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Le combat perdu de la gauche mondaine

Le gratin de la gauche mondaine veut faire taire Charles Alloncle, ce député ciottiste qui malmène l’audiovisuel public en lui demandant des comptes au nom du parlement. Les pétitionnaires professionnels reprochent au rapporteur et à certains membres de la commission d’enquête (Le Monde, mardi) des « méthodes inquisitoriales diffamatoires et menaçantes ». Certains pointent « l’extrême droite » derrière tant d’irrespects pour la citadelle progressiste, théoriquement intouchable, qu’est France Télévision. Comme en écho, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, s’est dite opposée, mardi sur Europe 1, à une commission d’enquête parlementaire sur les possibles implications pédo-criminelles ou financières de l’affaire Epstein en France.

Dans Le Monde d’hier, l’ancienne ministre de la Culture, Rima Abdul Malak, a admis pour sa part, dressant le portrait du président démissionnaire de l’Institut du monde arabe, Jack Lang « Tout le monde savait qu’il ne payait rien à Cannes. Il considère qu’il doit être invité partout, dans des conditions de luxe (…) ». Tout le monde savait son goût du luxe et les liens du pique-assiette avec Epstein, mais personne n’a jamais rien dit. Ainsi fonctionne, sous la loi du silence et du rappel à l’ordre pour les bavards, le petit cercle parisien de la culture et des médias qui se claquemure, exige l’omerta et crie au complotisme quand il s’agit de récuser des accusateurs. Jusqu’à ce que Jean-Marc Morandini se retire de l’antenne de Cnews lundi, après avoir été définitivement condamné pour « corruption de mineur », toutes les turpitudes se résumaient au maintien de l’animateur sur la chaîne honnie par le camp du Bien.

Libération, qui fait sa Une ce mercredi sur un nouveau prédateur pédophile qui aurait à son actif 89 jeunes victimes, a évidemment raison de s’horrifier de ces déviances. Mais l’histoire de ce journal reste entachée par sa défense post-soixante-huitarde de la sexualité entre adultes et enfants. L’autre jour, Libé rappelait, en oubliant ses propres travers, les pétitions parues dans Le Monde, en 1977, signées notamment par Lang, qui réclamaient la dépénalisation de la pédophilie. Déjà, à l’époque, la gauche caviar s’estimait à l’avant-garde des lumières et des libertés nouvelles. Aujourd’hui, elle persiste à ne rien comprendre des nouvelles exigences morales de la société civile vis-à-vis d’une caste qui s’est appropriée le droit de décréter le dicible. L’obsession de ces fausses élites à faire taire les expressions dissidentes, dans le seul but de préserver leur hégémonie idéologique, n’est plus tenable. C’est évidemment Alloncle qui a raison quand il bouscule les mandarins de l’information étatisée. C’est évidemment Braun-Pivet qui a tort quand elle s’oppose à des enquêtes parlementaires sur les ramifications parisiennes du réseau Epstein. Lundi, dans Le Figaro, Rachida Dati, candidate à la maire du Paris, a dévoilé « un scandale sexuel dans le périscolaire » et a évoqué « des enfants de maternelle violés dans nos écoles publiques ». Mais qui parle de cette abomination chez les belles âmes ?

Mes interventions de mardi sur Ligne Droite (8h45-8h55) et CNews (14h-15h)

J’ai présenté mon livre (La Révolution des oubliés) mardi sur Omerta, mercredi matin sur CNews chez Pascal Praud (2eme heure) puis, sur Tocsin, chez André Bercoff (49 e minute).

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