour faits de délinquance à Montpellier en août 2022, n’étaient « pas les bienvenus ».

Du côté des élus de la République, plusieurs maires ont également fait preuve de panache, au risque souvent de perdre leur mandat. On se souvient ainsi de Robert Ménard qui, par cohérence dans son combat contre une immigration incontrôlée, avait assumé de ne pas marier un couple dont le fiancé était visé par une OQTF. Un refus qui lui vaut d’être poursuivi par la Justice et de risquer jusqu’à cinq ans d’emprisonnement… Olivier Bourjot, maire de Chessy (Seine-et-Marne), et ses adjoints ont également préféré démissionner de leur mandat plutôt que de devoir célébrer le mariage d’un Algérien sous le coup d’une OQTF. Une décision courageuse, mais juridiquement compliquée, pour alerter sur le manque de cohérence de la politique migratoire actuelle et sur l’urgence de modifier la loi.

Menaces et intimidations

Sur le terrain de la délinquance, Marie-Hélène Thoraval, maire de Romans-sur-Isère, a hérité du surnom « maire courage ». Ainsi, malgré les menaces et les intimidations dont elle a été victime, l’édile n’a pas hésité à dénoncer à plusieurs reprises le sentiment d’impunité qui règne en France. « Les Français n’en peuvent plus de retrouver si souvent les mêmes profils, les mêmes prénoms, dans la délinquance et la criminalité. […] Certains n’écopent pas de peines de prison pour des faits très graves », dénonçait-elle dans les colonnes du Journal du Dimanche, en décembre 2023. Sur le même sujet, Béatrice Brugère, magistrate à la tête du syndicat Unité Magistrats, se voit régulièrement caricaturée par ses confères et par la presse dite mainstream : elle ose demander une réforme complète du système pénal et de l’effectivité des peines.

Les menaces et intimidations, Didier Lemaire, ancien professeur de philosophie à Trappes (Yvelines), en est malheureusement devenu expert. En cause, une lettre ouverte que l’enseignant avait osé publier après l’assassinat de Samuel Paty pour dénoncer la diffusion de l’islamisme radical, notamment au sein des écoles…

Tous ces lanceurs d'alerte seront-ils un jour entendus ? Leur courage sera-t-il un jour récompensé ? Peut-être.

Clémence de Longraye

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