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  • Les consignes des Gilets jaunes parisiens pour samedi

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    Voilà qui est clair pour les Parisiens 

    PROGRAMME 17 NOVEMBRE PARIS

    VOITURES :

    6H RENDEZ VOUS BOIS DE BOULOGNE PROCHE PORTE MAILLOTS

    7H RENTRÉ SUR LE PÉRIPHÉRIQUE PORTE MAILLOTS

    13H DIRECTION L'ELYSÉE A PIED OU EN VOITURE

    A PIED :

    RENDEZ VOUS 7H SUR LES CHAMPS ELYSÉES
    BLOCAGE TOTAL A PIED !

    13H DIRECTION ELYSÉE

    POUR TOUT LE MONDE A PARTIR DE 13H SIEGE DEVANT L'ELYSÉE !

    PAS DE DATE DE FIN !

    CONSEILS pour :
    LA JOURNÉE NATIONALE DU 17 NOVEMBRE 2018
    - Habillez vous CHAUDEMENT ET METTRE SON GILET JAUNE
    - Prenez de quoi MANGER ET BOIRE pour PLUSIEUR JOURS
    - Ne prenez PAS VOS PAPIERS D IDENTITÉ pour ne pas être identifier par les forces de l' ordre 
    - METTEZ VOS GILET JAUNES
    LAISSEZ PASSÉ les Autorités
    Ambulance
    Police
    Pompier
    - PAS D' ALCOOL 
    - PAS D' ENFANTS
    - PAS D' ARMES
    - LES CASSEURS RESTEZ CHEZ VOUS
    - LES ANTI-17 NOVEMBRE RESTEZ CHEZ VOUS !
    - Et enfin, si on vous demande qui est le RESPONSABLE de cette mannifestation , bien évidemment vous répondez c'est E.MACRON
    Cette journée nous appartiens pour mannifester, quoi qu' il arrivent nous ne lâcherons rien!
    On fera plié MACRON qu'il le veuille ou non, ce n' est plus lui qui est au POUVOIR !
    NOUS SOMMES TROP NOMBREUX 
    N'oubliez pas le 
    17 novembre les automobilistes
    17 et 18 novembre les motards 
    19 novembre les chauffeurs routiers
    20 novembre les infirmières 
    Et si RIEN ne BOUGE au gouvernement se sera la REVOLUTION SUR LES CHAMPS ÉLYSÉES !

  • Perles de culture n°187 – Politique Magazine : Macron face aux Gaulois réfractaires

    L’équipe cinéma vous recommande “Un homme pressé”, “Bohemian Rhapsody”, “En liberté !”, “Les Camarades” et “Le Grand Bain”. Anne Brassié reçoit ensuite le directeur de la publication de Politique Magazine, Hilaire de Crémiers puis Stéphanie Bignon, de l’association Terre et Famille, et José-Marie Faguer, grand rénovateur de calvaires en Mayenne.

  • Gilets jaunes : À l’approche des manifestations du 17 novembre, le gouvernement revoit sa copie

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    FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
    Samedi prochain, 17 novembre, sont prévus partout en France des opérations de blocage en signe de manifestation contre la hausse des prix du carburants. En effet dans un pays où 70% de la population a besoin de sa voiture pour travailler, une telle hausse pèse lourd sur le budget des ménages. Sans compter que, rappelons-le, cette hausse concerne également le fioul. Le mouvement dénonce donc en premier lieu le racket des Français mais également la grande hypocrisie d’un gouvernement prétendant justifier ces taxations par la transition écologique alors que la seule et unique raison et de rapporter plus.

    Qu’est-ce que ce mouvement des gilets jaunes a de particulier ?

    Il n’a pas d’étiquette ! En effet, à l’instar du mouvement des bonnets rouges, aucun parti d’opposition n’a pris l’initiative du mouvement. À ceci près que cette fois, le mouvement touche la France entière. On entend même parler de « jacquerie ». Certaines grandes enseignes médiatiques comme le Monde ou Libération ont bien essayé d’y apposer une étiquette d’extrême droite mais sans succès : Macron se voit piégé devant le vrai peuple, impossible pour lui de diaboliser un opposant. Sa seule réaction jusqu’à aujourd’hui ? Il dit « assumer » ces mesures. Une déclaration largement interprétée comme suit : « je fais fi de vos revendications ». Il s’exprimera ce soir à 20h sur TF1.

    Quelles mesures propose le gouvernement pour calmer la grogne populaire ?

    Des aides multiples dont la nature varie aux gré des déclarations : Chèque énergie, prime à la conversion étendue, programmes d’accompagnement dans la transition etc. Pour ce qui est de la prime à la conversion, qui désigne des aides de l’Etat aux ménages pour faire évoluer le parc automobiles vers des véhicules moins polluants, cette mesure peine à trouver de la crédibilité devant les difficultés de mise en place de mesures plus anciennes telles que la prime à la casse. De plus, beaucoup y voient un prétexte à la consommation en faveur de l’automobile. Enfin, le mythe de la voiture électrique qui ne pollue pas s’ébranle. Nul n’ignore que leur production, beaucoup plus polluante qu’un véhicule classique, ainsi que le besoin accru d’électricité induit, contrebalancent totalement leur absence d’émission.

    https://fr.novopress.info/

  • Le Bastion social mobilise pour samedi prochain

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    Un communiqué du Bastion social :

    Après avoir incité les Français pendant des années à s'équiper de moteurs diesels, le gouvernement prévoit de nouvelles augmentations successives des taxes sur le carburant dont plus de 60% du prix est déjà constitué de taxes.

    Comment ne pas s'indigner de cet énième matraquage fiscal quand, dans le même temps, le budget alloué en 2019 à l'asile et l'immigration augmente de 14% et quand les propositions d'ordre écologique du gouvernement se cantonnent à rançonner un peu plus les maigres économies des Français ?

    Insurgeons-nous contre ce gouvernement anti-national. Le 17 novembre, le Bastion Social soutiendra toutes initiatives citoyennes visant à exprimer le mécontentement du peuple et, descendra, lui aussi, dans la rue.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • À défaut d'être un [méchant] populiste

    6a00d8341c715453ef022ad3bfc8bb200b-320wi.jpgLe 17 novembre, comme chacun commence à le savoir, un blocage du pays d'un type nouveau est prévu. Les automobilistes protestataires manifesteront leur exaspération face au prix de plus en plus lourd du carburant. Le public ignore de moins en moins d'ailleurs que, sur 100 euros dépensés pour un plein de super SP 95, le prix du brut représente seulement 27 %. Un peu moins de 15 euros rémunèrent le transport et la distribution.

    Mais, plus de 60 euros représentent les taxes, exactement 61 % de ce que paye le consommateur en France. Elles sont prélevées par l'État au titre de la TVA, bien sûr, mais aussi d'une fiscalité spécifique. La principale taxe pesant sur la consommation de carburants est la TICPE. En 2018, elle était fixée, hors majorations régionales, à 0,68 euros par litre pour le SP95, et 0,59 pour le gazole. L'accélération du rééquilibrage en cours entre gazole et essence a été la goutte de carburant qui a fait déborder la cuve.

    Or, la TICPE constitue la 4e recette de l’État après la TVA, l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés.

    Son principe de celle-ci remonte à 1925, époque où nos gouvernants découvrirent les diverses facettes la dimension politique de la question du carburant. Dès le mois de décembre 1917 ils avaient été contraints de demander à l'allié américain de leur allouer 100 000 litres d'essence sans lesquels les véhicules militaires seraient tombés en panne sèche. Mais jusqu'en janvier 1920, date à laquelle Clemenceau quitta la présidence du Conseil ils n'avaient en vue que l'intention punitive à l'encontre d'une Allemagne dont paradoxalement ils allaient renforcer l'unité. L'aspect confiscatoire des réparations les amena à mettre la main d’abord sur une partie de ce que les capitaux allemands possédaient dans les pétroles roumains de la Steaua Romana, et surtout sur les 22,75 % de l'ancienne Turkish Petroleum Company détenus par la Deutsche Bank. Cette participation fut attribuée à la France non par l'intérêt de son gouvernement mais par l'entregent de Callouste Gulbenkian.

    L'exploitation des gisements de Haute Mésopotamie par cette société renommée Irak Petroleum Company allaient pourtant permettre l'édification de la Compagnie Françaises des Pétroles. Plus tard celle-ci fusionnerait avec le groupe des Pétroles d’Aquitaine pour devenir Total, l’une des plus grosses entreprises françaises.

    Mais la plupart de nos politiques ne virent jamais dans ce dossier qu’un instrument financier de l’étatisme, – en dehors sans doute du général De Gaulle qui confia en 1944 la Direction des Carburants à un ancien chef des services spéciaux de la France Libre.

    Mais aujourd'hui encore c'est beaucoup moins le rôle géopolitique de l'Or Noir que les recettes fiscales dont sa facturation, en fin de chaîne, permet de combler en partie les trous béants d'une dépense publique qu'on se refuse toujours à restreindre vraiment.

    Or, l'une des raisons avancées en faveur de la fiscalité pétrolière se revendiquant du choix que l'État prétend avoir opéré en faveur d'une transition écologique.

