(AP Photo/Christoph Froehder)
Il suffit de consulter chaque matin les médias de réinformation, les réseaux sociaux et tout ce qui permet de contourner la dictature du politiquement correct pour constater que toutes les décisions qui se mettent vont dans le même sens : briser la mouvance patriote par tous les moyens, et corseter les médias et la parole libre.
On rappellera que ce lundi, une pourriture d’avocat, Francis Vuillemin, s’est permis, devant les journalistes, de cracher sur la mémoire de Samuel Paty, en expliquant qu’il avait cherché la décapitation puisqu’il avait discriminé les élèves musulmans. En dehors de la crapulerie des propos, ce collabo revendique carrément pour les musulmans le droit de tuer ceux qu’il considère comme des islamophobes, mettant délibérément en danger ceux qui ont compris que l’islam n’avait rien à faire en France.
On aura du mal à cacher sa colère quand on apprendra que le gouvernement vient de bloquer le texte sur les ZFE, qui devait être définitivement enterré ce jour, pour reporter l’examen après les élections municipales. Ben voyons !
On apprendra ainsi ce jour que Yann Bompard, maire Reconquête d’Orange, et l’ancienne député Marie-France Lohro ont été condamnés, à quelques semaines des élections municipales, à 5 ans d’inéligibilité, rien de moins, pour emploi fictif supposé d’attaché parlementaire. Une sanction qui, à notre connaissance, n’a jamais été appliquée à un élu macroniste ou de gauche…
On découvrira que le premier réflexe d’Aurore Bergé, dès que SOS Racisme raconte que les agents immobiliers seraient sensibles aux thèses racistes parce que certains propriétaires veulent un profil rassurant quand ils louent leur appartement, est donc d’imposer une formation aux 100.000 professionnels – faite par Sopo ? – et de légiférer encore plus sévèrement, comme si on n’avait pas le droit de choisir librement qui on veut dans ses murs et qui on ne veut pas.
Puis on apprendra que, comme si les lois Pleven-Gayssot-Taubira ne suffisaient pas, une autre député macroniste, sous prétexte de lutter contre l’antisémitisme, nous propose une nouvelle loi Yadan, son nom, qui va carrément criminaliser un certain type de parole, sur le conflit israélo-palestinien.
Ensuite, le nazillon Raphaël Arnault, élu député grâce à Mélenchon et à tous les collabos, de LFI à LR, encourage les militants de gauche à arracher toutes les affiches du RN, et donc à empêcher les colleurs d’affiches de faire leur travail, quitte à exercer la violence physique contre eux. Cette petite frappe n’est toujours pas sanctionné par l’Assemblée nationale, toujours pas déclaré inéligible, pour des propos qui vaudraient à n’importe quel député de droite une avalanche de plaintes, y compris du parquet.
Et, cerise sur le gâteau, voilà que Macron se sert des enfants -lui qui envoie les nôtres à la mort tous les jours en leur imposant des barbares qui peuvent les poignarder à tout moment – décide de leur interdire les réseaux sociaux s’ils ont moins de quinze ans, et l’ensemble de la classe politique, RN y compris, à l’exception de Reconquête et des Patriotes, soutient cette démarche liberticide. N’importe quel Français qui réfléchit un peu ne peut ignorer que l’obsession de Macron est, depuis huit ans, de contrôler l’information et de labelliser les médias, censurant ainsi ceux qui pensent mal.
Florian Philippot a tout compris, immédiatement, sur les dessous de cette nouvelle loi.
Éric Zemmour a également tout compris, immédiatement.
Quant à notre fondateur, dans sa vidéo du jour, il montrait, lui aussi, qu’il n’était pas dupe.
Et bien évidemment que pour mettre une telle mesure en place, il faudra que chaque Français ait une identité numérique, et que cette disposition permettra de mettre chacun sous le contrôle de l’Etat-Macron, comme l’explique fort bien, sur Tocsin, les deux invités, Marc‑Gabriel Draghi et Amélie Ismaïli.
