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  • Qu’y a-t-il dans le grand débat ? – Journal du mardi 15 janvier 2019

     

    Société / Qu’y a-t-il dans le grand débat ?

    C’est parti pour l’enfumage. Ce mardi, Emmanuel Macron a donné le coup d’envoi du Grand débat national censé calmer la crise des Gilets Jaunes… Entre sujets tabous et thèmes sans intérêt… la manoeuvre peine à convaincre.

    Gilets Jaunes et médias : pourquoi tant de haine ?

    La caste médiatique toujours pétrifiée devant les Gilets Jaunes. Après deux mois de mobilisation, les mensonges de la presse subventionnée sont en passe de rompre définitivement les relations avec le mouvement.

    Education / Mineurs délinquants : faut-il sanctionner les parents?

    Sanctionner les parents des mineurs délinquants… L’idée n’est pas nouvelle mais refait surface avec Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education Nationale… Avantages et inconvénients dans cette édition.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/quy-a-t-il-dans-le-grand-debat-journal-du-mardi-15-janvier-2019

  • Saint-Leu-la-Forêt (95) : La préfecture refuse un projet de crèche et impose en catimini un centre d’hébergement d’urgence

    Saint-Leu-la-Forêt (95) : La préfecture refuse un projet de crèche et impose en catimini un centre d’hébergement d’urgence

    Pendant le lancement du grand débat national, l’étatisme se poursuit avec des décisions prises par les préfectures sans aucune concertation avec les élus locaux, preuve s’il en est que ce grand débat est un enfumage massif. Ce n’est pas la parole qu’il faut donner au peuple, mais le pouvoir, selon le principe de subsidiarité, bien rappelé dans le courrier ci-dessous.

    Sébastien Meurant, sénateur LR du Val d’Oise et ancien maire de Saint-Leu-la-Forêt, écrit au préfet :

  • #GrandDébatNational : la contribution de la Dissidence Française

    Communiqué de la Dissidence Française

    Enlisés dans la crise des Gilets Jaunes et incapables d’apporter des réponses concrètes à la colère des Français, Macron et son gouvernement ont annoncé le lancement d’un « Grand Débat National » destiné à recueillir les propositions et contributions des citoyens.

    Dans les faits, ce « Grand Débat » s’apparente davantage à une piètre tentative de sortie de crise d’un gouvernement aux abois qu’à une réelle volonté d’entendre la colère des Français.

    Sur la forme d’abord : inauguré le 15 décembre dernier, le site du CESE – dédié au recueil des « doléances des Français » – n’accepte plus de contributions ni de vote depuis le 4 janvier. Ainsi, la possibilité de déposer des contributions en ligne aura duré moins de 20 jours, durant la période des fêtes de fin d’année. Les contributions recueillies sont donc désormais en cours  « d’analyse et de synthèse » par le CESE qui se contentera de formuler un avis purement consultatif. Pire, certains ministres – comme Bruno Le Maire – ont d’ores et déjà annoncé que ce débat ne devait pas conduire « à détricoter ce qui avait été fait » par son gouvernement. Un enfumage qui n’est pas sans rappeler les « Etats généraux de la bioéthique » organisés il y a 6 mois par ce même gouvernement.

    Sur le fond ensuite : le « cadrage » des contributions exclu de fait des questions fondamentales comme celles de l’immigration, de l’insécurité ou de la bioéthique, et se borne à 4 thématiques : transition écologique, fiscalité et dépenses publiques, démocratie et citoyenneté, organisation de l’Etat et services publics.

    A défaut d’ouvrir la possibilité réelle d’une large concertation populaire, le gouvernement Macron a donc fait le choix délibéré de verrouiller ce débat, de museler la parole des Gilets Jaunes et de ne créer que l’illusion du dialogue. 

    La Dissidence Française dénonce ce simulacre de débat et réaffirme son soutien total à la mobilisation des Gilets Jaunes, que nous accompagnons sur le terrain depuis ses débuts.

    Voici les contributions de la DF sur chacune des 4 thématiques de ce débat :

    Transition écologique

    La crise écologique est une réalité : pollution de l’air, de l’eau et des sols, destruction de l’environnement, des paysages et de la biodiversité, dégradation de l’espérance de vie… Cette crise résulte d’abord et avant tout du système productiviste et du libre-échange mondialisé, et ne trouvera pas de réponse dans des demi-mesures punitives qui ciblent toujours les mêmes et escamotent les vrais enjeux. Seule une remise en cause de ce système hérité du siècle dernier pourra nous permettre de relever véritablement le défi de la transition écologique.

    Seule la Dissidence Française propose :

    • d’instaurer la détaxation de proximité permettant de moduler le prix d’un produit en fonction de la distance parcourue avant sa distribution ;
    • de relancer l’économie de nos territoires en favorisant les circuits courts ;
    • de consolider l’indépendance économique de la France en mettant un frein aux délocalisations et en protégeant nos entreprises du dumping social, fiscal et environnemental ;
    • de réduire drastiquement l’impact écologique de la société marchande en régulant la mondialisation sauvage.

    Fiscalité et dépenses publiques

    Avec plusieurs centaines de taxes et impôts différents, la France est la championne d’Europe des prélèvements obligatoires, qui ont absorbé près de 49% du PIB en 2017 (chiffres d’Eurostat). Un matraquage fiscal qui asphyxie l’économie réelle et les classes moyennes mais qui épargne les banques, les institutions financières et les firmes transnationales. Résultat : plus de 7 millions de chômeurs, 60 000 faillites d’entreprises par an et une précarité omniprésente qui mène des millions de ménages au surendettement.

    Seule la Dissidence Française propose :

    • de créer un choc de libération fiscale, en remplaçant progressivement l’ensemble des prélèvements obligatoires par une Taxe Unique sur l’ensemble des transactions électroniques et financières, d’un montant maximum de 9% ;
    • d’en finir avec avec l’immigration massive (dont le coût pour le contribuable oscille entre 80 et 100 milliards par an), en rétablissant nos frontières, en appliquant la préférence nationale, en organisant une politique de remigration, et en mettant fin aux versements des allocations dont bénéficient les étrangers en attente de régularisation ainsi qu’aux subventions destinées aux associations immigrationnistes ;
    • de briser les chaînes de l’usure, en séparant les activités bancaires spéculatives de celles de dépôt/crédit, en déclarant un moratoire sur le paiement de la dette et de ses intérêts, en lançant un audit approfondi de la dette, des taux d’intérêts consentis ces dernières décennies, et en renégociant la dette en vue d’un défaut de paiement partiel sauvegardant l’épargne des ménages français.

    Démocratie et citoyenneté

    Influences étrangères, pressions de lobbies communautaires, transferts de souveraineté à des instances européennes non-élues, déconnexion entre le pays réel et le pays légal, parisianisme… autant de symptômes d’une faillite de la démocratie parlementaire qui brade la souveraineté et l’indépendance de la France au seul profit d’une oligarchie hors-sol.

    Seule la Dissidence Française propose :

    • de rétablir notre indépendance en suspendant la participation de la France à l’Union Européenne, à l’OTAN, à la Zone Euro et aux Traités de Libre-Echanges Transatlantiques ;
    • de suspendre les fonctionnaires étrangers et binationaux, de révoquer les fonctionnaires et élus qui ont prêté le serment maçonnique, qui se sont rendus coupables des faits de fraude fiscale ou de trafic d’influence ;
    • de faire de la commune l’échelon démocratique fondamental, auquel un maximum de compétences sont transférées et où s’organisent régulièrement consultations citoyennes et référendum locaux ;
    • de réduire le nombre de parlementaires et de rendre les assemblées représentatives du peuple et des communes de France ;
    • d’encadrer la pratique des sondages d’opinion, de supprimer toutes les subventions à la presse, aux partis politiques, aux associations communautaires et aux syndicats ;
    • d’abroger les lois d’entrave à la liberté d’expression et à la recherche historique et de sanctuariser la neutralité du Net.

    Organisation de l’Etat et services publics

    La fracture entre la « France périphérique » et des métropoles engorgées s’accroît. La désertification des campagnes, la disparition des services publics de proximité, la répression routière et l’asphyxie financière des communes accentue la marginalisation de la France rurale. Il est urgent de rétablir la permanence des services publics et l’équilibre entre les territoires, et de donner un nouveau souffle aux communes de France.

    Seule la Dissidence Française propose :

    • de placer sous contrôle public les entreprises des secteurs stratégiques, de renationaliser les autoroutes, et de revenir au 90km/h sur le réseau secondaire ;
    • de lancer un vaste programme de simplification des formalités administratives pour les particuliers comme pour les entreprises ;
    • de mettre un terme à la désertification des campagnes, aux fermetures de services publics de proximité et aux privatisations des entreprises publiques ;
    • de préserver l’autonomie des communes et leurs dotations, de démanteler le mille-feuille administratif en transférant aux communes et à l’Etat la plupart des compétences des échelons départementaux et régionaux.

    Si vous partagez nos analyses et nos propositions, nous vous invitons à participer à ce débat en relayant la contribution de la Dissidence Française, notamment dans les mairies qui ont prévu un cahier de doléances dans le cadre de cette consultation.

    Vous pouvez télécharger et imprimer notre contribution en PDF en cliquant sur l’image ci-dessous :

  • Pandore et sa deuxième boîte

    6a00d8341c715453ef022ad3afc029200d-320wi.jpgL'avant débat, consacré aux limites que le pouvoir imagine pouvoir tracer, pour freiner la libre expression des Français. Cela demeure encore aujourd'hui dans le registre comique. Nous devrions profiter de ce répit, avant qu'il tourne au tragique, pour souligner les inconstances, les incertitudes et, à de nombreux égards, les incongruités de celui que l’on n'appelle plus Jupiter, encore moins le Maître des Horloges, sinon par dérision.