    Mais personne ne sait vraiment où nous mène celle-ci, sinon à plus de dépense publique.

    Dans un pays qui se dit démocratique, le pouvoir se revendique, par définition du régime comme le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple [1]. Quand Céline disait : "par la vinasse" il manifestait déjà ses mauvais penchants. À défaut de s'identifier à une quelconque vague qui serait qualifiée de "populiste" (pouah !), et dont on voit mal ce qui la sépare du principe ci-dessus énoncé, l'auteur de ces lignes se demande si les choix dits écologiques méritent même l'étiquette de technocratie. Quoique péjorative, elle nous rassurerait au moins quant à la compétence, quant aux choix scientifiques, quant au sérieux de nos dirigeants quand ils nous parlent de transition écologique, qui nous semble plutôt le cache-misère d'un étatisme prédateur renforcé.

    Ah comme on aimerait pouvoir dire à nos méchants populistes : pas la peine de bloquer nos routes le 17 novembre, n'ayez pas peur, vous êtes entre de bonnes mains. Hélas, la franchise de mon stylo se refuse à l’écrire.

    JG Malliarakis  

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    Apostilles

    [1] cf. article 2 § 4 et 5 de la constitution : "La devise de la République est « Liberté, Égalité, Fraternité ». Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple."

    https://www.insolent.fr/

  • CLIMAT - YOUTUBEURS, GILETS JAUNES & CULPABILISATION - QUI PROFITE DE NOS DIVISIONS ?

  • Les carburants à prix coûtant sont-ils une arnaque ?

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    L’une après l’autre, les grandes chaînes de distribution annoncent qu’elles vont vendre les carburants à prix coûtant, la promotion se terminant pour certains le 20 novembre, d’autres le 30. Mais ce cadeau est limité, car elles ne gagnent en moyenne que 1 à 2 centimes par litre vendu. En effet, avant la campagne actuelle, l’essence et le diesel étaient déjà des produits d’appel qui permettaient d’attirer le chaland. Les stations-service indépendantes achètent les carburants aux grossistes au même prix qu’Auchan et ses confrères mais sont obligées de prendre des marges de 10 à 15 centimes pour pouvoir vivre, au risque d’apparaître comme des « voleurs ». Les automobilistes ont, du coup, l’impression de faire une affaire en remplissant leur réservoir dans les stations des hypermarchés.

    Cette promotion supplémentaire est-elle une bonne nouvelle pour les consommateurs ? Non, car la ristourne risque de n’être que de 40 à 80 centimes par plein ! Une paille, une aumône ! Tout au plus cette opération va inciter les compagnies pétrolières à répercuter plus rapidement la détente des cours du brut observée depuis septembre (–20 % !). Elles traînaient jusqu’alors les pieds afin de tirer le maximum de bénéfices de la situation, mais leur attentisme ne sera plus de mise.

    Il n’y a rien de gratuit : l’avantage sur les carburants est remboursé par le consommateur sur d’autres marchandises. Le principe économique sur lequel reposent les hypermarchés est le suivant : sacrifier les marges sur un produit attrayant et emblématique, mais augmenter tous les autres. Pour finir, le consommateur est dupé. Les hypermarchés sont un facteur d’inflation et lorsqu’on fait une étude macro-économique fine, on s’aperçoit qu’ils sont, en fait, chers et peu attractifs au niveau des prix, bien plus que les supermarchés, même s’ils sont en apparence plus achalandés.

    Et Mme Brune Poirson, secrétaire d’État à l’Écologie, a raison quand elle remarque que la promotion consentie par Auchan, Carrefour, Leclerc et autres ne porte jamais sur les produits bio qui, même s’ils ne sont pas exempts de pesticides, restent meilleurs pour la santé que les autres fruits et légumes. Les chaînes de distribution ne font pas non plus d’effort sur les doubles emballages. Or, si le réchauffement climatique est une vaste fumisterie et une escroquerie, le plastique est un des problèmes écologiques majeurs de l’humanité et, sans doute, le pire. On ne peut pas continuer à tolérer que se crée un sixième continent d’emballage du fait des courants marins, ni que les animaux marins soient forcés d’ingurgiter les polymères avec leur alimentation habituelle.

    Les grandes chaînes de distribution ont surfé sur la vague de ras-le-bol fiscal qui submerge les Français et se font, du coup, de la publicité à moindres frais. Or, leur démarche est purement mercantile. Il n’y a, derrière cette « promotion », aucun souci de l’intérêt public. C’est une conséquence du cynisme froid du capitalisme, mais cette forme d’organisation économique comporte malgré tout maints avantages, et c’est même la seule qui marche. L’effondrement des pays communistes et du Venezuela nous le prouve abondamment a contrario.

    Christian de Moliner

    http://www.bvoltaire.fr/les-carburants-a-prix-coutant-sont-ils-une-arnaque/

  • Les Gilets jaunes et la théorie du complot

    Les Gilets jaunes et la théorie du complot

    Dans Libération, Vincent Glad conteste que le mouvement des Gilets jaunes soit une manoeuvre pilotée par la droite de la droite :

    […] S’il ne fait pas de doute que cette grogne fiscale réunit de nombreux sympathisants d’extrême droite (qui constituent 20% de l’électorat français et sont surreprésentés dans les zones périurbaines et rurales), sa genèse n’a rien à voir avec Marine Le Pen ou Nicolas Dupont-Aignan, qui ont annoncé soutenir la cause. C’est un ras-le-bol qui est parti de l’Internet vrai : une pétition change.orgdes événements Facebookdes groupes Facebook et des vidéos virales filmées en mode selfie. Bien davantage que la «fachosphère», le carburant de cette mobilisation aura été le nouvel algorithme Facebook. Depuis un changement majeur effectué au début de l’année, le news feed survalorise les contenus issus des groupes au détriment des contenus des médias. Il suffit de deux ou trois likes sur les publications d’un groupe Facebook pour voir immédiatement son fil inondé de publications issues de ce groupe.

    Voir la marque de l’extrême droite derrière le mouvement relève d’une forme de théorie du complot très courante dans le discours médiatique et politique. Un mouvement de citoyens ne peut être que manipulé par des gens plus intelligents et aguerris qu’eux, les fameux corps intermédiaires. Ce qui frappe justement chez les «gilets jaunes», c’est l’absence de chef, l’absence de structure formelle qui chapeaute la lutte, ou pour le dire autrement, l’absence des syndicats, des associations et des partis politiques. Le mouvement s’est littéralement constitué au fur et à mesure de la discussion sur Facebook. Comme l’a expliqué CheckNewsce sont deux chauffeurs routiers trentenaires originaires de Seine-et-Marne qui ont lancé l’idée d’une action le 17 novembre en créant un événement «Blocage national contre la hausse du carburant». Dans ces mouvements grassroots venus d’Internet, le chef, c’est l’admin de la page Facebook. Rien de plus.

    Le communiqué de la CGT sur le sujet est un modèle de réaction de l’«ancien monde». Entre mépris, jalousie et incompréhension, le syndicat décrit «une colère légitime mais dont les ressorts sont obscurs»«Plusieurs partis d’extrême droite semblent être à la manœuvre», ajoute la CGT. «Nous sommes clairement dans une instrumentalisation de l’exaspération !» dénonce la centrale, dont le métier est précisément d’instrumentaliser l’exaspération. On retrouve la même morgue du supposé «nouveau monde» : «Je suis toujours méfiant sur ces grands appels à mobilisation pour tout bloquer, a déclaré Emmanuel Macron. On trouve derrière un peu tout et n’importe quoi, des choses qui n’ont rien à voir ensemble.» Tout ce qui n’a pas les traits d’une organisation représentative traditionnelle est forcément suspect aux yeux du créateur d’En marche, le mouvement participatif le moins participatif de tous les temps.

    […] En 2014, un collectif hétéroclite baptisé «Jour de colère» avait appelé à une grande journée de mobilisation contre François Hollande. Ce mouvement réunissait une forme de Tea Party à la française, une myriade de collectifs ou de pages Facebook se battant au choix contre le mariage pour tous, contre l’islam, contre le complot sioniste, contre les impôts excessifs, tous réunis par un seul coagulant : l’anti-hollandisme. Par certains égards, la mobilisation des «gilets jaunes» est une héritière de ce «Jour de colère». Au-delà de la question des prix du carburant, très vite, la question devient celle d’Emmanuel Macron, jugé seul et unique responsable de la situation. Il suffit de voir l’incroyable succès de cette vidéo où Emmanuel Macron se fait bousculer par des manifestants en 2016. Une vidéo ressortie opportunément, comme si elle était récente, et qui cumule 2 millions de vues sur Facebook. L’anti-macronisme qui monte pourrait devenir un puissant vecteur de révoltes sur Internet.

    Quatre ans après «Jour de colère», la mode n’est plus à la page Facebook, mais plutôt aux groupes et surtout à la vidéo. Plusieurs vidéos, filmées au portable, de Français expliquant leur ras-le-bol, ont connu un immense succès viral, cumulant des millions de vues: Jacline MouraudFred Tfevent ou Frank Buhler (un membre de Debout la France). En 2018, les manifestes s’écrivent avec un smartphone. La vidéo horizontale est le nouveau blog.