La protection des mineurs est un faux prétexte. Leur but est de pouvoir retracer l’identité numérique de chaque personne
Ne croyez pas le discours officiel qui vante, au travers de cette loi, la protection des mineurs. Le fait est qu’à partir de septembre, l’ensemble de la population française devra se soumettre à l’identité numérique pour accéder aux réseaux sociaux. Concrètement, la loi française sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans consiste en une obligation de « vérification réelle de l’âge », avec des sanctions financières pour les plateformes qui ne s’y plieraient pas. Marc‑Gabriel Draghi en résume ainsi la logique : « Pour aller se connecter à vos plateformes préférées, on vous demandera de passer par le système de la EID, c’est‑à‑dire de générer votre carte d’identité dans votre portefeuille numérique. » Dans les textes, on nous promet une « identité sûre, fiable et interopérable » pour simplifier notre vie numérique ; dans les faits, on standardise un dispositif qui lie chaque geste en ligne à un profil administratif reconnu et tracé.
Ce deuxième étage de la fusée, Marc‑Gabriel Draghi le présente comme « catastrophique ». Il rappelle qu’un règlement a déjà été adopté à Bruxelles : le cadre européen de l’identité numérique, inscrit dans le règlement (UE) 2024/1183, entré en vigueur en mai 2024, qui impose à chaque État membre de fournir au moins un « EU Digital Identity Wallet » (ou portefeuille numérique) à tous ses citoyens d’ici fin 2026. Ce portefeuille numérique – sur smartphone – permettra de prouver son identité, son âge, ses droits (permis de conduire, couverture sociale, diplômes, etc.) dans tous les pays de l’UE, auprès des administrations, mais aussi des grandes plateformes et de secteurs privés jugés « critiques » comme les banques, les télécoms ou les transports.
Ce qui inquiète nos invités, c’est que cette architecture européenne ne sort pas de nulle part : elle s’inscrit dans un agenda mondialiste assumé par les grandes institutions financières et les forums de gouvernance globale. Depuis des années, des organisations comme la Banque mondiale et le Forum économique mondial appellent à déployer massivement des systèmes d’identité numérique, présentés comme la solution à un « défi global de l’identité » pour fluidifier les services, lutter contre la fraude et mieux cibler les politiques publiques. Klaus Schwab lui‑même rêvait, il y a quelques années, de « fusionner l’identité physique et l’identité numérique ». Marc‑Gabriel Draghi vous prévient : « L’identité numérique, c’est l’élément de base du protocole de la grande numérisation et ça va ouvrir après la possibilité de déployer les monnaies numériques de banque centrale. » Autrement dit, le portefeuille d’identité n’est pas une fin en soi : c’est le socle technique d’un futur où votre identité, votre argent, vos droits sociaux et votre réputation se retrouvent encapsulés dans le même écosystème interconnecté.
Ce qui se met en place est ainsi le chaînon manquant entre notre identité civile, notre vie numérique et un agenda beaucoup plus large de gouvernance par les données. Amélie Ismaïli va encore plus loin en liant ce portefeuille numérique aux questions de liberté d’expression, soit exactement ce que confirme aujourd’hui la Commission européenne, qui explique que les outils de vérification d’âge sur les réseaux sociaux doivent s’inscrire dans le cadre du Digital Services Act et des futurs « outils européens » de contrôle des utilisateurs.
Et c’est là qu’on arrive à la partie la plus dérangeante, celle qui touche à votre vie quotidienne. Draghi décrit ce qui se profile si l’on suit la logique jusqu’au bout : « C’est une reconfiguration d’Internet. L’État va être en capacité de connaître vos moindres faits et gestes sur le monde numérique. » Une fois que vos identifiants, vos documents, vos moyens de paiement, vos remboursements de santé et vos accès à tel ou tel service passent par le même wallet, les mesures de rétorsion deviennent d’une simplicité technique inédite : dans un scénario de crise sanitaire, de crise énergétique ou de « lutte contre la désinformation », il suffira de conditionner l’accès à certains droits (un prêt, un abonnement, un déplacement, une plateforme) à des critères de conformité – vaccinale, écologique, politique – intégrés au système. D’où l’alerte glaçante d’Amélie Ismaïli en fin d’émission : « L’identité numérique permet à terme l’adoption du crédit social. »
Cela, aucun parti politique français présent hier soir à l’Assemblée nationale ne semble en avoir pris conscience, alors qu’à peine un an nous sépare de l’élection présidentielle la plus importante de l’histoire de la Ve République.
Cela fait beaucoup dans une seule journée, et demain risque d’être un autre jour, mais un vent totalitaire souffle sur la France de Macron, soutenu par toute la gauche Pol Pot.
https://ripostelaique.com/un-vent-totalitaire-souffle-sur-la-france/