    Nouveau revirement en effet dans sa Lettre aux Français : le président revient à la case qu'il avait effleurée dans son allocution du 10 décembre. On pourra donc parler de l’immigration.

    Remarquons qu’à l’instant, comme cela vient de sortir, cela risque de se révéler provisoire : le curseur proposé se préoccuperait de quotas.

    Campons bien au départ les trois points de vue concurrents. Ils sont appelés à se partager l'opinion, évidemment divisée.

    Première approche : celle des gens aux yeux desquels on n'en fait jamais assez au bénéfice des migrants d'où qu'ils viennent, quels que soient leurs effectifs. Le quotidien Le Monde dans son édition faussement datée du 15 janvier en fait les seuls dignes d'intérêt. Le journal nous assène ainsi les déclarations immigrationnistes comme s'il s'agissait d'expertises scientifiques.

    Nous apprenons ainsi que Pierre Henry, directeur de France Terre d’asile "reste perplexe sur l’opportunité de jeter cette question au milieu de ce grand brouhaha, de ce bazar aux idées courtes." Cet homme aux idées longues s'inquiète de voir se déployer un débat "dans l’hystérie et la surenchère". On ne peut que lui donner raison. Mais cela vaut pour tout le processus, imitant les États Généraux de 1789, sans même recourir aux élections, et pas seulement pour cette question-là. François Gemenne est présenté comme spécialiste des mouvements migratoires en sa qualité de chercheur à l’université de Liège. Il déclare, sur le mode péremptoire : "Les migrations sont un sujet dont il faut débattre mais le faire ici, cela sous-entend qu’elles sont responsables du déclassement dont les gilets jaunes se plaignent et cela peut vite déboucher sur la désignation de boucs émissaires." Enfin parmi les trop nombreux députés du parti présidentiel La République en marche, le journal a trouvé un certain Aurélien Taché, qui reste, nous dit-on, mitigé : "Dans une société où on réfléchit aux enjeux de citoyenneté, il est normal qu’on évoque le sujet si c’est pour avoir une politique migratoire claire. En revanche, il est étonnant qu’il apparaisse de façon aussi précise sans que le président n’en ait parlé avec sa majorité et alors que ça n’était pas remonté du mouvement des gilets jaunes."

    On se retrouve donc en lisant tous ces doctes avis dans une séance de catéchisme humanitaire, irréfutablement renforcé de fausse connaissance, où les derniers rogatons démocrates chrétiens concurrencent en platitude les plus urticants francs-maçons.

    Deuxième attitude : celle des technocrates qui entrent dans le jeu des quotas. Notons que François Fillon, candidat malheureux en 2017 allait dans ce sens. On planifierait comme cela des chiffres passoires. On quantifierait sur le papier, tout en admettant des exceptions présentées pour obligatoires, destinées à submerger la règle. On continuerait ainsi avec le regroupement familial à sens unique, sur le territoire de l'Hexagone. On disserterait sur l'extension de ce droit aux enfants quasi adoptifs, sachant que l'islam récuse l'adoption. On reprendrait la formule jésuitico-macronienne de nos soi-disant obligations en matière d'asile. Moyennant quoi l'invasion continuera.

    Troisième et dernier point de vue : on permet de s'exprimer au ressenti de 80 % des Français. Il rejoint celui de 80 % des Européens. On mesurera peut-être avec une règle millimétrée un petit plus ou un petit moins selon le degré d'exposition au fait migratoire.

    Leur réponse tient en trois mots : ras le bol.

    Cela veut dire, mon prince, que le sentiment populaire, que l'on taxera de populiste, pourquoi pas, si l'on ouvre véritablement le débat, se traduira par des quotas négatifs. Et par quelques questions indiscrètes. Combien de reconduites à la frontière ? Combien d'inactifs expulsés ? Combien d'imams polygames que l'on cessera de subventionner par des allocations familiales ? etc.

    Dernière solution, certes : l'État tente, une fois de plus, de falsifier la libre expression des opinions, en intimidant les participants.

    Le Figaro du 10 janvier s'inquiétait, sans doute juste titre, d'une ouverture de la boîte de Pandore des hausses d'impôts. Une boîte peut en cacher une autre.

    JG Malliarakis

    https://www.insolent.fr/

  • L’Etat matraque les automobilistes… et pleure la fermeture de l’usine Ford

    L’Etat matraque les automobilistes… et pleure la fermeture de l’usine Ford

    Ford Motor Company (FMC) a annoncé, le 13 décembre 2018, vouloir fermer sa filiale Ford Aquitaine Industries (FAI) installée à Blanquefort dans la banlieue bordelaise. Cette fermeture est la conséquence directe du rejet par Ford de l’offre de reprise faite par le groupe belge Punch Powerglide. L’établissement, qui compte aujourd’hui 850 collaborateurs, va donc fermer en août 2019. Bien évidemment, c’est un drame pour les salariés concernés et leurs familles, et pour l’économie locale.

    Sur le plan des hauts cris, on peut dire que nous avons été servis. Le maire de la commune, Véronique Ferreira, a parlé d’une « décision incompréhensible ». Alain Juppé, le président de Bordeaux Métropole, a fait part de son « indignation ». Le président de la région Nouvelle Aquitaine, Alain Rousset, a qualifié cette décision de « totalement inadmissible ». Jean-Luc Gleyze, président du département, et Christine Bost, vice-présidente, ont écrit : « Nous sommes scandalisés par la stratégie du Groupe Ford. Une stratégie indigne au regard des 7 milliards d’euros de profits que le Groupe a dégagés en 2017 ». Quant à Bruno Le Maire, le ministre de l’économie, il a déclaré devant les députés :

    « Je suis écœuré. Je suis révolté par cette décision qui ne se justifie que par la volonté de Ford de faire monter son cours de Bourse. Je veux dénoncer la lâcheté de Ford à qui je demande de parler depuis trois jours et qui n’a même pas eu le courage de prendre le ministre de l’Économie et des Finances au téléphone. Je veux dénoncer le mensonge de Ford qui dit dans son communiqué que l’offre de Punch n’est pas crédible. […] Je veux dénoncer la trahison de Ford vis-à-vis des plus de 800 salariés du site de Blanquefort à qui je veux rendre hommage. Parce qu’ils avaient accepté de réduire leurs salaires, de réduire leurs RTT, de faire des efforts considérables » (…) Ils ont été trahis par Ford. Les salariés, les syndicats, Philippe Poutou ont été à la hauteur de leurs responsabilités, là où Ford ne l’a pas été ».

    Il n’aura pas échappé au lecteur attentif que le ministre de l’économie a jeté des fleurs à Philippe Poutou. L’ancien candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) aux élections présidentielles de 2012 (1,15 % des voix) et 2017 (1,09 %), passablement oublié depuis, a en effet envahi les médias à cette occasion au titre de représentant CGT du personnel de l’usine. Mais peut-on vraiment accorder un quelconque crédit en matière de gestion d’entreprise à Philippe Poutou et à ses collègues de la CGT ?

    Bien sûr, Emmanuel Macron aussi y est allé de son couplet. Il a déclaré :

    « Je crois à une économie sociale de marché, mais je ne crois pas au cynisme et je considère que le geste fait par Ford est un geste hostile et inacceptable ».

    […] Les pouvoirs publics, qui distribuent des subventions d’une main, contraignent les automobilistes de l’autre main : taxes multiples et importantes, limitations de vitesse, contrôles techniques toujours plus sévères… Sans compter la politique visant à exclure l’automobile des villes et à créer des bouchons. Faut-il vraiment s’étonner que les Français roulent moins et achètent moins de voitures ? Et l’offre toujours plus abondante de véhicules en location ou en partage, tout comme le transport partagé (Blablacar par exemple), n’arrangent rien.

    Par ailleurs, si la croissance du secteur est ailleurs qu’en Europe, il paraît évident que celle des usines automobiles est alors plutôt principalement située en Asie. Bref, le marché automobile est en mutation. Il est donc normal que des centres de production ferment pendant que d’autres ouvrent ailleurs.

    L’usine de Blanquefort fabrique des boîtes de vitesse automatiques et la maison-mère a décidé de s’en séparer car elle se trouve aujourd’hui en surcapacité. En effet, la demande de boîtes automatiques, si elle progresse de manière continue en Europe, est tout de même moins élevée que prévue. Par exemple, pour la Ford Fiesta qui est sans doute le véhicule le plus vendu de la marque, les boîtes automatiques ne représentent que 6 % des ventes. Ensuite, le marché évolue toujours davantage vers l’électrique qui ne demande pas de transmissions automatiques traditionnelles. C’est une autre technologie qui est mise en œuvre.

    Ainsi Ford n’a pas vraiment d’autres choix que de fermer une usine parmi les trois que possède le constructeur américain. Malheureusement, le choix est vite fait puisque les autres usines sont implantées aux États-Unis (marché-roi de l’automatique) et en Asie (marché en pleine expansion). Produire à Bordeaux pour livrer Chicago, Kansas City, Haiduong (Vietnam) ou Chennai (Inde) n’aurait pas grand sens économique, pas plus que logistique ou écologique.

    Ford détient toujours en partie l’autre usine de Blanquefort, qui fabrique des boîtes de vitesse manuelles. Une partie du capital a été cédée en 2000 au groupe allemand Getrag (qui appartient désormais au groupe canadien Magna). Mais les boîtes de vitesse manuelles ne sont pas vraiment menacées en Europe puisque les trois quarts des voitures en sont équipées.

    D’une manière générale, Ford n’est pas en bonne santé en Europe. Sa part de marché est passée de 11 % en 2000 à 6,4 % en 2018. L’entreprise a ainsi annoncé le 10 janvier une réorganisation de ses activités avec, à la clé, des suppressions d’emplois. Par exemple, la production des monospaces va être arrêtée en Allemagne, et le sort de la co-entreprise Ford Sollers en Russie est en suspens.