    «Je ne suis pas habitué à faire des vidéos, prévient un internaute qui se lance dans un long édito filmé et n’est manifestement un spécialiste de l’agit-prop. Vous pourrez d’ailleurs vous en apercevoir par mon attitude plutôt maladroite.» Les «gilets jaunes», c’est l’avènement d’une nouvelle génération digitale, une génération où tout le monde est passé aux réseaux sociaux, du petit-fils au grand-père.”

    Dans Le Figaro, Francis Brochet estime que ce mouvement est une jacquerie numérique

    L’apolitisme revendiqué des gilets jaunes oblige à reposer autrement l’éternelle question de la «récupération» politique: le problème ne serait pas qu’ils soient récupérés, mais qu’ils ne puissent pas l’être. Le poujadisme avait ainsi été «récupéré» en entrant en force à la chambre des députés, puis en nouant une alliance avec le général de Gaulle. Une évolution semblable n’apparaît plus possible – sauf à imaginer une déclinaison française du Mouvement 5 Étoiles, porte-voix de toutes les frustrations nationales, né sur Internet, dont les contradictions éclatent avec l’arrivée au pouvoir.

    https://www.lesalonbeige.fr/les-gilets-jaunes-et-la-theorie-du-complot/

  • 17 novembre … MANIPULATION ???

    Jamais depuis l’ affaire Charlie, les média n’auront fait autant de battage  autour du rassemblement du 17 novembre. Permettez moi d’abord d’étayer mon analyse à l’aide de quelques observations.

    1) Rappeler que ces mêmes média soutiennent Macron et ses complices est un euphémisme. En réalité ils sont simplement à sa botte.  Depuis son élection, on est même plus dans la courtisanerie, on a plongé dans des abîmes de servilité. On est plus dans la complaisance on a sombré dans la bassesse.

    Leur comportement habituel est abject !

    2) Comme je l’évoque dans mon titre, ce revirement à 180 degrés dans leur attitude m’apparaît plus que suspect !!! Ces média serviles, baveux  et larmoyants, se prendraient ils soudain de sympathie pour une population de jaune vêtue et très hostile à l’ imposteur de l’ Élysée ?

    3) On y perdrait presque son latin  … Sauf si l’on se souvient du cinéma médiatique de l’ affaire Charlie Hebdo, où en réalité tout fût minutieusement préparé, le slogan et les  T Shirt « je suis Charlie » auraient même été imprimés avant l’ attentat.

    4) L ‘ évidence est là, très simple. Grogne il y a, les français en on marre d’ être pressés comme des citrons et tondus comme des moutons. Le prix du carburant n’est qu’un prétexte. En réalité les Français ne supportent plus les atteintes à leur liberté, ils n’acceptent plus le « politiquement correct » ni la police de la pensée. Ils refusent de voir assassiner notre société  sous leurs yeux. Ils refusent l’invasion barbare orchestrée pour notre disparition. Même s’ils ne se l’avouent pas, ils en sont conscients au fond d’eux même. Ils ressentent au plus profond de leur âme, l’immense mépris que leur voue la caste dirigeante.

    5) Le fait est que le gouvernement est évidement particulièrement bien informé de l’ état d’esprit de la population. La DGSI ayant supplanté les bons vieux RG, la délation s’effectue maintenant avec des moyens modernes ! Sous Macron, le flicage est devenu universel. En plus, ce ne sont pas les collabos qui manquent en France. 

    6) Or, si l’état peut imposer pratiquement ce qu’il veut, l’immigration, les impôts, les taxes, les lois liberticides et mémorielles en revanche malgré les efforts de leurs complices des média, il ne peut pas empêcher les gens de penser par eux même… Du moins pas encore, Georges Orwell n’est plus très loin !

    7) C’est pour contrer cette lassitude, ce mécontentement, qu‘ ils ont décidé de prendre le contrôle de ce mouvement du 17 novembre.Spécialistes de longue date de la manipulation d’opinion ils tentent à présent de le canaliser. En voici quelques preuves :

    Lire la suite

  • Alexandre Langlois : « La hausse du diesel est la goutte d’eau qui fait déborder le vase ! »

    Le syndicat de police VIGI appelle à manifester le 17 novembre. Son Secrétaire général Alexandre Langlois s’en explique.

    Il réagit, par ailleurs, à l’annonce, dans la presse, de l’interpellation de six individus d’extrême droite suspectés de préparer un attentat contre Emmanuel Macron.

    Votre syndicat a appelé, le 17 novembre, à la mobilisation avec les citoyens français pour protester contre la hausse du prix du diesel. Manifestez-vous contre la hausse du prix du diesel ou pour d’autres sujets ?

    Nous manifestons pour beaucoup de sujets. La hausse du prix du diesel est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Mais au-delà de cela, les fonctionnaires de police ont eu le point d’indice gelé, une augmentation de la CSG comme tout le monde, mais non compensée, contrairement au secteur privé.
    Certains collègues ne sont pas indemnisés lorsqu’ils sont blessés en service pour des raisons d’économie. D’autres ont gagné au tribunal, mais ne sont pas payés, parce que le ministère de l’Intérieur refuse de payer ou dit qu’il n’en a pas les moyens.
    En revanche, les policiers doivent payer le prix de l’essence plus cher alors qu’ils ne sont pas payés de tout ce à quoi ils ont droit.
    De plus, nous ne pouvons pas habiter sur notre lieu de travail. Les quartiers sont trop chics et nous n’avons pas les moyens d’habiter dans ces quartiers. Ou alors ils sont tout à fait abordables, mais nous ne pouvons pas habiter à côté des délinquants, à cause des menaces qui pèsent sur nos familles. Nous prenons donc nos voitures et faisons de longs trajets. Cela a un impact très sérieux sur notre pouvoir d’achat.

    Vous avez envoyé un 2e communiqué « Payer les policiers ou payer la vaisselle neuve de l’Élysée ». Selon vous, l’argent employé pour le service de l’Élysée aurait pu être employé à payer ses policiers…

    On a fait un 2e communiqué sur le ton de l’humour, parce qu’on sait que la vaisselle de monsieur Macron a coûté une fortune. L’État ne manque pas d’argent, il est mal réparti. Nous pensons qu’il est important d’indemniser les gens pour le travail qu’ils ont effectué, pour les blessures qu’ils ont subies et pour des collègues qui ont été maltraités par l’administration, alors qu’ils ont gagné au tribunal. Malheureusement, l’argent ne vient pas. Il est dépensé pour des choses qui ne sont, a priori, pas primordiales si on est vraiment en crise budgétaire.

    Six individus ont été interpellés. Ils préparaient visiblement une attaque violente contre Emmanuel Macron. La menace vous paraît-elle sérieuse ?

    Je n’en sais pas plus que les articles parus dans 20 Minutes et L’Express.
    Les mots employés sont embryonnaires, avec l’emploi du mot « projet », par exemple. On ne sait pas bien l’état de la menace. Cela me fait penser à cet été, la DGSI avait dit qu’on avait arrêté des gens de l’ultra-droite. Oui, c’est mieux de les arrêter au stade embryonnaire, mais il faut encore qu’ils aient fait quelque chose et que la menace soit réelle et sérieuse, et pas juste pour faire le buzz médiatique.
    C’est surtout la suite, qui serait intéressante, dans toutes ces histoires. C’est normal que la presse s’en saisisse et fasse son travail. Mais après, il n’y a plus de communication de la part de la police.
    Il serait donc intéressant que notre ministère communique sur la dangerosité réelle et effective de ces individus pour que les gens puissent juger le travail de la police non pas sur des effets d’annonce et de buzz, mais sur la profondeur du travail mené.

    Alexandre Langlois

    http://www.bvoltaire.fr/alexandre-langlois-la-hausse-du-diesel-est-la-goutte-deau-qui-fait-deborder-le-vase/

  • Le Rassemblement National Var appelle à participer aux manifestations du 17 novembre

    Le Rassemblement National Var appelle à participer aux manifestations du 17 novembre

    Communiqué de Frédéric Boccaletti, Président du Groupe Rassemblement National – Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Délégué Départemental du RN Var :

    De nombreux rassemblements sont prévus ce 17 novembre afin de protester contre le véritable racket fiscal que vivent les automobilistes et motards depuis le début de la mandature d’Emmanuel Macron.

    En augmentant sans fin les taxes sur les carburants sous couvert d’« écologie », le gouvernement montre qu’il méconnaît les difficultés qu’éprouvent nombre de nos compatriotes. Coupé du monde réel, bien loin du quotidien des 75% de Français qui doivent utiliser leur véhicule pour aller travailler, le gouvernement persiste en continuant cette folle politique.

