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Les chrétiens d’Orient abandonnés : la honte du silence français

Les chrétiens d’Orient abandonnés : la honte du silence français

Depuis deux mille ans, les chrétiens d’Orient vivent sur les terres mêmes où est née leur foi. Ils sont les héritiers d’une présence millénaire, enracinée dans les montagnes du Liban, dans les villages de Syrie, dans les plaines de Mésopotamie et dans toute la Terre sainte.
Aujourd’hui, cette présence est menacée comme jamais.

Au Liban, notamment dans le sud du pays, les villages chrétiens vivent sous la menace permanente des bombardements, de la destruction de leurs maisons et de leurs églises. Des populations civiles sont prises au piège de la guerre, contraintes de fuir leurs terres ancestrales, tandis que des lieux saints qui témoignent de siècles d’Histoire sont frappés par la violence des armes.
Le 9 mars 2026, dans le village chrétien de Qlayaa, le père Pierre el-Raï, prêtre maronite de 50 ans, a été mortellement blessé par un tir d’artillerie israélien alors qu’il se rendait auprès de paroissiens touchés par un bombardement. Il est mort en servant son peuple, fidèle à sa mission pastorale et refusant d’abandonner son village malgré les dangers de la guerre.
Sa mort est une blessure profonde pour les chrétiens du Liban et pour toute l’Église.
Mais face à ce drame, une autre réalité apparaît avec une brutalité insoutenable : le silence et l’inaction de la France.
La France entretient avec le Liban un lien historique, culturel et spirituel unique. Depuis des siècles, elle s’est présentée comme la protectrice des chrétiens d’Orient, notamment des maronites. Pourtant, aujourd’hui, alors que ces communautés sont frappées par la guerre et l’exil, le pouvoir français reste muet.
Pas de réaction forte.
Pas d’initiative diplomatique majeure.
Pas de volonté réelle de défendre ces populations qui furent pourtant longtemps liées à la France par l’Histoire et par la foi.
Cette indifférence n’est pas seulement une faute politique : elle est une honte morale.
Car ce silence révèle une vérité plus profonde : une diplomatie française désormais affaiblie, souvent inféodée à des intérêts extérieurs, incapable de défendre les peuples qui lui étaient autrefois liés par l’Histoire et par la civilisation.
Pendant que les villages chrétiens sont bombardés, pendant que des prêtres meurent en servant leurs fidèles, pendant que des familles entières quittent les terres de leurs ancêtres, la France officielle détourne le regard.
Le drame des chrétiens d’Orient est pourtant clair : si rien n’est fait, leur présence bimillénaire au Moyen-Orient risque de disparaître.
Chaque église détruite, chaque village vidé de ses habitants, chaque famille poussée à l’exil rapproche un peu plus le Proche-Orient d’un désert spirituel et culturel.
Les chrétiens d’Orient ne demandent ni domination ni privilèges.
Ils demandent simplement ce qui devrait être le droit le plus élémentaire pour tous les peuples : le droit de vivre, de prier et de transmettre leur héritage sur la terre de leurs ancêtres.
Face à cette tragédie, nous affirmons :
• la nécessité d’une protection internationale des populations civiles et des lieux saints ;
• la défense du droit des chrétiens du Liban et du Moyen-Orient à rester sur leurs terres ;
• l’exigence que la France retrouve enfin une politique digne de son Histoire et de ses responsabilités dans la région.
Que personne ne puisse dire demain qu’il ne savait pas.
Que personne ne puisse prétendre que ces peuples ont disparu dans l’indifférence générale.
Car le sort des chrétiens d’Orient est une épreuve morale pour notre époque.
Et le silence face à leur disparition serait une faute historique.
Maxime Morlon - Secrétaire général adjoint du Parti de la France

https://www.thomasjoly.fr/2026/03/les-chretiens-d-orient-abandonnes-la-honte-du-silence-francais.html

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