    Ford ne veut pas céder l’usine

    Ford a déjà cédé FAI en 2009 au groupe HZ Holding. Mais ce dernier n’a pas réussi à développer la production dans l’éolien comme prévu et a connu alors des difficultés financières importantes. Résultat des courses : Ford a racheté son usine en 2011. Le constructeur anticipait alors un sursaut du marché russe et a même investi 160 millions d’euros pour développer l’outil de production.

    Chat échaudé craignant l’eau froide, on comprend que le géant américain soit très prudent vis-à-vis de l’offre de Punch Powerglide. Ford estime, en effet, que le groupe belge n’offre pas suffisamment de garanties et que ses projets de développement sont financièrement mal assurés. Il pense, par conséquent, qu’il est préférable de fermer l’usine et de mettre en place un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) en bonne et due forme. En effet, s’il vendait son usine à un repreneur qui faisait faillite dans les 18 mois suivants, Ford pourrait être condamné par les tribunaux français à reprendre tout ou partie du passif de l’entreprise !

    Nous pourrions ajouter que Ford, dont la production de boîtes de vitesse automatiques est en surcapacité, n’a aucun intérêt à voir son usine partir dans les mains d’un concurrent avec le risque de voir se dégrader la situation de ses autres usines. […]

    Ce qui est étonnant dans cette histoire, c’est bien la persévérance crasse des politiques dans l’erreur. L’exécutif girondin, par la bouche de Jean-Luc Gleyze et Christine Bost, déjà cités, ont souligné que « le constructeur a bénéficié il y a cinq ans de 26 millions d’euros de subventions publiques » et ont ajouté « Bien entendu, nous exigerons de Ford le remboursement des aides perçues ». D’autres élus ont entonné le même refrain.

    Il convient tout de même de préciser que dans ces 26 millions d’euros figurent 13,5 millions au titre du chômage partiel. FAI en a bénéficié comme n’importe quel employeur en faisant la demande et répondant aux critères définis dans la loi. Demander le remboursement de cette somme au seul Ford serait curieux.

    Quant aux 12,5 millions d’euros restants, ils ont été octroyés à FAI après signature d’un contrat-cadre qui a fixé des objectifs notamment en termes de maintien des emplois. La convention signée en mai 2013 pour 5 ans prévoyait le maintien de 1 000 emplois. Les aides étaient allouées au prorata du nombre d’emplois maintenus. Quand le bilan du contrat-cadre a été fait en mai 2018, FAI comptait environ 980 emplois sur le site. L’entreprise était donc éligible pour percevoir non pas 100 % des 12,5 millions, mais 98 % de ceux-ci.

    Ford, a priori, a donc rempli ses obligations. Ce que les élus girondins savent parfaitement. Leurs demandes sont, par conséquent, illégitimes et complètement démagogiques.

    Ce qui est formidable ici, c’est que ces politiques sont prêts à recommencer. La région et la métropole voulaient apporter 12,5 millions d’euros d’aide au projet de Punch Powerglide, et l’État 5 millions d’euros. Pour quoi faire ? Pour pousser de nouveau des hauts cris dans cinq ans quand le repreneur mettra la clé sous la porte ? Ces aides montrent d’ailleurs que le projet de Punch Powerglide n’était pas si sûr que cela. On comprend mieux les réserves de Ford. Les subventions aux entreprises en difficulté ne servent à rien. Le cas de FAI en est un bon exemple, parmi tant d’autres.

    Au lieu de distribuer des subventions en pure perte, les collectivités locales et l’État feraient mieux de baisser la fiscalité sur les entreprises. Celles-ci seraient alors plus compétitives, elles pourraient investir puis embaucher. Et si les pouvoirs publics veulent vraiment dépenser de l’argent qu’ils le fassent pour développer les infrastructures nécessaires au développement économique, comme les routes, assurer la sécurité et la libre circulation des biens et des personnes, plutôt que de laisser la voie libre aux casseurs ou laisser perdurer le blocage des ronds-points.

    https://www.lesalonbeige.fr/letat-matraque-les-automobilistes-et-pleure-la-fermeture-de-lusine-ford/

  • Selon le magistrat Charles Prats : 1,8 millions de faux numéros de sécurité sociale, 80% des faux documents sont d’origine algérienne, marocaine, congolaise, et malienne. Estimation : 20 milliards d’euros de fraude par an (MàJ : vidéo)

    15/01/2019

    Charles Prats détaille les faits sur France 5

    20/12/2018

    La journaliste Géraldine Woessner contredit les affirmations de Charles Prats qui lui répond

    Charles Prats :

    Ex-magistrat de la délégation nationale à la lutte contre la fraude (DNLF) au ministère du budget, ancien juge d’instruction, ancien inspecteur des douanes à la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED). Toujours magistrat du siège (dans une cour d’appel), toujours membre du conseil scientifique du CSFRS (le conseil supérieur de la formation et de la recherche stratégique)

    Lire la suite ici

  • Gilets Jaunes, Éric Drouet n’a qu’une réponse à la lettre de Macron: le RIC

    Le samedi, le président Macron fait tabasser les français, le dimanche, écrit une lettre, comme si rien ne s’était passé, alors qu’un pompier et père de 3 enfants est plongé dans le coma, touché par un tir de flashball à Bordeaux

    Jade Toussay

    GILETS JAUNES – La réponse d’Éric Drouet à la lettre d’Emmanuel Macron tient en trois lettres: R.I.C. Dans un communiqué publié ce lundi 14 janvier, ce leader des gilets jaunes a fait savoir à Emmanuel Macron que seul un Référendum d’Initiative Citoyenne pouvait permettre le « retour à l’apaisement ».

    « La solution nous vous la donnons », écrivent les auteurs du communiqué publié sur la page Facebook « la france en colère !!! ». Le groupe porté par Éric Drouet n’a qu’une revendication: la mise en place du « RIC en toutes matières », c’est-à-dire un référendum qui cumule des pouvoirs législatif, révocatoire, constituant (la capacité à modifier la Constitution) et exécutif (abroger ou non les traités).

    huffingtonpost.fr

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  • Le « Grand débat » est un piège !

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    Par Étienne Tarride, avocat ♦ Pour Etienne Tarride, le « Grand débat » proposé par Emmanuel Macron et son gouvernement est plus dangereux qu’on l’imagine. Un pas de plus vers la « post-démocratie ». Explications.

    Dans une Démocratie, le débat a lieu tous les jours et n’est pas limité à des dates décidées par les pouvoirs publics. Dans une Démocratie, chacun des citoyens décide de quoi il veut parler et quand il veut en parler. Or, de même que les gens du pouvoir et ceux des médias dominants indiquent aux opposants, aujourd’hui, qu’ils veulent refaire l’élection de 2017 dès qu’ils émettent une critique, il y a fort à parier qu’ils leur diront demain qu’il n’est plus temps de donner son opinion puisque le débat est clos.

    Pourquoi ne pas décider, dans la foulée, que les élections auront désormais lieu l’année et le jour fixés par le pouvoir sans s’attacher à un vieux calendrier dépassé ? Pourquoi ne pas décider que les manifestations ne pourront se tenir que dans les lieux choisis par le pouvoir et que les revendications non déclarées à la préfecture trois jours à l’avance au moins exposeront leurs auteurs à des sanctions pénales ?

    Le « Grand Débat », moment autorisé de critiques et de propositions suivi du silence dans les rangs, est un pas de plus vers une post-démocratie vers laquelle nous avançons en pente douce. Une post-Démocratie qui n’est pas une dictature mais qui fait litière de nombre nos droits d’expression.

    Si la situation se présente ainsi,c’est d’abord du fait des partis politiques qui ne remplissent plus leur rôle. Ce sont les partis politiques qui ont pour mission première d’organiser des débats puis d’en faire remonter les conclusions vers les pouvoirs législatif et exécutif. Ils se sont tous montré défaillants et se sont transformés en des écuries présidentielles.

    La « République En Marche » a, de ce point de vue une responsabilité principale. Ce parti détient le pouvoir exécutif et l’essentiel du pouvoir législatif. L’organisation du pseudo Grand Débat montre d’abord que ce parti n’a pas su mener de débats en son sein ce qui était pourtant, à en croire son candidat pendant la campagne, sa vocation première. Convoquer un débat public pour tenter d’effacer cette carence est une opération à la limite de l’abus de pouvoir. Votre débat, faites- le chez vous d’abord.

    Le débat, continuons à le faire chez nous sans nous préoccuper des oukases publics. Apprenons à débattre avec des gens que nous estimons éloignés de nous et dont certains le sont peut-être moins que nous le croyons aujourd’hui. Je ne crois pas qu’il soit impossible de nous rapprocher sur quatre points capitaux :

    • L’Europe de Nations
    • L’immigration voulue et non subie
    • Une meilleure distribution des richesses
    • La réforme des institutions par une Constituante.

    Mais le « Grand Débat » à la Macron, c’est non.

    Etienne Tarride 12/01/2018

    https://www.polemia.com/grand-debat-piege/

  • Du grand débat… à la grande débâcle, par Ivan Rioufol

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    Le grand débat s’achemine-t-il vers la grande débâcle ? L’amateurisme et la confusion sont tels, au sommet de l’Etat, que la méfiance entache déjà l’initiative d’Emmanuel Macron, qui devrait débuter le 15 janvier. Conçue il y a un mois, dans l’improvisation de l’urgence, pour répondre à la révolte des Gilets jaunes, cette ouverture à la parole libre semble prendre peur de ce qui pourrait être dit par des Français longtemps bâillonnés. “N’y-a-t-il pas danger à laisser le peuple s’exprimer librement ?”, interrogeait la journaliste Audrey Crespo-Mara, lundi sur Europe 1, en recevant Chantal Jouanno, avant que la présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) ne démissionne le lendemain de son rôle d’organisatrice.

