
Depuis l’arrêt de la Cour Suprême des États-Unis sur les « droits de douane de Trump » (rendu le 20 février 2026), nous assistons, dans les médias français, à un déluge de titres plus hyperboliques les uns que les autres : « Incroyable échec de Trump » (Le Monde), « Terrible revers pour Trump » (Libération), « Défaite cinglante de Trump » (Les Échos), « Trump désavoué » (BFM), « Trump humilié » (Courrier International), « Claque monumentale », « Débâcle inouïe », etc.
Une fois de plus, nous sommes témoins en direct d’une grossière entreprise de propagande et de falsification, par des journalistes français incompétents et crapuleux – un ramassis de gauchistes rancis et racistes, puisque la haine anti-Trump n’est rien d’autre qu’un mélange de haine anti-capitaliste et de haine anti-américaine.
Quant à nous, au lieu de lire les torchons que sont devenus la majorité des journaux français, nous avons lu les 170 pages de l’arrêt de la Cour Suprême des États-Unis, qui peut être téléchargé ici :
https://www.supremecourt.gov/opinions/25pdf/24-1287_4gcj.pdf
Ce que dit réellement l’arrêt de la Cour Suprême des États-Unis
Et voici ce qu’on y apprend – quand on sait lire, ce qui n’est visiblement pas le cas de l’écrasante majorité des journaleux français : (1)
1) contrairement à ce que les médias français prétendent, la Cour Suprême n’a pas dit que « les droits de douane de Trump sont illégaux ».
2) la majorité des 9 juges de la Cour Suprême ont dit, par 6 voix contre 3, que, pour imposer « ses » droits de douane, le président Trump n’a pas le droit d’utiliser le « International Emergency Economic Powers Act of 1977 » (IEEPA) (Loi sur les pouvoirs économiques d’urgence internationale de 1977). (page 2)
3) dans son texte de dissension (pages 108 à 170 de l’arrêt), l’un des 3 juges ayant voté en faveur de Trump, Brett Kavanaugh, démontre que cette décision de la Cour Suprême « ne limite pas de manière substantielle la capacité du président à imposer des droits de douane à l’avenir ». (page 112)
« En effet, de nombreuses autres lois fédérales autorisent le président à imposer des droits de douane et pourraient justifier la plupart (sinon la totalité) des droits de douane en cause dans cette affaire, même si cela pourrait nécessiter quelques étapes procédurales supplémentaires que l’IEEPA, en tant que loi d’urgence, n’exige pas. » (page 112)
Le juge Kavanaugh précise qu’il existe toute une série de lois fédérales qui confèrent au président américain des pouvoirs en matière de droits de douane. Parmi celles-ci figurent « le Trade Expansion Act of 1962 (Loi sur l’expansion du commerce de 1962), section 232 ; le Trade Act of 1974 (Loi sur le commerce de 1974), sections 122, 201 et 301 ; et le Tariff Act of 1930 (Loi sur les droits de douane de 1930), section 338 ». (pages 112-113)
Le juge Kavanaugh conclut : « En substance, la Cour Suprême déclare aujourd’hui que le président a coché la mauvaise case en s’appuyant sur l’IEEPA plutôt que sur une autre loi pour imposer ses droits de douane. » (page 113)
Trump peut toujours imposer les droits de douane qu’il veut
En résumé, le président Trump va donc devoir demander à ses conseillers économiques de rédiger des nouveaux textes, qu’il pourra proclamer par décret présidentiel (« executive order »), pour maintenir la quasi intégralité (sinon la totalité) de tous les droits de douane qu’il a mis en place. Simplement, cette procédure n’étant pas d’urgence – à l’inverse de la loi d’urgence IEEPA qu’il avait invoquée pour imposer ses droits de douane contestés – cela pourrait prendre un peu plus de temps.
Pour bien montrer qu’il est toujours celui qui décide, et que son pouvoir est intact, Trump a immédiatement répliqué à l’arrêt de la Cour Suprême, et il a signé un décret présidentiel qui instaure un droit de douane mondial supplémentaire de 10 %, valable pour tous les pays de la planète, qui s’ajoute à ceux déjà en vigueur – en application de la section 122 du Trade Act of 1974 (Loi sur le commerce de 1974). (2)
Les médias français héritiers de Goebbels
En conclusion, les médias français ont menti, ont falsifié les faits, et se sont délibérément rendus coupables d’enfumage et de grossière propagande.
Une fois de plus, les journaleux gauchistes ont appliqué les méthodes de leur maître, le socialiste Goebbels, chef de la propagande de l’Allemagne nazie, qui aimait dire : « Un mensonge répété mille fois devient une vérité ».
Sauf qu’un mensonge reste toujours un mensonge, même répété mille fois — n’en déplaise aux descendants de Goebbels qui infestent les salles de rédaction françaises.
Frédéric Bastiat
NOTES
1) Voici un article qui résume bien l’arrêt de la Cour Suprême des États-Unis :
Kavanaugh: Trump Obviously Has Tariff Power And Here’s How He Can Keep Using It (The Federalist, February 20, 2026)
2) Droits de douane : les pays ayant conclu des accords avec Donald Trump seront désormais taxés à 10% (CNews, 21 février 2026)
RAPPEL
Frédéric Bastiat (1801-1850) est le pionnier français de la pensée économique libérale, caractérisée par la défense du capitalisme et par l’opposition au socialisme. Malheureusement oublié dans la France contemporaine – ravagée par l’incompétence économique extrême de Macron et de la gauche – il bénéficie en revanche d’une grande renommée internationale, y compris aux États-Unis.
https://ripostelaique.com/droits-de-douane-de-trump-lenorme-mensonge-des-medias/