    Contrairement à ce que certains peuvent prétendre, le Rassemblement National n’est pas à l’initiative de ces manifestations spontanées, fruit de l’exaspération de simples citoyens ayant décidé d’agir. Mais nous appelons sans réserve chacun à y participer. J’appelle donc nos élus, cadres et militants à se rendre massivement aux différents événements organisés dans notre département le 17 novembre.

    https://www.lesalonbeige.fr/le-rassemblement-national-var-appelle-a-participer-aux-manifestations-du-17-novembre/

  • Carburants : la pathétique communication du pouvoir

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    Jacline Mouraud a poussé un coup de gueule qui a été chargé par six millions de Français (un record). Elle dénonce la hausse du carburant, le contrôle technique renforcé (et plus cher), le péage urbain qui pourrait se mettre en place dans les villes de plus de 100.000 habitants, la limitation de vitesse à 80 km/h.

    Toutes ces mesures impactent les habitants de la France périphérique, ceux qui ne peuvent se loger dans le centre des grandes agglomérations. Relégués à la campagne, loin de tout transport en commun, s’ils ont un travail (mal payé), ils sont contraints d’utiliser un véhicule souvent hors d’âge et qui consomme beaucoup. Il fonctionne la plupart du temps au diesel, car longtemps, le pouvoir favorisa ce type de carburant, avant de changer brutalement son fusil d’épaule. Bien entendu, ils n’ont pas les moyens de se payer un véhicule neuf et encore moins un hybride ou un tout-électrique, dont le prix est astronomique. La prime à la conversion que l’État octroie est dérisoire si on compare son montant à la valeur de ces voitures dites « écologiques ». Celles-ci ne sont réservées qu’à l’élite bobo, celle qui n’aurait pas besoin d’être aidée.

    La hausse du prix des carburants (0,64 € en trois ans) trouve sa source, pour les deux tiers, dans celle du pétrole (due, en grande partie, à la politique de M. Trump) mais l’État perçoit 20 % de cette envolée du brut en TVA, soit 0,09 €. S’y rajoute 0,06 € par an d’augmentation de la taxe dite écologique. Pour finir, en trois ans, le gouvernement a encaissé 0,27 € de plus sur un litre, ce qui, pour un conducteur qui habite à 30 km de son lieu de travail, constitue une somme considérable (autour de 400 € par an !). Cette fiscalité dite écologique n’a aucun sens. En principe, elle doit dissuader les Français d’utiliser des voitures trop gourmandes en essence. Or, beaucoup de Français n’ont pas le choix. Et même si on interdisait à tous les véhicules des particuliers de circuler en France, la baisse induite de CO2 (gaz carbonique) serait ridicule. C’est une ânerie scientifique de prétendre le contraire. 40 % de la hausse du prix du carburant n’est qu’un racket fiscal déguisé honteusement en mesure pour sauver la planète.

    En outre, le but de la nouvelle limitation de vitesse était de faire baisser le nombre de tués sur les routes. Cela a fonctionné le premier mois après l’adoption de cette mesure et la presse aux ordres du gouvernement a célébré cette diminution. Quand, le mois suivant, le nombre de morts a été en nette hausse, le silence a été total ou presque dans les médias !

    Mme Wargon, secrétaire d’Etat à l’Écologie, a tenté de répondre dans une vidéo sautillante. Mais sa tâche était désespérée. M. Macron est venu à la rescousse, mardi matin, sur Europe 1. Il a évoqué une augmentation de la prime énergie que touchent les ménages très modestes, mais il laisse de côté 95 % des Français, en particulier tous ceux qui travaillent. Il a proposé, aussi, une aide kilométrique, mais payée par les entreprises, alors qu’il répète qu’il faut baisser leurs charges pour relancer l’emploi. Si on estime à 30 km par jour le déplacement moyen d’un salarié et si on l’indemnise d’un montant de 0,1 € le km, cela coûtera 2 milliards (10 % du CICE !). Il a parlé, également, de mettre à contribution les collectivités locales, mais vu l’état de leurs finances, c’est une plaisanterie. M. Macron a promis du vent et son gouvernement est à son image : englué dans une communication pathétique.

    Christian de Moliner

    http://www.bvoltaire.fr/carburants-la-pathetique-communication-du-pouvoir/

  • La France, ce pays pauvre – Journal du jeudi 8 novembre 2018

    Politique / La France, ce pays pauvre
    Le rapport annuel du Secours Catholique interpelle sur la montée de la pauvreté dans le pays. Les femmes isolées et les plus de cinquante ans sont de plus en plus exposés.

    Economie / Emploi des jeunes : la mobilité à marche forcée
    Une situation économique terne, un marché de l’emploi en berne… face aux difficultés rencontrées, les travailleurs et tout particulièrement les jeunes, sont amenés à changer d’emploi ou même de métier !

    International / Qatar : le blocus heureux

    Patrimoine / Benfeld : patrimoine en danger 
    Benfeld, symbole du patrimoine en péril. Alors que la petite commune alsacienne est connue pour sa richesse patrimoniale, la municipalité a engagé des travaux en centre-ville et menace de détruire deux maisons anciennes.

    Serveur TVL

    Lien dailymotion

  • Contre la démesure capitalistique, et pour la justice sociale éminemment royale.

    La justice sociale est une formule qui n'a plus guère d'écho dans notre société libérale-libertaire, semble-t-il, et c'est plutôt la démesure qui domine, au nom d'une liberté économique qui, de plus en plus aujourd'hui, peut se définir par la fameuse formule : « le renard libre dans le poulailler libre ». La question du travail dominical en est un exemple parmi d'autres, trop souvent imposé aux salariés sans grande contrepartie si ce n'est celle de ne pas être licenciés : quelques cas récents peuvent nous alerter là-dessus comme la volonté forte et insistante des grands magasins de la région rennaise de ne plus respecter les règles locales jusque là observées pour préserver les commerces de proximité et de centre-bourgs. Mais sans doute faut-il aussi évoquer l'ouverture désormais systématique des grandes surfaces les jours fériés, 14 juillet compris comme c'est le cas depuis moins de dix ans à Parly2, aux portes de Versailles, et dans la plupart des enseignes de la Grande Distribution, malgré les réticences d'un personnel qui, en définitive, n'a plus vraiment son mot à dire. Et les consommateurs valident, en grande partie, ces ouvertures tandis que les opposants sont rabroués comme « mauvais coucheurs » ou « réactionnaires », voire « fainéants », et qu'est toujours mis en avant « le choix » qui, pourtant, n'en est plus un pour la grande majorité des salariés, si l'on excepte les étudiants qui peuvent voir en ces ouvertures dominicales une occasion de payer leurs études, et ce qui nous renvoie à ce souci, qui grandit parmi les préoccupations des parents et de leurs enfants, du financement des études, le système des bourses arrivant à épuisement...

    Pendant ce temps, comme le rapporte Marianne dans son édition du 2 novembre 2018, « les PDG du CAC 40 ont touché en moyenne 5,1 millions d'euros annuels (+14 % en un an), soit environ 14.000 euros par jour ». En fait, ce n'est pas l'importance du revenu journalier ou annuel de ce petit nombre de grands patrons qui choque mais bien plutôt les 14 % supplémentaires en un an quand, dans le même temps, les salariés des magasins ou les ouvriers d'usine, parfois leurs propres employés, mais aussi les retraités, voient leurs revenus, sinon diminuer, du moins progresser de façon beaucoup plus modeste alors que les efforts demandés par l’État, à travers les taxes diverses et les prix des carburants, par exemple, ne cessent d'augmenter et d'agacer nos compatriotes. N'est-ce pas au risque de nourrir des colères peut-être difficiles à maîtriser, que cela soit dans la rue ou dans les urnes, nouveaux pavés des contribuables-électeurs ?

    Soyons clair : les 14 % supplémentaires en un an, c'est bien cela qui ne passe pas, surtout quand l'on entend les justifications de certaines élites et que l'on constate le mépris de ces catégories dites supérieures qui, de plus, ont cessé d'abonder les caisses des associations caritatives le jour où les hauts revenus ont été exemptés de certains impôts qui pesaient sur eux, en particulier de l'ISF sur les revenus d'actions boursières ! Preuve que leur générosité n'était pas vraiment sincère, ce qui peut nous alerter sur leur égoïsme profond et leur absence de solidarité civique et financière avec le pays qui les accueille et, souvent, leur a permis, par l'éducation financée par tous, d'accéder aux responsabilités ou d'en hériter sans déchoir. Comme le souligne ironiquement Marianne, dans le cas de ces revenus si élevés en comparaison de ceux des Français communs, « nul ne crie au « coût du travail » excessif. L'expression est réservée à ceux qui sont en bas de l'échelle salariale et qui se heurtent à un ascenseur social bloqué au sous-sol », preuve supplémentaire s'il en faut que ce n'est pas l'intérêt de l'économie nationale qui importe mais « leurs intérêts » avant ceux des autres, avant ceux de la majeure partie des Français qui n'en peuvent plus du nouveau choc fiscal et des inégalités si énormes qu'elles en deviennent des injustices sociales, à ce titre éminemment condamnables, autant sur le plan économique que sur le simple plan de la décence commune.