    De fait, le pouvoir semble redouter les effets d’une libération des opinions, actuellement entravées par la pensée conforme et le politiquement correct. Hier, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a rappelé l’exigence d’un encadrement, en excluant par exemple la remise en cause du mariage homosexuel (revendication prioritaire qui ressort de la consultation en ligne lancée par le Conseil économique, social et environnemental), mais aussi l’immigration ou la PMA pour toutes. Ce carcan idéologique ne peut qu’être rejeté par des Gilets jaunes, qui remettent justement en cause le jacobinisme, le pouvoir vertical et le fait du prince. De surcroît, le chef de l’Etat a réaffirmé, vendredi, qu’il entendait dès à présent poursuivre, et “plus radicalement”, sa politique. A quoi bon dès lors organiser une telle mascarade – une de plus – sinon pour avaliser un agenda officiel prévoyant notamment la poursuite de la politique de transition écologique et la réforme constitutionnelle ?

    En réalité, l’Elysée joue un jeu insincère et pervers avec ce débat qu’il désire si peu. Insincère dans la mesure où rien ne vient garantir, pour le moment en tout cas, l’écoute et le suivi des mises en accusation d’un pouvoir hors sol. Pervers avec la mise en discussion, dans l’ordre du jour officiel, du maintien de la taxe d’habitation pour les 20% des Français les plus riches : alors que le pays se fracture et se laisse envahir par la haine, il y a une sorte de sadisme à montrer du doigt les plus riches, accentuant les ressentiments entre les Français. Toutes ces manœuvres maladroites ont-elles incité Chantal Jouanno à démissionner de sa mission de pilote du grand débat ? La polémique née de son salaire – 14.700 euros bruts par mois à la tête de la CNDP – a sans doute été pour elle un prétexte opportun pour quitter à son tour le Titanic (tout en se gardant de démissionner de sa fonction rémunératrice).

    Si l’enjeu est bien, notamment, de réconcilier l’oligarchie technocratique avec le peuple oublié et méprisé, il reste désormais à poser également dans la discussion la légitimité des rémunérations de la haute fonction publique, mais aussi la légitimité des recasements amicaux dans les juteuses Autorités administratives indépendantes et autres comités Théodule qui coûtent également “un pognon de dingue”, pour reprendre l’expression que Macron avait réservé pour les minima sociaux. Le peuple a suffisamment été berné pour ne plus vouloir s’entendre dire : “Cause toujours, tu m’intéresses”.

    Ivan Rioufol

    Texte daté du 9 janvier 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

    https://fr.novopress.info/

  • Imaginez ce que nos médias diraient si c’étaient Poutine ou Orbán qui réprimaient ainsi des manifestants

    Imaginez ce que nos médias diraient si c’étaient Poutine ou Orbán qui réprimaient ainsi des manifestants

    Jean-Yves Le Gallou analyse les violences qui émaillent les manifestations des gilets jaunes.

    Il y a dans toute manifestation un potentiel de violences. Parce que des manifestants veulent souvent aller un peu plus loin que ce que leur autorise la police. Et que celle-ci dispose du monopole de la violence légitime dont il peut lui arriver de faire un usage disproportionné. Il y a eu des violences en 1968, en 1986 (contre la loi Devaquet), en 2006 (contre le contrat première embauche), en 2013/2014 (contre la loi Taubira) et aujourd’hui avec les gilets jaunes.

    Quelles sont les différences, alors ?

    La première différence tient au traitement médiatique ! Généralement, les médias se focalisent sur les « violences policières » contre les manifestants et, le cas échéant, les journalistes, et sont moins diserts sur les provocations des manifestants. Ce fut le cas en 1968, 1986, 2006. Avec les gilets jaunes comme pour la Manif pour tous, ils insistent beaucoup plus sur les « violences des manifestants ». Par parti pris idéologique particulièrement visible lors de la Manif pour tous, qui fut pourtant très policée – pour ne pas dire davantage – mais dont le moindre « débordement » était dénoncé, y compris par les… organisateurs de LMPT.

    Avec les gilets jaunes, n’y a-t-il pas davantage de violences de la part des manifestants ?

    Oui, bien sûr. Pour plusieurs raisons. Ce sont des manifestations spontanées sans service d’ordre. Et où des éléments radicaux peuvent donner un ton offensif. De nombreux manifestants ont aussi le sentiment d’être méprisés et comme beaucoup sont des hommes jeunes, pas toujours assis derrière une chaise, cela donne des manifestations plus « physiques ». Ajoutons à cela les consignes provocatrices du gouvernement.

    Qu’entendez-vous là ?

    Le gazage massif de foules pacifiques… ce qui peut les rendre – légitimement – « haineuses ». En voulez-vous un exemple ? À l’acte II sur les Champs-Élysées (le 1er décembre), la police a engagé les canons à eau dès 10 heures du matin et a gazé les Champs–Élysées sur 1,5 kilomètre. Ce qui a énervé des gens tranquilles situés à plusieurs centaines de mètres des barrages de police. Cette pratique s’est étendue aux grandes villes de province. C’est ce qui a radicalisé beaucoup de gilets jaunes, parfois entraînés par des éléments plus aguerris venus souvent de l’extrême gauche. Mais cela ne justifie pas les violences policières qui se sont multipliées.

    Rappelez-nous les chiffres.

    Plus de 5.000 interpellations, des milliers de gardes à vue, des centaines de mandats de dépôt et d’incarcérations, près de 2.000 blessés, des dizaines de fractures faciales, 12 éborgné(e)s, des fractures du crâne, et ce, dans le silence quasi total des grands médias français… Imaginez ce qu’ils diraient si c’était Poutine ou Orbán qui réprimait ainsi des manifestants chez eux ! Ce serait 20 minutes au 20 heures tous les soirs. Imaginez ce qu’ils diraient si les victimes venaient des quartiers de l’immigration ! Souvenez-vous du battage fait autour du mythomane escroc Théo, prétendument victime d’un viol à Aulnay. Mais là, cela ne compte pas : les victimes sont, pour l’essentiel, des Français ou des Françaises de souche. Vous parlez, quelle importance !

    Mais il faut bien que la police se défende et maintienne l’ordre.

    Certes. Mais c’est à se demander si les consignes qu’elle reçoit du trio infernal Castaner-Philippe-Macron – et qu’elle exécute – ne sont pas des consignes de guerre civile !

    Vous n’exagérez pas un peu ? Qu’est-ce qui vous permet de dire cela ?

    Il me semble que ce sont des consignes implicites. Si les policiers ne se sentaient pas « couverts », ils seraient beaucoup plus prudents. Et d’après de nombreux témoignages de policiers (policiers en colère, notamment), c’est la hiérarchie qui donne les ordres d’utiliser les tirs tendus. Or, la hiérarchie, c’est le ministre, le préfet puis le commissaire et/ou l’officier de gendarmerie.

    La répression actuelle s’éloigne totalement des règles habituelles du maintien de l’ordre à la française :
    – par l’usage massif du canon à eau,
    – par l’engagement de blindés,
    – par la venue des forces de l’ordre au contact des manifestants,
    – par des passages à tabac,
    – par le rétablissement des équipes de voltigeurs,
    – par l’usage massif des grenades lacrymogènes, y compris sur des foules éloignées des forces de l’ordre (depuis les toits, voire – à vérifier – par hélicoptère),
    – par l’usage injustifié de grenades de désencerclement,
    – par la banalisation des tirs par lanceurs de balle de défense dont l’usage est, théoriquement, interdit en manifestations,
    – par les tirs tendus de grenades.

    Oui, mais c’est sans doute nécessaire.

    Exceptionnellement, sans doute. De manière systématique et disproportionnée, sûrement pas !

    Je vais vous citer le cas de la jeune Fiorina, éborgnée le 8 décembre. Elle manifestait pour la première fois avec son fiancé. Castaner avait annoncé que les Champs-Élysées seraient accessibles… pour mieux les fermer. Quand Fiorina a vu que la situation se tendait, elle a cherché à en sortir. Elle en a été empêchée par un cordon de gendarmes. Elle est restée bloquée plus d’une heure. Quand il y a eu des échauffourées sur le versant sud des Champs-Élysées, elle est passée sur le versant nord comme beaucoup de manifestants pacifiques. Les CRS ont alors grenadé ces manifestants pacifiques qui s’éloignaient d’eux. Fiorina a perdu l’œil gauche et a eu la mâchoire fracturée par un tir tendu. Malheureusement pour Castaner, toutes les vidéos confirment ce point de vue. C’est lui qui devra rendre des comptes un jour, et pas seulement le CRS qui a tiré.

    C’est un cas particulier ?

    Non, des éborgnés, il y en a plus d’une dizaine, dont au moins deux jeunes femmes, et des mâchoires ou des membres fracturés, des dizaines d’autres. Et pour beaucoup, il s’agit de manifestants pacifiques. J’ai recueilli de nombreux témoignages, notamment de jeunes femmes, qui montrent que la doctrine de répression est la suivante : créer des nasses (pour faire du chiffre d’interpellations) et canarder des manifestants pacifiques pour les dissuader de revenir.

    Comment est-ce possible ?

    Grâce à la complicité des médias qui mettent en exergue les violences de certains manifestants, souvent en les sortant du contexte, comme pour le « boxeur » ou les « voltigeurs » en haut des Champs-Élysées. Et surtout en faisant le silence ou en minorant les violences policières. Avec les médias, c’est toujours deux poids deux mesures : d’habitude, tout contre les « violences policières » ; là, tout contre les « violences des manifestants ». […]

    https://www.lesalonbeige.fr/imaginez-ce-que-nos-medias-diraient-si-cetaient-poutine-ou-orban-qui-reprimaient-ainsi-des-manifestants/

  • Gilets Jaunes / Un acte IX regonflé à bloc – Journal du lundi 14 janvier 2019

     

    Gilets Jaunes / Un acte IX regonflé à bloc

    Les Gilets Jaunes défient le temps. Pour le 9ème samedi consécutif, le mouvement s’est encore regonflé. De plus en plus de villes moyennes emboîtent le pas de la mobilisation, au mépris de l’essentiel des commentateurs.

