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Nouvelle offensive judiciaire à droite : la Ligue des Libertés veut “rendre le droit au peuple”

Une nouvelle structure juridique vient d’apparaître dans le paysage politique et judiciaire français. Son nom : la Ligue des Libertés. Son ambition affichée : utiliser le droit comme instrument d’action stratégique pour défendre ce qu’elle définit comme l’intérêt général et national. Une initiative qui s’inscrit clairement dans le courant libéral-conservateur et qui assume se positionner comme un contrepoids à la Ligue des droits de l’Homme, jugée par ses fondateurs trop marquée idéologiquement.

À l’origine du projet, un jeune avocat de 26 ans, Guilhem Carayon, récemment inscrit au barreau de Paris, ancien président des Jeunes LR et l’un des rares cadres de droite à avoir soutenu l’alliance engagée par Éric Ciotti avec le Rassemblement national en 2024. Il revendique une ligne simple : engager des actions contentieuses ciblées lorsque, selon lui, les carences de l’État ou les dérives administratives portent atteinte aux intérêts des citoyens.

Un positionnement assumé

La Ligue des Libertés ne cache ni son orientation ni ses soutiens. Elle rassemble avocats, juristes, universitaires et personnalités issues de la société civile identifiées à droite. Elle bénéficie notamment d’un appui financier via le projet Périclès porté par l’entrepreneur Pierre-Édouard Stérin.

Son discours est clair : le droit serait aujourd’hui utilisé par certains acteurs comme un levier militant pour bloquer l’action publique ou imposer un agenda idéologique. Face à ce qu’elle qualifie de “guérilla juridique”, l’association entend répondre par une stratégie inverse : investir le terrain judiciaire pour défendre les contribuables, les collectivités, les entrepreneurs et les agents publics.

Pour crédibiliser sa démarche, la Ligue des Libertés s’est dotée d’un conseil scientifique composé de figures reconnues du monde juridique et institutionnel. On y retrouve notamment l’ancienne ministre et ex-membre du Conseil constitutionnel Noëlle Lenoir, les anciens ministres Renaud Dutreil et Pierre Lellouche, l’avocat pénaliste Thibault de Montbrial, l’avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation François-Henri Briard, le magistrat Charles Prats ou encore l’avocat Cédric Dubucq, engagé sur les questions de concurrence et de guerre économique.

Selon l’association, ce conseil a pour mission de garantir la solidité juridique des actions engagées et d’assurer la cohérence doctrinale des procédures.

Trois axes d’intervention

La Ligue des Libertés structure son action autour de trois grands axes.

Le premier concerne les libertés et garanties fondamentales. Elle annonce vouloir intervenir sur les questions de liberté d’expression, de sécurité juridique des entreprises, de protection de l’argent public et de transparence administrative.

Le deuxième axe porte sur la protection des personnes et la responsabilité publique. L’association affirme vouloir agir lorsque des défaillances institutionnelles exposent des citoyens à des violences ou à des atteintes graves à leurs droits. Elle évoque notamment la défense des victimes d’agressions, la protection des forces de l’ordre et la mise en cause de la responsabilité de l’État en cas de dysfonctionnements.

Enfin, le troisième axe concerne la défense du patrimoine culturel et historique ainsi que la préservation de l’héritage juridique et institutionnel français.

Des premières actions ciblées

La structure annonce déjà plusieurs procédures. Elle entend notamment attaquer la plateforme Booking, accusée de ne pas respecter ses obligations de reversement de la taxe de séjour aux collectivités locales, ce qui représenterait, selon ses promoteurs, des pertes significatives pour certaines communes.

Autre dossier emblématique : l’affaire dite “Quentin”. La Ligue des Libertés souhaite se mobiliser pour obtenir, selon ses termes, justice pour ce jeune militant nationaliste de 23 ans décédé après une agression imputée à des militants d’extrême gauche. L’association entend utiliser cette affaire pour interroger la responsabilité des pouvoirs publics en matière de sécurité.

Elle annonce également vouloir engager des actions contre l’État lorsque des “carences manifestes” seraient constatées, notamment en matière de sécurité, de politique migratoire ou d’aide sociale à l’enfance.

Le droit comme champ de bataille

Au-delà des dossiers particuliers, c’est une stratégie globale qui se dessine. La Ligue des Libertés assume une approche de “contentieux stratégique” : chaque procédure serait accompagnée d’une communication destinée à faire évoluer le débat public autour du point de droit soulevé.

Dans un paysage où les recours juridiques sont devenus un instrument central des affrontements politiques, cette initiative marque une nouvelle étape. Elle traduit la volonté d’une partie de la droite de ne plus laisser le terrain judiciaire à ses adversaires et d’investir à son tour les tribunaux pour peser sur l’interprétation et l’application du droit.

Reste à savoir si cette nouvelle structure parviendra à s’imposer durablement dans le débat public et devant les juridictions. Une chose est certaine : la bataille des idées se joue désormais aussi dans les prétoires.

Photo : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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