    C'est bien la démesure, la fameuse hubris dont se méfiaient les Grecs anciens, qui appelle une réaction politique, non pour empêcher la libre initiative ou instaurer une quelconque dictature collectiviste, mais pour remettre un peu de justice sociale dans une économie devenue parfois trop sauvage pour que les hommes puissent s'en accommoder. En cela, la revendication d'une Monarchie sociale et son instauration, souhaitable dans les meilleurs délais possibles, ne sont pas de simples facilités de plume et de papier (qui souffre tout, dit-on), mais une nécessité institutionnelle pour rendre à l’État l'autorité nécessaire et crédible pour imposer ce qui n'est que justice sociale aux féodalités contemporaines : des revenus décents pour les salariés et une limitation des excès du petit monde de la Finance et de la Grande Industrie.

    http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1515:contre-la-demesure-et-pour-la-justice-sociale&catid=52:2018&Itemid=63

  • Hongrie : soutien aux familles, pas à l’immigration

    Hongrie : soutien aux familles, pas à l’immigration

    Katalin Novák, secrétaire d’Etat à la Famille au sein du « ministère des capacités humaines », a dévoilé le nouveau questionnaire de Consultation Nationale qui va être envoyé aux foyers hongrois. Le titre : « Défense de la famille ». Chaque question est précédée d’un bref argumentaire donnant la position du gouvernement.

    La première des dix questions a immédiatement suscité la colère de Bruxelles :

    « Etes-vous d’accord qu’on ne doit pas remédier au déclin de la population par l’immigration, mais par un soutien accru aux familles ? »

    L’argumentaire souligne que « les bureaucrates de Bruxelles » veulent résoudre le problème du déclin démographique par l’immigration, un « mécanisme permanent d’installation » et une « Agence européenne d’immigration ».

    Parmi les autres questions :

    • la maternité doit-elle être reconnue comme un emploi à plein temps pour les femmes élevant au moins quatre enfants,
    • le droit de l’enfant à un père et à une mère doit-il être inscrit dans la Constitution,
    • les jeunes qui fondent une famille, et les membres de la famille qui s’occupent de leur enfant malade, doivent-ils être davantage soutenus,
    • la protection du développement intellectuel et physique des enfants est-elle une valeur que l’État doit défendre.

    L’argumentaire de la dixième question dénonce les coupes du soutien aux familles par la coalition socialiste-libérale de 2002 et la question demande s’il faut garantir une « protection des deux tiers », à savoir inscrire dans la Constitution le soutien aux familles.

    https://www.lesalonbeige.fr/hongrie-soutien-aux-familles-pas-a-limmigration/

  • L’État paniquerait-il devant le blocage national du 17 novembre ?

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    Face à cette montée du ras-le-bol, l'État s'agite et cela se ressent à travers trois faits marquants…

    Impossible, aujourd’hui, de ne pas sentir monter la grogne de nos compatriotes, en premier lieu celle qui concerne le prix de l’essence et qui doit aboutir à un blocage du pays le 17 novembre. Mais ce qui est piquant c’est d’observer l’inquiétude du gouvernement et son affolement face à ce phénomène. Car, pour la première fois, une démonstration d’ampleur nationale, opérée par les classes populaires rurales et citadines confondues, se met en place sur l’ensemble du territoire national.

    Face à cette montée du ras-le-bol de la majorité, jusque-là silencieuse, l’État s’agite et cela se ressent à travers trois faits marquants.

    Le premier est la demande de renseignements concernant les rassemblements formulée par le gouvernement. Ainsi peut-on affirmer que, comme toujours en pareilles circonstances, la direction de la gendarmerie, sur ordre du gouvernement, a mobilisé ses 3.500 brigades départementales (communautés de brigades et brigades autonomes) qui couvrent la totalité du pays pour en apprendre un maximum sur la future manifestation du 17 novembre et ses 500 points de rencontre prévus. Autre demande de la hiérarchie à ces petites unités de terrain : profiter de sa proximité avec les habitants pour analyser l’état d’esprit actuel de nos concitoyens, leur ressenti et leur niveau potentiel de mobilisation. Ce que les gendarmes traduisent dans des fiches de renseignements.

    Le deuxième est la montée au créneau de très nombreux membres du gouvernement, mais aussi du chef de l’État. Il ne se passe pas un jour sans que les ministres martèlent leurs arguments sur le prix de l’essence (« le prix du brut est le grand responsable » et « respect de la transition écologique »). De manière identique, notre Président manie le froid et le chaud à la télévision, à la radio et dans la presse régionale. Cela faisait longtemps que l’on ne l’avait pas autant vu dans les médias – un hasard, certainement. De plus, tout en assumant la hausse des carburants, il n’écarte plus la possibilité de prendre des mesures pour atténuer l’augmentation des taxes.

    Le troisième est l’apparition d’un projet d’action violente contre Emmanuel Macron. Six personnes liées à l’ultra-droite ont été interpellées et une enquête criminelle a été diligentée par le parquet de Paris. Cette enquête « vise un projet, imprécis et mal défini à ce stade, d’action violente contre le président de la République », selon une source proche du dossier.

    J’ai été enquêteur et j’avoue que je suis surpris de la manière dont ont été décidées ces arrestations. Car si, comme l’indique la source, le projet criminel est imprécis et mal défini c’est qu’il n’y a pas de début d’exécution, et s’il n’y a pas de début d’exécution, il ne peut y avoir d’infraction. De plus, pourquoi la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) n’a pas poursuivi la surveillance de ces cinq hommes et une femme, âgés de 22 à 62 ans (vous noterez les différences d’âge et de territoire géographique : Moselle, Ille-et-Vilaine et Isère) pour les prendre sur le fait et non les stopper alors qu’ils n’en étaient qu’à élaborer leurs projets. Enfin, M. Castaner, pourquoi parlez-vous de « menaces concrètes qui nous ont inquiétés » alors que les sources proches du dossier citées par Le Figaro parlent de flou et d’imprécision ?

    Comment, M. le Ministre de l’Intérieur, des menaces peuvent-elles être, en même temps, concrètes, tout en étant floues et mal définies ?

    Avouez qu’il n’y a pas loin à se demander si ces arrestations ne sont pas un écran de fumée pour désorienter l’opinion et contrecarrer la mobilisation du 17 novembre.

    J.-P. Fabre Bernadac

    http://www.bvoltaire.fr/letat-paniquerait-t-il-devant-le-blocage-national-du-17-novembre/

  • Monsieur Macron, le 17 novembre, je serai dans la rue pour dénoncer votre politique

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    Non, Monsieur le Président, je n’exhibe pas mon gilet de sécurité jaune derrière le pare-brise et je ne manifesterai pas le 17 en bloquant la France, simplement parce que vous avez osé mettre le gazole au prix de l’essence, tout en promettant une prime pour ceux qui travaillent à plus de 30 km de leur domicile. Ça, c’est votre « en même temps ». Prendre d’une main et redonner de l’autre !

    Non, je manifesterai aux côtés de centaines de milliers de vos sujets parce qu’en dix-huit mois, vous avez tué tout espoir de sortir la France du marasme et que vous êtes en train de l’éloigner de ses valeurs les plus fondamentales. Et vous n’avez pas eu tort, mardi matin, au micro d’Europe 1, de dénoncer ceux qui appellent à manifester « car on trouve souvent derrière beaucoup de choses qui n’ont rien à voir ensemble des gens qui veulent mettre le pays à l’arrêt ». Sauf que ces « colères légitimes », comme vous les décrivez, sont déclenchées par votre mauvaise gouvernance.

    La TICPE (anciennement TIPP) avec laquelle votre gouvernement joue si allègrement n’est, en fait, qu’un prétexte pour vous montrer que les sondages sont le reflet exact de ce que la majorité des Français pensent de vous, de vos actions, de vos bla-bla, de votre gouvernement. De votre laisser-faire. L’état de grâce dont vous avez bénéficié s’est effacé avec votre façon d’être, avec vos billevesées à répétition. Et je doute que votre pèlerinage sur les champs de bataille assaisonné de vibrantes déclarations change la donne.

    Donc, oui, M. Macron, nous allons être très, très nombreux (en tout cas, je le souhaite) à manifester notre mécontentement et à exiger l’abandon d’une politique sociétale, économique, européenne qui se révèle être désastreuse pour la France. Une politique qui divise la nation, qui nous oppose les uns aux autres. Une politique qui favorise l’immigration – pour bonne partie islamisée – et dont vous n’avez pas évalué les dangers : imposer dans dix, vingt, trente ans la charia, comme elle a commencé à le faire chez nos voisins belges et britanniques, dans de nombreux quartiers, voire des villes entières. Une politique qui, ne vous en déplaise, donne le sentiment permanent de favoriser les criminels aux dépens des victimes. Une politique qui a fait tragiquement disparaître la peur du gendarme, et ce n’est pas le couple Castaner-Nuñez qui réglera le problème des banlieues où la guerre civile couve, attendant patiemment son heure. Et que dire de votre projet d’amender la loi de 1905 au profit du seul islam, de l’adoption prochaine de la PMA, qui sera immanquablement suivie de la GPA…

    Oui, Monsieur Macron, nous serons le 17 dans la rue, sur les routes, aux péages, autour des ronds-points, pour vous faire enfin comprendre notre profonde déception. Votre entêtement, votre orgueil, votre façon d’avoir toujours raison ne peuvent pas durer encore trois ans.