    Société / Grand débat et petites diversions

    Alors qu’Emmanuel Macron a adressé une lettre pour esquisser les contours du grand débat national, une majorité de Français ne souhaite pas y prendre part. En cause : la crainte d’un débat verrouillé et sans solution possible.

    Politique / La machine RN en marche vers Bruxelles

    Dimanche, le Rassemblement National a présenté ses 12 premiers candidats pour les élections européennes. Une échéance cruciale pour le parti en tête des sondages.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/gilets-jaunes-un-acte-ix-regonfle-a-bloc

  • Justice de classe ?

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    Christophe Dettinger, le boxeur de la passerelle Léopold-Sédar-Senghor, a été mis en détention provisoire en attendant son procès, le 13 février. 

    Jugé en comparution immédiate, Christophe Dettinger aurait pu connaitre sa sentence le jour-même mais son avocat a demandé le report de son procès pour préparer sa défense. D’où la détention provisoire, que le parquet a justifié notamment par « un risque de réitération ». Soit.

    Chacun est dans son droit, à la fois au sens légal et au sens moral. Il est normal que l’avocat puisse demander un délai pour préparer la défense de son client, et il est normal que certains prévenus soient mis en détention provisoire en attendant le procès. Je ne conteste pas le principe. Je ne conteste même pas que les actes commis par Dettinger mériteraient, dans une société civilisée, une sanction assez lourde.

    Simplement, je lis dans la presse le même jour le fait divers suivant : un homme de 19 ans soupçonné de trois cambriolages a été arrêté à Vénissieux. Il aurait déjà à son actif 54 antécédents judiciaires (tout en gardant bien à l’esprit que la justice ne connait jamais qu’une partie des méfaits commis par ce genre de multirécidivistes). « Lors de sa garde à vue », précise le journal 20Minutes, « le suspect a reconnu les faits. Laissé libre, il devra s’expliquer devant la justice le 17 septembre prochain ».

    Ai-je besoin d’en dire plus ?

    D’un côté un homme au casier judiciaire vierge, « risque de réitération ». De l’autre côté un délinquant chronique, connu pour tel, qui reconnait les faits pour lesquels il a été arrêté, mais là, apparemment, pas de risque de réitération. Donc pas de détention provisoire. Et à votre avis, à quoi va s’occuper ce charmant jeune homme en attendant son procès (si tant est qu’il s’y présente, bien sûr) ? Vous croyez qu’il va vivre de la vente de crayons et de cartes postales ?

    Coupons court : je dirais en substance exactement la même chose que ce que j’ai dit lors du procès d’Esteban Morillo et Samuel Dufour : « une sévérité en elle-même justifiée devient absolument insupportable lorsqu’elle apparait comme une exception au milieu d’un océan de laxisme et de mépris pour la vie humaine de la part de la « justice » française. »

    Comment voulez-vous que le procès à venir de Dettinger, tout comme celui de Morillo et Dufour, n’apparaisse pas comme un procès politique ? Comme l’expression d’une odieuse justice de classe ? On voudrait hâter une révolution sanglante qu’on ne s’y prendrait pas autrement.   

    Aristide Renou

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/01/14/justice-de-classe-6120509.html

  • Scandale des rémunérations : et si les anciens Présidents montraient l’exemple ?

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    Parmi les revendications qui ont déjà fleuri et vont fleurir sur les cahiers de doléances de ce grand débat voulu par Emmanuel Macron pour tenter de gagner du temps et d’enrayer la colère d’un peuple jusqu’alors ignoré, il en est une qui risque de s’adresser à quatre hommes.

    Quatre hommes qui coûtent à la nation dix millions par an. L’un d’entre eux a reçu de l’État plus de 85 millions d’euros au titre de sa retraite, selon les chiffres calculés par l’ancien député socialiste René Dosière, qui a aussi évalué ce que nous coûte ce dernier à 2,5 millions d’euros par an ! Eh oui, Valéry Giscard d’Estaing, à la retraite depuis 38 ans, coûte à la France 6.849 euros par jour ! À l’heure où les gilets jaunes demandent plus de justice sociale et plus de justice tout court, n’est-ce pas un privilège de trop ?

    Ils sont donc quatre anciens présidents de la République – Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande – à bénéficier des rivières de diamants de la part de la nation qu’ils ont été appelés à diriger.

    Le général de Gaulle auquel ces quatre hommes se réfèrent sans sourciller avait, lui, décidé de refuser de bénéficier de cette manne… républicaine. Ne serait-ce pas un signe important de solidarité que ses quatre successeurs encore en vie décident, à leur tour, d’abandonner leurs droits à cette rente à vie, dont le montant est une insulte à ce que touchent nos paysans et les plus modestes de nos retraités ? Et si, par bonheur, Emmanuel Macron n’est pas réélu en 2022, il sera le plus jeune retraité de France puisqu’il n’aura que 44 ans… Faudra-t-il que la République lui verse une pension hors-sol pendant une cinquantaine d’années ?

    Pourquoi ces anciens Présidents bénéficient-ils d’avantages aussi faramineux ? Comme une quinzaine de gendarmes chargés d’assurer la sécurisation de leurs résidences. Comme des locaux meublés et équipés. Comme un secrétariat de sept collaborateurs pendant les cinq premières années, nombre qui se réduira à trois jusqu’à leur mort ! J’allais oublier la voiture et son chauffeur !

    René Dosière estimait que, chaque année, VGE coûtait ainsi 2,5 millions d’euros, Sarkozy 2,2 millions et Chirac 1,5 million. De l’argent dont ils n’ont pas trop l’usage, au vu de leurs revenus ordinaires.

    Quant à Hollande, le jeune retraité, il touche, depuis mai 2017, 5.184 euros comme ancien locataire de l’Élysée, plus 6.208 euros comme ancien député, 3.473 euros comme ancien conseiller référendaire de la Cour des comptes et 403 au titre de diverses fonctions secondaires. Mais ce n’est pas fini, car la générosité de Marianne étant apparemment sans limite, le trésorier du Conseil constitutionnel va lui verser, à vie, un chèque de 12.000 euros bruts. Soit, au total, 27.000 euros par mois. Retraite nette annuelle de M. Hollande : 324.000 euros. Autant dire des broutilles auxquels nous devons rajouter tous les frais des nounous gendarmesques, des secrétariats, du chauffeur et de la voiture, etc. Ces chiffres donnés par l’iFRAP (Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques) ne sont, hélas, pas contestables et montrent combien, en fin de compte, la politique rapporte gros. On peut donc comprendre la colère populaire qui ne concerne pas que ces parachutes dorés puisque Marianne réserve d’invraisemblables privilèges à des milliers de fonctionnaires dont certains sont rémunérés 300.000 euros par an, des députés, des sénateurs, des présidents de commission, etc.

    Alors, Messieurs les présidents de la République, faites un geste : abandonnez au Trésor public vos scandaleux avantages sonnants et trébuchants.

  • Aperçu à Bourges samedi

     

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    A Lyon, un lecteur n’a pas vu le même type de manifestants :

    Samedi dernier, j’ai participé à Lyon à l’acte IX des gilets jaunes. Il m’a semblé pouvoir compter plusieurs milliers de manifestants, plutôt sages et disciplinés. Les forces de l’ordre ont bloqué l’accès à l’hypercentre et obligé le cortège à sillonner les marges de la presqu’île. La relative tranquillité de cette après-midi m’a permis d’observer la foule.

    J’ai été frappé par la présence de l’extrême gauche. Antifas et cheminots estampillés CGT côtoyaient black blocs et anarchistes à dreadlocks. La droite forte, ou assimilée telle, était peu présente. Quelques jeunes de l’Action Française, deux trois identitaires et une poignée d’Enfants des Terreaux se couraient après, redoutant sans doute de se trouver coincés dans une ruelle par l’ultra gauche. M’a surtout étonné l’absence de militants de la Manif pour Tous. Un collègue et moi-même avons rejoint une famille que nous connaissions. Un militant de la première heure est venu nous saluer. Mais les visages que je croyais revoir en ce jour étaient bel et bien absents. Le peuple de France était pourtant là, dans sa vraie diversité. Des anciens brandissaient des pancartes soigneusement écrites. Des infirmières sous-payées hurlaient leur dégoût. Des handicapés en chaise étaient poussés par de bonnes âmes. J’ai même vu un Pasteur emmenant sur son vélo deux de ses enfants.

    Peut-on croire que la droite, en cet historique tournant, va encore laisser la question sociale à une gauche qui ne l’a jamais réglée ? Faut-il estimer que notre Eglise préfère la pauvreté des migrants venus de loin à l’angoisse des petites gens qui sont d’ici ? Doit-on en déduire que la dignité du peuple qu’on maltraite n’a rien à voir avec la dignité d’une vie que l’on bafoue ? Comment comprendre alors que ceux qui disaient il y a cinq ans ne rien lâcher jamais sont en train de lâcher aujourd’hui ceux qui se sentent lâchés de tous ?

    https://www.lesalonbeige.fr/apercu-a-bourges-samedi/

  • En finir avec “eux”? Le bon sens de l’effort

    drapeau-francais-autorise-1024x576.jpg«On arrive»!  Lors de la grande   réunion publique hier à La Mutualité  lançant la campagne du RN pour les élections européennes,  Marine  a pronostiqué d’ores et déjà que La Lettre aux Françaisqu’Emmanuel  Macron diffuse aujourd’hui ne sera pas à même d’apaiser les tensions. Car « à  ce stade de rupture avec le peuple, si Emmanuel Macron n’a pas la sagesse de changer de politique, s’il n’a pas la sagesse de se tourner à nouveau vers le peuple par une dissolution (de l’Assemblée NDLR) pour en appeler au jugement démocratique, alors l’arbitrage politique devra venir des élections européennes. Pour les électeurs l’enjeu sera clair:  il s’agira de battre Macron ! La seule force en mesure de battre Macron c’est notre liste.» «Dans le contexte de la saine révolte populaire des Gilets Jaunes, cette élection européenne du 26 mai 2019 (…) offre l’occasion de dénouer la crise politique née de l’aveuglement, de l’intransigeance, du mépris de classe, de la spoliation fiscale et de la déconnexion humaine d’un président.» «Le moment du grand basculement politique» est venu,  le moment d’en  finir avec l’inique et inefficace  système bruxellois à tuer les peuples pour y substituer « l’Alliance européenne des nations » car «c’est au peuple de décider de l’Europe qu’il souhaite, personne ne nous enlèvera ce droit! » «C’est à nous de décider qui rentre chez nous, qui y reste, et si nécessaire, qui est invité à repartir» a notamment rappelé la présidente du RN.  Et il y a en effet urgence à agir.  Sur son compte twitter, l’essayiste Olivier Marteau  confiait qu’il était « cette semaine à une réunion LREM. Un   ministre en exercice était là et a déclaré très précisément ceci: la France a récupéré 200 000 migrants d’Allemagne depuis 2015. C’est vraiment du second choix. Les Allemands nous ont envoyé tous ceux qu’elle juge incapables de s’intégrer. » Et M. Marteau de relayer  un  article du Monde qui rapporte que «Selon la préfecture d’Ile-de-France, la région a connu  une augmentation de 45 % du nombre de demandeurs d’asile  en 2018, ce qui a  saturé les centres d’hébergement ». Jordan Bardella lui l’a promis hier au nom du RN  lors de son allocution:  «Au pouvoir, nous ne dépenserons pas un seul euro pour les migrants tant que des Français dormiront encore dans la rue !»

    Un peuple Français lui aussi  largement arrivé à saturation des politiques euromondialistes menées depuis des décennies. L’acte IX de la mobilisation  des Gilets Jaunes  en  a apporté une nouvelle démonstration avec un  record de mobilisation  dans de nombreuses villes de province , comme à Bordeaux notamment, aidée en cela par un président de la République qui selon certains continue de jouer, par perversité (?), maladresse (?) ou inconscience (?),  la carte de la provocation verbale. Dernier exemple en date,  vendredi à l’Elysée, lors de la dégustation  de la traditionnelle  Galettes des rois, en présence de jeunes apprentis,  Emmanuel Macron  s’est adressé  sans les  nommer,  aux Gilets Jaunes: « On n’a rien dans la vie s’il n’y a pas (d’) efforts. Beaucoup trop de nos concitoyens pensent qu’on peut obtenir sans que cet effort soit apporté (…)  «Et s’il n’y a pas ce sens de l’effort, le fait que chaque citoyen apporte sa pierre à l’édifice par son engagement au travail, notre pays ne pourra jamais pleinement recouvrer sa force, sa cohésion, ce qui fait son histoire, son présent et son avenir.»

    Cette manière de définir  les GJ  comme des tire-au-flanc ou des assistés professionnels n’a pas manqué d’exacerber les tensions.  Sur le plateau de C dans l’air, le criminologue Alain Bauer a constaté  avec consternation la déconnexion du locataire de l’Elysée avec les Français d’en bas: «Au-delà de l’arrogance du terme, Macron n’a pas compris qui il avait en face de lui. Ceux qu’il a en face de lui sont les gens de l’effort quotidien et pas des glandeurs. Cette erreur d’analyse provoque à chaque fois une recrudescence de colère. »

    Colère dont sont victimes par ricochet certains médias, les chaines d’infos en continu notamment, qui couvrent  les rassemblements de Gilets Jaunes. Médias  (pré)jugés partiaux, menteurs, tricheurs, truqueurs dans  leur couverture des événements, vendus au pouvoir, à la macronie car aux  mains de la poignée de milliardaires qui ont fait campagne pour le candidat Macron en 2017 et qui  possèdent   90 % des quotidiens nationaux,  des télévisions et radios de grande audience.  

    Il est devenu ainsi très compliqué pour des journalistes de se montrer dans les rassemblements  et ils ont été victimes d’agressions physiques et verbales, parfois violentes,  comme ce fut  cette fin de semaine à Rouen. Ces violences  frappant des lampistes ont été dénoncées  comme il se doit par l’ensemble de cette corporation et notamment par Reporters sans frontières (RSF).  Secrétaire général de RSF, Christophe Deloire est pleinement dans son rôle quand il demande sur twitter « aux portes-paroles des Gilets Jaunes de dénoncer les violences croissantes contre les journalistes, qui relèvent clairement d’une logique totalitaire. Tout silence serait une forme de justification du lynchage.» Nous pouvons aussi comprendre qu’il ait été choqué, comme ses confrères,  par cette déclaration de la magistrate et ancien ministre des Affaires Européennes (2002-2004), Noelle Lenoir qui a déclaré  que    « les journalistes de LCI agressés (à Rouen)  par les GJ sont responsables de ce qu’ils subissent, mais aussi de ce qu’ils font subir aux Forces de l’ordre jour après jour. Ils ont donné à longueur d’antenne une tribune à l’édification de la violence, de la provocation au meurtre, de l’insulte et de la bêtise.»

    En avril dernier, M. Deloire  expliquait que « contester aujourd’hui la légitimité du journalisme, c’est jouer avec un feu politique extrêmement dangereux . » Fort bien mais nous précisions aussi  que tronquer sur ordre, par idéologie ou autocensure,  la réalité,  la déformer  voire la passer sous silence quand celle-ci ne va pas dans le sens des puissants ou de l’histoire,  c’est aussi jouer avec un feu politique extrêmement dangereux.  

    Pareillement il est aussi un peu curieux de voir Gilles Clavreul, ex préfet en charge  à l’époque de Manuel Valls de  la DILCRAH (Délégation interministérielle contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT)  se désoler de ce que « la liberté d’expression ( soit) malmenée» après les agressions de cette  fin de semaine: «qui ose se prétendre démocrate en molestant des journalistes ?» Entendons ce cri du coeur mais M. Clavreul fut aussi à la tête de ce ce  grand plan d’action à 100 millions d’euros  contre le racisme lancé en avril 2015, qui,  en synergie avec le ministre Le Roux,  visait à  aggraver  la répression de la police de la pensée, à interdire  toujours plus la liberté de pensée, de parole et de critique.

    Autre exemple de ce double-langage, le journaliste  Claude Askolovitch affirmait sur twitter qu’« Il faut être le dernier des imbéciles pour attaquer au nom du peuple La  Voix du Nord, journal fondamentalement populaire. Il est temps que les représentants des Gilets Jaunes et leurs soutiens, tel le journaliste (et député) Francois Ruffin,  repoussent fascistes, haineux et crétins.» Mais quid M. Askolovitch de l’attitude de La Voix du Nord qui mène ouvertement ,  en le proclamant et en s’en vantant,  des campagnes à charge depuis des années  contre le FN,  Marine Le Pen , le maire d‘Hénin-Beaumont Steeve Briois  Il ne s’agit certainement pas pour nous de légitimer la violence,  d’empêcher la libre expression de la sensibilité politique d’une rédaction,  mais un journal fondamentalement populaire est-il dans son rôle en concentrant toutes  ses attaques haineuses et crétines  sur un mouvement qui recueillie, notamment dans le Nord, une large majorité des suffrages des catégories populaires, du monde ouvrier?

    Bruno Gollnisch avait fait sensation lorsqu’il avait détruit le micro espion d’un journaliste du petit journal de l’inénarrable  Yann Barthès le 1er mai 2015. Mais cette défiance vis-à-vis des journalistes est largement partagée. Selon l’enquête annuelle du Cevipof, 88 % des Français ne font pas confiance aux partis politiques  73% des Français ne  font pas confiance aux médias, ils sont pratiquement autant  à ne pas faire confiance aux banques (70%).  Ce sondage traduit un rejet des mensonges dont les Français sont abreuvés depuis quarante ans. Cette classe politico-médiatico-bancaire est totalement  démonétisée, les Français ne sont plus dupes, toutes les belles lettres et autres  déclarations la main sur le coeur n’y changeront rien.   A fortiori quand ces mêmes médias et politiciens passent sous silence le bilan des consignes répressives  données parChristophe Castaner pour mater  les GJ,  les dissuader  de manifester: des milliers de blessés, des dizaines de femmes et d’hommes mutilés à vie (mains arrachées,  yeux crevés, mâchoires en miettes…) y compris chez des manifestants pacifiques. Cela n’excuse certainement pas qu’un journaliste isolé soit tabassé, mais  permet d’expliquer la fureur  de certains. Encore une fois, cette stratégie de la tension est initiée par ce gouvernement, là où Marine Le Pen et le RN proposent  une sortie de crise par le haut en redonnant VRAIMENT la parole au peuple souverain. 

    https://gollnisch.com/2019/01/14/en-finir-avec-eux-le-bon-sens-de-leffort/

  • Gilets jaunes : pourquoi les groupes sur Facebook sont devenus si puissants

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    Les réseaux sociaux sont indissociables du mouvement des gilets jaunes.

    Mais que représentent-ils en terme d’audience ? Qui sont les groupes ou les personnes les plus suivies ?