    Le peuple français, dont vous voulez renier le patriotisme au profit d’une Europe technocratique, ne veut plus de votre arrogance.

    Nous envions les Hongrois d’avoir élu Viktor Orbán, qui défend son peuple malgré vos insultes.

    Puisse la raison l’emporter sur votre suffisance.

    Floris de Bonneville

    http://www.bvoltaire.fr/monsieur-macron-le-17-novembre-je-serai-dans-la-rue-pour-denoncer-votre-politique/

  • Que ce soit inorganisé est la meilleure chance que le 17 novembre soit l’occasion d’une convergence de toutes les colère

    Que ce soit inorganisé est la meilleure chance que le 17 novembre soit l’occasion d’une convergence de toutes les colères

    De Guillaume de Thieulloy dans les 4 Vérités :

    Depuis quelques jours, un appel à multiplier les blocages le 17 novembre se répand sur les réseaux sociaux, pour protester contre la hausse du prix des carburants (liée notamment au racket fiscal du gouvernement). J’ignore qui est derrière cet appel qui n’a pas été, à ma connaissance, revendiqué. En revanche, je dis tout net que, personnellement, je soutiens cette mobilisation et espère qu’elle aura le plus grand succès possible – et qu’elle ne sera qu’une étape dans l’expression du ras-le-bol multiforme des Français.

    C’est du populisme, me dira-t-on? Oui, sans doute, et alors? Bien sûr que je suis, dans cette affaire, du côté du populisme contre l’oligarchie qui piétine le peuple français! Ce que je trouve très intéressant dans cette mobilisation réside précisément dans ce qui la fait regarder avec mépris par les « bien-pensants »: son caractère inorganisé et son caractère de réaction épidermique. Que ce soit inorganisé est la meilleure chance que le 17 novembre soit l’occasion d’une convergence de toutes les colères.

    En 2014, j’avais soutenu « Jour de colère », cette manifestation qui réunissait des Français extrêmement différents et porteurs de colères variées. C’est la même logique de coalition des colères qui se révèle ici. Car, ne nous y trompons pas: ce n’est pas seulement la hausse des carburants et le racket fiscal qui sont en cause. C’est aussi l’ impuissance organisée de l’État. C’est l’insécurité. C’est l’immigration massive. Peut-être, d’ailleurs, le plus grave réside-t-il dans le décalage entre ce que l’État nous vole et ce qu’il en fait.

    Quand ils apprennent, à quelques jours d’ intervalle, que le prix moyen d’un litre de diesel est passé entre le 1er janvier et le 26 octobre 2018 de 1,39 à 1,51 euro, soit plus de 8,5 % de hausse en moins d’un an (et même pratiquement 40 % de hausse depuis le début de 2016), et que, dans plus de 300 villes, la nuit d’Halloween (fête d’ importation, comme la plupart de ceux qui ont pris part aux « festivités »!) a été le théâtre des cènes d’émeutes et de déprédations telles que la police était dépassée, les Français ont des raisons d’être en colère!

    Ce qui est en cause, c’est aussi l’arrogance des petits marquis qui se croient au-dessus des lois pourrissant nos vies.

    Le peuple français se réveille et c’est une excellente nouvelle. Bien sûr, il y a fort à parier que ce mouvement soit caricaturé. Mais l’exaspération est telle que les caricatures, les menaces ou les appels au calme n’ont plus aucun impact. Il est significatif, d’ailleurs, que cet appel aux blocages soit soutenu par des politiciens aussi différents que Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen ou Nicolas Dupont-Aignan. Ce mouvement du 17 novembre, c’est le cri de ras-le-bol des Français. Mais c’est aussi le sursaut d’une France qui ne veut pas mourir. D’une France qui refuse le sort que lui réserve cyniquement une oligarchie si manifestement anti-française. D’une France qui n’en peut plus d’assister à l’impuissance politique théorisée. D’une France qui veut reprendre en mains son destin politique confisqué par de prétendus experts et de prétendus représentants.

    On dira sans doute: une coalition de colères ne fait pas un programme de gouvernement. Certes. Mais c’est une raison de plus de travailler à l’alliance des conservateurs et des populistes qui triomphe partout en Europe et que M. Macron a justement désignée comme son ennemie. Car, avec cette alliance, non seulement nous disposerions d’un programme, mais nous disposerions aussi des personnes capables de le mettre en œuvre (et qui manquent cruellement au mouvement populiste).

    https://www.lesalonbeige.fr/que-ce-soit-inorganise-est-la-meilleure-chance-que-le-17-novembre-soit-loccasion-dune-convergence-de-toutes-les-coleres/

  • Manifestation du 17 novembre : alors, Jean-Luc, on y va ou pas ?

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    Et Clémentine, elle en dit quoi ?

    Un mouvement décidément embarrassant, que celui du 17 novembre pour protester contre l’augmentation du prix des carburants. Embarrassant, évidemment, pour le gouvernement qui aura du mal à se départir de son image de gouvernement des bobos qui roulent à trottinette et partent en vacances à l’autre bout de la Terre en avion qui, lui, ne vole pas à l’hybride…

    Embarrassant pour les centrales syndicales, nous l’avons écrit ici la semaine dernière. Par construction, c’est bien connu, les syndicats détestent être débordés par la base.

    Embarrassant, aussi, pour la gauche.

    D’abord, les socialistes, façon puzzle. Le Parti socialiste, lui, est clairement opposé à cette augmentation du prix des carburants. Ces « ténors » se relaient dans les matinales pour dénoncer l’injustice sociale que représentent ces hausses : la semaine dernière, sur RTL, Boris Vallaud, et lundi soir, sur franceinfo, la très aristocratique et parfaitement inconnue Christine Revault d’Allonnes, présidente du groupe PS au Parlement européen. « On n’empêchera pas les automobilistes qui ont besoin de se rendre à leur travail de continuer à mettre de l’essence dans leur véhicule », souligne-t-elle. Donc, injustice et inefficacité conjuguées ! Chez Benoît Hamon, patron du mouvement Génération.s, c’est à peu près du même baril.

    Même les écolos s’y mettent aussi. À quelques mois des élections européennes, faut savoir ce qu’on veut : sauver la maison EELV ou la planète ! Avec 7 % d’intentions de vote dans les sondages (8,95 % des voix en 2014)… Ainsi, le 12 octobre, Yannick Jadot déclarait, sur franceinfo : « Le gouvernement prend les automobilistes pour des vaches à lait. » Et, lui aussi, de dénoncer l’utilisation de l’enjeu écologique pour renflouer les caisses de l’État.

    Du côté de La France insoumise, Mélenchon, alors qu’il faisait son cinéma sur une scène de théâtre lillois le week-end dernier, déclarait que cette colère qui monte est juste, et sa fidèle lieutenante, Clémentine Autain, députée de Seine-Saint-Denis, s’est fendue d’un long post, dimanche, sur sa page Facebook, dans lequel elle explique se battre « pour une politique globale qui ne prendra pas les habitants des petites et moyennes villes, de la campagne et de la banlieue pour des gogos ».

    Au final, des arguments que l’on retrouve à droite de l’échiquier politique : LR, DLF et RN. Rarement, donc, un gouvernement n’aura fait autant consensus !

    En revanche, l’embarras est perceptible à gauche quant à la position à prendre par rapport à ce mouvement du 17 novembre. Comme le Rassemblement national et Debout la France ont apporté leur soutien, le chien de Pavlov sort de sa niche, la truffe à l’air mais la queue entre les jambes.

    Mélenchon, qui semble avoir fait un stage accéléré chez les jésuites, expliquait ainsi à Lille : « Des fachos se sont mis dedans, ce n’est pas bon pour la lutte. Parmi nos amis certains veulent y aller. Je vais leur dire quoi ? De ne pas y aller ? Ils vont me répondre : “Mais on est fâchés, pas fachos !” D’autres ne veulent pas mettre un pied là où il y a des fachos. Les deux positions se valent en dignité. » Des fachos ? C’est-à-dire ? Clémentine, elle, est plus explicite : « Je ne serai pas le 17 dans les blocages parce que je ne me vois pas défiler à l’appel de Minute et avec Marine Le Pen. »

    Intéressantes, certaines réactions sur la page Facebook de la députée : « Il faudrait quand même que tous les mouvements politiques cessent de tout ramener à eux… citoyens avant tout. » Ou encore : « Il doit rigoler le monarque en lisant vos coms. » Ceci n’est pas mal aussi : « Ce mouvement citoyen n’est pas né de la droite ou de l’“extrême droite” et leur présence est légitime en tant que citoyen français. » Ceci encore : « Je trouve le discours des Insoumis sur cette journée un peu compliqué. » Pas faux. Et une dernière, pour la route, si j’ose dire : « Une bonne analyse, mais une conclusion déplorable. + une faute politique. Le peuple n’est ni de droite, ni de gauche, vous le savez Clémentine, il est juste en colère… »

    Georges Michel

    http://www.bvoltaire.fr/manifestation-du-17-novembre-alors-jean-luc-on-y-va-ou-pas/

  • Des bonnets rouges aux gilets jaunes, cette sécession qui vient

    le-peuple-pays-reel-300x292.jpgSe déroulent aujourd’hui les élections de mi-mandat aux États-Unis dans lesquelles les adversaires de Donald Trump, et les médias Français ne sont pas en reste, espèrent voir un changement de majorité dans les deux chambres du Congrès, un coup d’arrêt porté à la politique isolationniste, protectionniste, anti-migrants initiée par le président américain. Si Donald Trump a beaucoup mouillé la chemise ces dernières semaines pour mobiliser ses partisans, multipliant les réunions publiques dans tout le pays, Emmanuel Macron  sera également toute la semaine sur les routes dans le cadre des diverses commémorations officielles du centenaire de la fin de la Grande Guerre. Une périple rebaptisé sous le vocable d’« itinérance mémorielle » par les tristes cuistres progressistes de la Mission du centenaire,  confiée au socialiste strauss-kahnien Joseph Zimet. Emmanuel Macron s’est en tout cas pour l’instant employé à éviter les bains de foule, conscient de la chute brutale de sa popularité. La colère qui ne cesse de monter contre la baisse pouvoir d’achat et la flambée  du prix des carburants ne devraient pas arranger son cas. Une hausse du prix à la pompe  (qui s’explique aussi par le fait que 60% du coût d’un litre d’essence correspond à des  taxes)  qui est légitimé au nom de la mise en place d’une fiscalité écologique. Pour autant, seule une faible partie (19% contre 21% en 2017…) des profits supplémentaires engrangés par l’Etat sur le dos des contribuables sera imputée en faveur de la transition écologique…

    « J’assume parfaitement que la fiscalité due au diesel soit au niveau de celle de l’essence et je préfère la taxation du carburant à la taxation du travail »a déclaré M. Macron… qui feint de ne pas voir que l’utilisation de la voiture par nos compatriotes est le plus souvent indispensable pour se rendre au travail et/ ou exercer son activité professionnelle. Assistera-t-on à la naissance d’un mouvement comparable à celui des Bonnets rouges en Bretagne en 2013 contre l’écotaxe voulue par le gouvernement Ayrault ? Un ras-le-bol populaire aux relents factieux présumait à l’époque la sous-direction de l’information générale (SDIG) de Rennes au ministère de l’Intérieur. le SDIG  expliquait alors que cette fronde bretonne « (prenait) des allures de jacquerie généralisée. » La manifestation organisée en décembre 2013 sous l’égide des Bonnets rouges, soutenue par le FN, avait réuni plusieurs dizaines de milliers de personnes, ouvriers, paysans, chefs d’entreprise, employés au coude-à-coude. Il faut aussi s’en souvenir, ce symbole de la résistance au fiscalisme confiscatoire avait fait bouillir de rage Jean-Luc Mélenchon. Il avait  fustigé « des gens qui défendent des intérêts particuliers, (qui) occupent tout le terrain », « les esclaves (qui) manifestent pour les droits de leurs maîtres(…). Le patronat et les cléricaux vont faire manifester les nigauds »!

    Cinq ans après, des appels à manifester un peu partout en France le samedi 17 novembre ont été lancés par le mouvement dit des gilets jaunes –les automobilistes sont invités à arborer sur leur tableau de bord ledit gilet. Une réaction qui a cette fois le soutien de l’ensemble des partis d’opposition.  Là aussi il s’agit pour les Français de clamer leur  ras-le-bol contre le fiscalisme confiscatoire, la hausse des prix du carburant.

    Dans l’état de sourde colère qui gagne le pays,  ce mouvement est en tout cas un sujet d’inquiétude pour les autorités.  Le site du magazine Challenges rapporte que « la mèche a été allumée par une pétition, en passe de recueillir un million de signatures. Elle a été lancée par Priscilla Ludosky, 32 ans, vendeuse de cosmétiques à distance et habitante de Savigny-le-Temple (Seine-et-Marne). Selon Le Parisien, qui s’est procuré les données de la plateforme Change.org, le texte séduit surtout les habitants de territoires peu couverts par les transports en commun, comme la Haute-Loire, la Haute-Saône et les Ardennes. A l’inverse, les habitants de Paris sont proportionnellement moins engagés dans le mouvement. »

    On l’aura compris,  c’est au sein de cette France des oubliés constate Bruno Gollnisch que la colère et le sentiment d’être matraqué, d’avoir été abandonné et trahi par la classe politicienne est le plus fort. Une France bien analysée par les ouvrages du géographe Christophe Guilluy qui mettent en lumière cette fracture entre la France des centre-villes , celle des gagnants de la mondialisation qui roulent en trottinette, en vélo ou  en Uber et la  France périphérique qui a un besoin vital de la voiture pour se déplacer. Français qui   représentent 60% de la population,  boutés hors des grandes villes –et fuyant quand ils le peuvent les banlieues et les communes plurielles- qui n’ont pas été protégés des ravages économiques sociaux, identitaires générés par l’idéologie  sans-frontiériste.

    Un peuple français non seulement abandonné mais qui subit aussi l’hostilité des élites, expliquait M. Guilluy au Point il y a quatre ans : «  Le racisme social fait partie du modèle de pensée dominante. L’idée qu’il faut rééduquer les masses et les remettre dans le droit chemin est très répandue dans la classe politique. Les catégories populaires sont perçues comme l’obstacle qui empêche la mondialisation d’avancer. On considère qu’elles votent mal, qu’elles s’égarent dans la religion – surtout quand il s’agit d‘islam – et que seule une bonne éducation des masses réglera la situation.»

    Christophe Guilluy considère que nous assistons au crépuscule de la France d’en haut,  titre de son dernier livre.  Il   soulignait de nouveau dans l’entretien qu’il avait accordé au magazine  Éléments en mai 2017  qu’ « il n’y a plus ni droite, ni gauche dans (les) catégories périphériques. » «L’ouvrier qu votait naguère à gauche et le rural qui votait à droite partagent la même perception du monde et adoptent les mêmes positions sur les médias, sur la mondialisation, sur l’immigration. C’est le modèle économique mondialisé qui a créé lui même sa propre contestation populiste. Le populisme est la traduction d’un processus de désaffiliation vieux de trente ans. Il s’est fait au rythme de la sortie de la classe moyenne: d’abord la classe ouvrière, ensuite les employés et les professions intermédiaires, autant de catégories populaires qui ne sont plus intégrées, ni politiquement, ni économiquement. La rupture est consommée. Il n’y aura pas de retour en arrière (…). La domination des partis de gouvernement est assez factice. En gros, la droite tient grâce aux retraités, la gauche grâce à la fonction publique, deux populations qui ne sont pas directement confrontées à la mondialisation. Le système se maintient grâce à ces catégories protégées de la mondialisation, et grâce aux populations qui en bénéficient, les bobos. »

    Et M. Guilluy de conclure: «Cette distorsion va s’inverser. Le système ne pourra éternellement s’arc-bouter sur des sociologies peu ou pas représentatives de la jeunesse ou de la population active. C’est ce qui me fait dire qu’on assiste au crépuscule de la France d’en haut. ». La multiplication des révoltes populaires, la sécession plus ou moins souterraine des Français vis-à-vis du  Système euromondialiste donnent du corps à l’analyse du géographe. Encore s’agit il de rappeler, encore et toujours, que le bulletin de vote RN reste l’arme la plus efficace pour amener au pouvoir cette alternative populaire, patriotique,  populiste, nationale dont nos compatriotes ressentent de plus en clairement le nécessité. Pour rendre enfin le pouvoir aux Français au sein de notre démocratie confisquée.

    https://gollnisch.com/2018/11/06/des-bonnets-rouges-aux-gilets-jaunes-cette-secession-qui-vient/

  • Carburants : les contre-feux d’Emmanuel Macron – Journal du mardi 6 novembre 2018

    Politique / Carburants : les contre-feux d’Emmanuel Macron
    Alors que la grogne des automobilistes se fait de plus en plus ressentir, Emmanuel Macron a enfilé son costume de pompier. Pour tenter d’éteindre l’incendie, le chef de l’Etat a mis en avant deux mesures loin de convaincre les réfractaires.

    International / Trump : des midterms en forme de référendum 
    C’est une étape cruciale pour Donald Trump. Les Américains sont appelés aux urnes pour les élections de mi mandat. Un scrutin qui s’est transformé en référendum sur le président… et dont les résultats pourraient surprendre.

    Politique / Islam : vers la fin de la loi de 1905 ? 
    Le président de la république envisage de réformer la loi de séparation de l’église et de l’Etat afin de restructurer l’islam en France.
    Des amendements qui témoignent d’un certain malaise vis à vis de la religion musulmane et ses liens avec plusieurs puissances étrangères.