  • Emmanuel Macron et son « sens de l’effort » : le fait-il exprès ? La réponse est oui

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    Ce n’est pas possible ! Ce n’est pas possible que tout ce gigantesque bazar ne soit pas voulu ni orchestré de « quelque part », ou alors c’est encore pire… Comment un président de la République réputé brillant et intelligent peut-il proférer de telles paroles à la veille même d’un samedi de manifestations ?

    Les nunuches et les clones de service nous débitent à longueur d’antenne qu’il ne s’adressait qu’à la corporation des boulangers, métier ô combien méritoire par ce qu’il comporte d’efforts et de sacrifices. Mais plus personne n’y croit. Même les journalistes des chaînes de propagande n’y croient plus…

    Une première hypothèse consiste à penser que Macron est un idiot du village qui ne mesure pas la portée de ses paroles ni de ses actes.

    Je ne crois pas un instant à cette hypothèse.

    Je pense, au contraire, que tout cela est délibéré pour parachever l’œuvre de destruction systématique et méthodique de la maison France qu’il a initiée dès le début de son mandat.

    Il est manifeste que « plus rien ne marche » dans ce pays : après la destruction de l’industrie, de l’économie, de l’éducation, de la santé, de l’armée, de la justice, de l’administration, etc., il fallait s’occuper de l’anéantissement de la société. Si les revendications des gilets jaunes sont jugées si disparates, alors qu’elles ne sont que le cri d’un peuple en désarroi, c’est bien la preuve que « le navire France prend l’eau de partout ».

    Quelle belle occasion que celle du mouvement des gilets jaunes ! Il est évident que « plus ça dure et mieux c’est », car le mouvement va bien finir par se fracturer de lui-même, tant il provoquera de mécontentement et de « ras-le-bol ».

    Et c’est exactement ce qui se produit : les Français commencent à se diviser, surtout quand on leur sert la sempiternelle ritournelle des dégâts économiques causés par le mouvement. Et le « tout répressif » permet de vanter et vanter encore les mérites de nos forces de l’ordre face à cette « foule haineuse » et tous ces casseurs finalement bien utiles pour discréditer le mouvement.

    Un mouvement qui, au passage, ferait une grave erreur en présentant une liste aux européennes. En siphonnant un bon nombre de voix au Rassemblement national, alors qu’un boulevard s’ouvre à ce parti, les gilets jaunes feraient finalement le jeu de Macron ! Ce calcul cynique est tout à fait plausible quand on connaît maintenant mieux l’ex-banquier d’affaires et ses sbires !

    Cela expliquerait aussi pourquoi le pouvoir fait durer le mouvement en soufflant sans cesse sur les braises, encore une fois, d’une façon trop grossière pour ne pas être voulue.

    À moins, aussi, qu’il ne s’agisse de quelque chose de beaucoup plus inquiétant pour le monde occidental : sa destruction programmée.

    Patrick Robert

    http://www.bvoltaire.fr/emmanuel-macron-et-son-sens-de-leffort-le-fait-il-expres-la-reponse-est-oui/

  • Acte 9 : Les Gilets Jaunes s’invitent au ministère des finances.

  • Acte 9 Nancy: un avocat proche de Debout la France interpellé pour avoir rappelé à des Gilets Jaunes leurs droits

    Capture police.pngLe 12 janvier dans l'après-midi, lors d’un rassemblement à Nancy auquel participaient dans le calme près d'une centaine de Gilets jaunes, les forces de l’ordre ont procédé à l’interpellation de l'avocat François Vallas pour «incitation à la rébellion». 
    Sa garde à vue a été levée en début de soirée le jour même. 
    «Selon la police, il aurait incité verbalement des Gilets jaunes à aller au contact de policiers qui les avaient cantonnés, s’agissant d’une manifestation non déclarée et donc illicite», a déclaré à l'Est Républicain le procureur de Nancy François Pérain.
    Dans une vidéo publiée sur un groupe Facebook créé afin de dénoncer sa garde à vue, on peut apercevoir l’homme de loi signifier aux Gilets jaunes, alors encerclés par les CRS, qu’ils ne pouvaient faire l’objet d’une interpellation : 
    «Vous n’avez ni crime, ni délit, ni contravention. Vous ne pouvez pas être interpellés et placés en garde à vue. Si les policiers ont une raison de penser qu’une personne a pu commettre un délit, ils peuvent la mettre en garde à vue [...]. Dans ce cas, c'est eux qui commettent un délit de privation... [de liberté]», leur lance-t-il. 
    Alors que les protestataires abondaient dans son sens, l’un d’entre eux lui rapporte alors que les membres des forces de l’ordre les empêchent, «sans aucune raison», de les laisser quitter les lieux.
    Quelques secondes après le témoignage du manifestant, la séquence vidéo s’interrompt brusquement avec l’interpellation de François Vallas qui souhaitait, en vain, distribuer sa carte de visite aux protestataires désirant recourir à ses services.

  • Campagne choc des Gilets jaunes

    Campagne choc des Gilets jaunes
  • Le Samedi Politique avec Laetitia Dewalle : Toute la vérité sur les Gilets Jaunes

    Depuis deux mois, les gilets jaunes sont mobilisés face à Emmanuel Macron et son gouvernement. Désinformation, violences et revendications, Laetitia Dewalle, la porte-parole du mouvement dans le Val-d’Oise, rétablit la vérité sur TVLibertés.

    https://www.tvlibertes.com/le-samedi-politique-avec-laetitia-dewalle-toute-la-verite-sur-les-gilets-jaunes

  • Gilets Jaunes : un acte IX décentralisé ? – Journal du vendredi 11 janvier 2018

     

    Social / Gilets Jaunes : un acte IX décentralisé ?

    Et c’est reparti pour un tour ! Déjà plus de deux mois après la première mobilisation, les Gilets Jaunes vont à nouveau battre le pavé samedi… avec des manifestations à Paris, Toulouse mais aussi Bourges où de nombreux contestataires ont décidé de se rendre.

    Société / Immobilier : le coût du logement au coeur de la crise

    Alors que les manifestations contre la fiscalité et pour le pouvoir d’achat se multiplient, la question du coût du logement passe à la trappe… et pourtant, l’augmentation des loyers et l’incapacité d’accéder à la propriété participent à l’appauvrissement des foyers.

    Economie / Arnaques au consommateur : Coucou c’est le plombier !

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/gilets-jaunes-un-acte-ix-en-parti-decentralise-journal-du-vendredi-11-janvier-2018

  • La Logique du Gilet Jaune

  • CHAQUE SEMAINE, IL ORDONNE À LA POLICE DE TABASSER LES GILETS JAUNES

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  • Me Frédéric Pichon : « Un climat délirant, surréaliste et répressif règne à l’égard des gilets jaunes »

    De nombreuses comparutions et condamnations de gilets jaunes ont lieu à la suite des dernières mobilisations.

    Au micro de Boulevard Voltaire, Maître Frédéric Pichon, lui-même avocat de gilets jaunes, dénonce une justice aux ordres du pouvoir politique, dans un « climat de terreur extrêmement préoccupant ».

    Un avocat aurait rapporté qu’un gilet jaune aurait été condamné à une peine de prison ferme sans la présence d’un avocat. La présidente lui aurait dit : « De toute façon, cela n’aurait rien changé. » Ce scénario est-il plausible et courant ?

    Je suis consterné par ce que vous me racontez. Cela ne me surprend pas tellement puisque ce magistrat ne fait que dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Cela me fait penser à la phrase de Camille Desmoulins qui disait que « ce sont les despotes maladroits qui se servent de baïonnettes, l’art de la tyrannie consiste à faire la même chose par les juges« .
    Pour être tout à fait honnête, tous les juges de la 23e chambre ne sont pas comme cela. Cette semaine, j’ai plaidé de 14h à 3h du matin dans la 23e chambre, 3e section. Cela fait donc 13h d’audience pour 6 co-prévenus. Les magistrats ont néanmoins écouté les avocats.
    Dans ce cas de figure, s’il s’avère qu’effectivement, un prévenu a comparu sans avocat, a été de surcroît condamné à de la prison ferme et que la présidente a réellement tenu ces propos, cela est extrêmement inquiétant. Cela mériterait que l’Inspection générale des services judiciaires s’en saisisse. Mais je n’ai aucune illusion. Étant donné le climat totalement délirant, surréaliste et répressif qui règne, je doute que quelque chose soit fait en ce sens.

    Nous sommes dans un climat d’extrême fermeté. En écho à cette affaire, Christophe Castaner a déclaré dans une interview donnée à nos confrères que toute personne se rendant à une manifestation où il y avait de la casse se rendait automatiquement complice des casseurs. Est-ce possible juridiquement ?

    Juridiquement, c’est totalement contraire à tous les principes généraux non seulement du droit pénal, mais aussi du droit constitutionnel. En France, il y a un principe de personnalisation des peines et des délits.
    Monsieur Castaner veut rétablir la loi anti-casseurs. Elle est d’ailleurs en germe dans les futurs projets de loi. Il suffit qu’une personne se fasse arrêter à l’occasion d’une manifestation où il y a de la casse pour lui faire porter le chapeau. C’est totalement illégal et scandaleux.
    Ce qui est encore plus scandaleux, c’est que cela ne suscite aucune réaction de toutes les bonnes consciences et de tous les donneurs de leçons de morale à laquelle nous avons droit depuis quelques semaines sur les chaînes de télévision.

    De manière générale, de nombreux observateurs s’élèvent pour dénoncer le discours politique et la célérité de la Justice à traiter ce genre de cas, alors que des accusations de laxisme s’abattent régulièrement sur la Justice concernant des cas assez précis… Pensez-vous que ce « deux poids, deux mesures » que certains dénonçaient à l’époque des Manif Pour Tous est en train de revenir concernant les gilets jaunes ?

    Ce n’est pas nouveau. De tout temps, une partie de la Justice a toujours été du côté du pouvoir. Il faut nuancer. Il y a la Justice du siège et le parquet.
    Les procureurs de la République sont totalement aux ordres. Mais, il faut avoir l’honnêteté de le dire, parmi les juridictions du siège, on a parfois des juges qui ne suivent pas les réquisitions du parquet. Cela a été mon cas cette semaine, lorsque je plaidais dans un dossier de gilet jaune.
    En revanche, le ministère public est, lui, censé représenter la société. Dans les faits, il représente le pouvoir politique.
    Je n’ai rien contre les policiers, mais je dénonce les violences policières. Il faut rappeler que les violences commises par les agents de la force publique sont des circonstances aggravantes. Lorsque les policiers, notamment en civil, dont la mission première est de maintenir l’ordre, tirent au flash-ball délibérément au visage de plusieurs dizaines de manifestants, cela cause des mutilations à vie. Les peines encourues sont de 7 ans, voire plus. Pourtant, il n’y a aucune poursuite du parquet.
    Certains de mes clients ont été interpellés au mois de décembre par des policiers de la BRI ou de la brigade criminelle. Huit policiers ont été mobilisés pour arrêter un de mes clients. Ces policiers lui ont fracturé les dents. Ils ont aussi causé des traumatismes cérébraux à des personnes qui ne constituaient aucun trouble à l’ordre public, puisqu’elles ont été arrêtées en bas de leur lit. Elles ont été passées à tabac sans que le parquet ne s’en émeuve. On est vraiment en roue libre. Les forces qui exécutent la loi se sentent totalement impunies. Nous sommes donc dans un climat de terreur extrêmement préoccupant.

    http://www.bvoltaire.fr/me-frederic-pichon-un-climat-delirant-surrealiste-et-repressif-regne-a-legard-des-gilets-jaunes/

  • Acte 9 : la mobilisation des Gilets jaunes en hausse aux quatre coins de la France

     

    Selon des chiffres de la presse régionale, du réseau France Bleu et de différentes préfectures, diffusés dans la soirée du 12 janvier par France Info, au moins 92 000 manifestants se sont mobilisés pour l'acte 9 des Gilets jaunes dans le pays. 

    Un chiffre que les internautes n'ont pas manqué de commenter et d’interpréter. «Quelle farce !», a par exemple estimé un utilisateur de Twitter visiblement pro-Gilets jaunes, jugeant ces chiffres trop en-deçà de la réalité, au regard des 80 000 membres des forces de l’ordre mobilisés.

    Un autre internaute, se revendiquant quant à lui partisan de La République en marche (LREM), a décidé de pointer le faible ratio qui découle de ce comptage, proportionnellement à la population française. «92000 au Max sur 67000000 ! Soit 0,13% de la population...», commente-t-il.

    Les autorités avaient fait état, de leur côté, de de 84 000 participants.

    https://francais.rt.com/france/57770-gilets-jaunes-quelle-mobilisation-pour-acte-9

  • Macron, le double échec

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    Il doit arriver un moment dans l'existence humaine mais aussi sociale, où  rien ne réussit plus, où les petites et les grandes choses de la vie privée ou publique se soldent toutes ou presque par des échecs, des incompréhensions, des déconvenues plus ou moins profondes ou stupides.

    Tout se ligue, y compris le hasard, pour que les catastrophes s'accumulent. Chance et malchances  jouent aussi sur la vie des hommes et des États comme leurs  mérites ou leurs bévues, leur paresse et leurs errements. Quand tout s'en mêle pour enclencher un processus de descente aux enfers, il semble que rien ne l'arrêtera plus, que la loi des séries est imparable, que le retour à bonne fortune est impensable. 

    Il est bien possible que ce soit ce qui arrive à Emmanuel Macron et, très accessoirement, à l'équipe inconsistante qu'il a mise en place - de concert avec les oligarques, pour sauver le Système mis à bas par ses prédécesseurs. Le Macron actuel est passé sous l'empire de l'anti-kairos.  

    Les causes de son échec tiennent sans doute d'abord à l'inadéquation de sa politique aux réalités nouvelles de la France et du monde. Il s'est refusé à prendre en compte que le vent avait tourné en Amérique (Nord et Sud), en Europe, en France et ailleurs, entre les mois de pure exaltation européiste, mondialiste, néolibérale, caricaturalement élitiste de sa campagne, et les changements de fond intervenus depuis le Brexit ; la rupture nationaliste et populiste opérée par Donald Trump, les progrès du même populisme partout en Europe, le grand retour des nations, du politique, la reprise en mains de l'économique par ce dernier, sur tous les continents. Macron ne veut pas démordre de ses options originelles désormais obsolètes. Et, de pure évidence, il est en train de le payer fort cher. 

    Son échec – qui semble consommé - tient sans-doute en second lieu à sa propre personne, laquelle avait plu de prime abord, parce qu'il était un outsider, qu'il incarnait le dégagisme tant souhaité, qu'il rompait, par son intelligence, sa culture, sa prestance, en bref par un certain charisme, au moins d'apparence, avec la trop évidente médiocrité de ses prédécesseurs et qu'il semblait porter la promesse d'un changement de régime. Cela aussi est désiré des Français. Dans l'opinion publique, la confiance en ces belles qualités d'Emmanuel Macron a fait long feu. La révélation progressive de son arrogance, de son élitisme méprisant pour qui n'est pas de ses amis, ses étrangetés, ses mauvaises fréquentations et finalement les conséquences douloureuses pour nombre de Français de ses décisions politiques, a retourné son image de plutôt positive à très négative et mué l'empathie bienveillante et curieuse des débuts en détestation ou même en haine. Cette seconde cause d'échec nous paraît bien plus grave que la première. On peut changer de politique. Pas vraiment de personnalité. Celle-ci chez Macron s'est dévalorisée pour une raison plus subtile, plus profonde, et somme toute irrémédiable, qu'Emmanuel Todd a exposée avec finesse : depuis ses frasques de l'été dernier (affaire Benalla, fête de la musique de l’Elysée, équipées à Lagos et dans les territoires d'Outre-Mer) son image a désormais les traits de l'enfance. Mais d'un enfant volontaire et capricieux, incapable d'autorité, parce que cette dernière emprunte toujours plus ou moins à l'image du père. Et cette perception dégradée est sans-doute la plus irrémissible de toutes. Luc Ferry a traduit cela de la façon suivante : « nous avons envoyé un gamin à l'Élysée, nous allons le payer très cher ». D'autant que ce gamin n'a pas l'innocence de l'enfance : il a subi le formatage de Science Po et de l'ENA, de profs de même acabit et de quelques gourous visionnaires aux idées très fausses et très nuisibles, dont l'archétype est son mentor, le fumeux Jacques Attali. On ne peut guère trouver pis.

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/01/11/2-6119813.html

  • Gilets jaunes : Acte IX en direct de Bourges

  • Gilets jaunes : la version du commandant Didier Andrieux mise à mal par de nouvelles videos

    Gilets jaunes : la version du commandant Didier Andrieux mise à mal par de nouvelles videos
    © Capture d'écran YouTube @Mediapart
    Le commandant Didier Andrieux face aux Gilets jaunes à Toulon, le 5 janvier.

    La défense Didier Andrieux avait dénoncé la «violence» des manifestants, produisant une vidéo dans laquelle on le voit à terre, roué de coups. Mais d'après des vidéos révélées par Mediapart, le commandant aurait été le premier à frapper.

    Filmé en train de boxer un individu près de la gare, puis de s'en prendre violemment à un autre lors de l'acte 8 de la mobilisation des Gilets jaunes à Toulon, le commandant Didier Andrieux était déjà aux prises avec les manifestants quelques heures plus tôt dans la journée du 5 janvier.

    Son avocat avait en effet transmis une vidéo à France 3, largement diffusée, sur laquelle on voit le commandant à terre, frappé par des manifestants, avant qu'il ne reçoive l'aide de ses collègues. Par ces images, l'avocat du commandant entendait souligner la «violence inouïe» des manifestants contre la police, et montrer que Didier Andrieux avait été le premier à subir des violences, ce qui pouvait expliquer les interpellations polémiques du commandant décoré de la Légion d'honneur, pour lesquelles deux enquêtes ont été ouvertes.

    Mais cette version des faits est désormais mise à mal par des vidéos que s'est procuré le site d'investigation Mediapart, qui montrent le déroulé des événements avant cette scène. Sur celles-ci, le commandant, casque de moto sur la tête, est filmé en train de s'en prendre à un manifestant qu'il frappe sans raison apparente, alors que la situation semble plutôt calme. Il s'en prend ensuite à un autre, avec ses pieds et avec ses mains.

    Lire la suite sur RT France

  • Acte 9 : les Gilets jaunes se mobilisent partout en France

    Acte 9 : les Gilets jaunes se mobilisent partout en France
    © ERIC GAILLARD Source: Reuters
    Des Gilets jaunes à Nice le 11 janvier.

    Les Gilets jaunes se rassemblent pour le neuvième acte de leur mobilisation ce 12 janvier. Paris et Bourges pourraient être les épicentres de cette nouvelle journée de rassemblements.

    Mise à jour automatique
    • Le groupe Facebook nommé «la France en colère» publie des images de la mobilisation à laquelle il a appelé à Bourges, dans le centre de la France. Priscillia Ludosky, une des figures des Gilets jaunes, est présente sur place, notamment.

    Selon BFM-TV, 24 personnes ont déjà été interpellées à 11h à Paris.

    A Pau, des Gilets jaunes manifestent portant 11 cercueils en hommage aux victimes de la mobilisation depuis le début du mouvement le 17 novembre.

    Des images postées par Aude Lancelin, la directrice de publication du Média, montrent le début de la mobilisation à Bourges où la place Seraucourt est investie par des dizaines de Gilets jaunes.

    Voir la suite et les photos