    Société / Commerce : la dictature des applications de notation

    Serveur TVL

    Lien dailymotion
    https://www.tvlibertes.com/2018/11/06/26656/carburants-contre-feux-demmanuel-macron-journal-mardi-6-novembre-2018

  • Augmentation des taxes sur l’essence : une mesure de bobos parisiens

    Augmentation des taxes sur l’essence : une mesure de bobos parisiens

    Lu dans Minute :

    […] En un an, le prix du diesel a bondi de 24 % ! Dans certaines stations, il dépasse le prix de l’essence sans plomb. Et ce n’est pas fini puisque, au 1er janvier prochain, les taxes sur le diesel augmenteront encore de 6,5 centimes par litre contre une hausse de 2,9 centimes par litre pour l’essence. Or ce sont bien les taxes qui sont la cause de cette flambée, et de la baisse de pouvoir d’achat que celle-ci entraîne pour l’immense majorité des Français qui ne vivent pas à Paris.

    Selon les plus récentes données de l’Union française des industries pétrolières (Ufip), sur un litre de diesel à 1,44 euro, ce qui est déjà difficile à trouver, 85 centimes, soit 59 %, est dû aux taxes ! Sur un litre de SP 95, les taxes se montent à 62 % ! La part la plus importante est constituée par la TICPE, la taxe intérieur de consommation sur les produits énergétiques : 59 centimes par litre de diesel, qui seront 65 centimes en 2019 et 78 centimes en 2022 ! Qui plus est, cette taxe… est taxée ! La TICPE est soumise à la TVA ! Soit 20 % en plus d’impôt sur l’impôt ! Avec une TICPE de 59 centimes, cela fait 12 centimes de TVA. Sans compter la TVA qui est déjà appliquée au départ du calcul sur la matière brute qu’est le pétrole.

    Avec le litre de carburant qui va dépasser 1,50 euros le litre – 10 francs ! –, on vous laisse calculer le surcoût mensuel pour celui qui parcourt 80 kilomètres par jour juste pour aller à son travail et en revenir. Même s’il déclare des impôts aux frais réels, puisque la grille tarifaire n’a pas été réévaluée. Le sera-t-elle pour la déclaration 2019 ? Rien n’est moins sûr, puisque le but est de forcer les Français à réaliser la « transition énergétique ». Quelle belle formule !

    Or la « transition énergétique », c’est quoi ? Officiellement, cela consiste à passer des énergies fossiles, non renouvelables – et émettrices de gaz à effet de serre, tenues, selon la doxa officielle, pour responsables du réchauffement climatique –, à des énergies « propres » et renouvelables à l’infini. En réalité, c’est la dernière invention et, il faut le dire, l’une des plus géniales du capitalisme. Le problème principal du système capitaliste est que, quand le consommateur dispose de tout, il n’achète plus. D’où l’obsolescence programmée, qui a longtemps assuré un taux de renouvellement des objets anormal mais tout à fait profitable à leurs producteurs. Le procédé ayant été éventé, la nécessité de la « transition énergétique » est venue s’y substituer. En tirant les leçons des méthodes devenues inefficaces.

    Primo : puisqu’elle est « écologique », comprendre « morale » et « citoyenne », la « transition énergétique » bénéficie cette fois du soutien de toutes les associations et autorités morales qui, jusque-là, combattaient le capitalisme. Secundo : les Etats ayant été convaincus que tel était le seul moyen de « sauver la planète », ils prennent désormais toutes les mesures coercitives possibles et imaginables pour forcer les citoyens à acquérir de nouveaux matériels, en l’occurrence, ici, des « véhicules propres ».

    Nous n’en sommes pas encore à la situation du Danemark, où le premier ministre a annoncé vouloir « interdire la vente de nouvelles voitures essence et diesel » d’ici à 2030 mais nous y venons, puisque, déjà, les maires des principales capitales européennes, dont Paris, n’en voudront plus d’ici à 2025, et que la France songe à les bannir totalement à échéance de 2040 ! Le 17 novembre, ce n’est pas seulement contre l’exorbitant racket étatique qu’il faudra manifester, mais contre le rouleau compresseur capitalistique, qui n’a pas résolu un tout petit problème : pour qu’il puisse nous vendre des voitures électriques, encore faudrait-il qu’il nous laisse les moyens de les lui acheter.

    https://www.lesalonbeige.fr/augmentation-des-taxes-sur-lessence-une-mesure-de-bobos-parisiens/

  • Blocages du 17 novembre 2018 : les pages facebook

    ICI : https://www.facebook.com/search/str/blocages+17+novembre/keywords_pages

  • 17 novembre : à Angers aussi, un appel au blocage

    Crédit : M.B. partagé sur le groupe « Blocages 49 ».

    Lancé il y a quelques jours sur les réseaux sociaux, l’appel au blocage du 17 novembre se décline à Angers et dans le Maine-et-Loire. Sur Facebook, le groupe « Blocages 49 » compte près de 2500 membres.

    C’est la hausse des prix du carburant qui a mis le feu aux poudres. A l’heure où le litre de gazole égale voire dépasse le prix du litre de sans-plomb, les taxes prélevées par l’Etat sont considérées comme injuste par beaucoup de Français. En réaction, un appel à « bloquer l’économie » du pays a été lancé sur les réseaux sociaux pour le samedi 17 novembre. Sur Facebook, un groupe public pour le Maine-et-Loire a été lancé le 24 octobre, « Blocages 49 » compte près de 2500 membres.

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  • Blocage des routes du 17 novembre : le mouvement fait-il tache d’huile ?

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    78 % des Français soutiennent l’appel au blocage des routes le 17 novembre prochain pour protester contre l’augmentation du prix des carburants, selon un sondage réalisé pour Le Figaro et franceinfo. Difficile, d’ores et déjà, de qualifier cette colère qui monte dans le pays de « petite jacquerie d’extrême droite« , pour reprendre les mots du site macroniste TEAM MACRON.

    78 %, cela veut dire que 22 % des Français désapprouvent le mouvement, dirait M. de La Palice. 22 % : à deux petits pourcents près, c’est le score d’Emmanuel Macron au premier tour de l’élection présidentielle. De là à en tirer une conclusion électorale, c’est peut-être aller vite en besogne. Mais bon. Il est cependant très rare qu’un mouvement social ait un soutien aussi massif de la population. À titre de comparaison, le mouvement des cheminots, au printemps dernier, n’était soutenu que par 39 % des Français.

    Des chiffres à mettre en parallèle, d’ailleurs, avec le soutien des grandes centrales syndicales. La CGT, par exemple, était à fond les manettes dans le mouvement de grève à répétition qui emmerda les Français durant de longues semaines. En revanche, elle est debout sur le frein de parc face à ce mouvement du 17 novembre. « La colère peut s’entendre car le prix des produits pétroliers devient exorbitant et intenable. » Mais voilà : « Plusieurs partis d’extrême droite semblent être à la manœuvre. Ils se font le relais d’une action qui, au final, encouragera à mettre taxes, impôts et peut-être demain cotisations sociales dans une même logique… Nous sommes clairement dans une instrumentalisation de l’exaspération. » Comme le cholestérol, c’est bien connu, il y a les bons et les mauvais mouvements sociaux. À FO, on est plus subtil : « Si des membres de FO y participent, ils le feront à titre purement individuel. »

    Quoi qu’il en soit, le mouvement semble faire tache d’huile, si l’on en croit une rapide revue de la presse régionale. Ouest-France relate que 2.400 internautes se sont inscrits sur le groupe Facebook « Blocage contre la hausse du carburant et taxes Pontivy 17 novembre 2018 ». Selon France Bleu, rien qu’à Mont-de-Marsan, dans les Landes, près de 300 personnes se disent prêtes à participer au blocage. La Dépêche titre : « Hausse du prix des carburants : le 17 novembre, ils veulent bloquer l’Ariège. » 1.400 personnes ont dit qu’elles participeraient au mouvement dans ce petit département. Tout cela se passe par Internet, reste virtuel, se rassureront certains. Voire. Car des réunions se tiennent avec de vraies gens, dans de vraies salles. Ainsi, lundi dernier, dans le Vaucluse, c’est plus de 300 personnes qui étaient rassemblées pour une réunion, au Pontet, près d’Avignon, selon Le Dauphiné. À Dole, dans le Jura, ils étaient 70, jeudi 25 octobre, selon Le progrès, qui rapporte les propos du Jacquou le Croquant du Net local : « Si nous sommes 300 à 400 à participer, ça suffira pour bloquer une ville comme Dole. »

    Certes, de « petites jacqueries » ici et là ne font pas une révolution. Mais empruntons quelques instants la jolie machine à remonter le temps d’Emmanuel Macron, bloquée en double file dans les années 30, et allons plus loin dans l’Histoire. Arrêtons-nous en 1775, au début du règne de Louis XVI. La France connut alors des révoltes frumentaires qu’on appela la « guerre des farines », après que le prix de la farine, et donc du pain, avait fortement augmenté. Rien que dans le bassin parisien, plus de 120 émeutes ! Certains historiens virent même dans ce mouvement les prémices de la Révolution. Quatorze ans plus tard, vous me direz. Mais, aujourd’hui, tout va tellement plus vite avec les réseaux sociaux et tout ça… Bien évidemment, toute ressemblance, etc.

    Georges Michel

    http://www.bvoltaire.fr/blocage-des-routes-du-17-novembre-le-mouvement-fait-il-tache-dhuile/