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Guerre au narcotrafic en Polynésie

Par Serge Fontalar

Alors que le président Macron fait le beau en évoquant la guerre au narcotrafic des banlieues, dans les territoires perdus de la République – … eh oui et oui, la République perd progressivement des territoires ! –, dans la France d’Outre-mer, notre Marine nationale, la Royale, elle, la fait réellement la guerre aux narcotrafiquants.

Le 16 janvier 2026 dans les eaux larges, immenses, les Forces armées en Polynésie française, les FAPF, elles étaient là. Pas pour la parade avec lunettes de soleil pour faire style genre… Pas pour la « Une » journalistique. Non ! Pour traquer. Pour flairer la poudre blanche sous le soleil. Un bâtiment de la Marine nationale, notre bonne vieille frégate de surveillance La Prairial, a serré un navire suspect. Un de ces rafiots qui filent bas, qui se taisent, qui espèrent passer entre les mailles. À bord ? Quatre-vingt-seize ballots. De la cocaïne. Quatre tonnes quatre-vingt-sept. Presque cinq. Un Falcon Gardian tournait là-haut, l’œil ouvert, à découper la mer en tranches de soupçon. Derrière ça, il y a du monde. La Gendarmerie nationale – pour enquêter, serrer, remonter les fils –, l’Office anti-stupéfiants – pour flairer la combine – et même des services du gouvernement américain. À la fin, comme les autres fois, la drogue a fini à l’eau. Détruite. Avalée par le large. Le panard pour nos marins !

Et voilà que le bilan du mois grimpe à près de douze tonnes interceptées dans les eaux polynésiennes. Douze tonnes… Ça fait lourd dans la balance. Aujourd’hui, ça ne s’arrête plus. C’est régulier. Presque hebdomadaire. Les réseaux changent de peau comme des serpents : cargos en haute mer, conteneurs, croisières, fret postal. Tout est bon. Tout flotte. Tout voyage. Ça vient d’Amérique centrale. Ça traverse. Ça vise le Pacifique sud-ouest. Pas pour la Polynésie, non. Elle n’est qu’un couloir, un passage obligé. La marchandise part d’Amérique latine, file vers les pays consommateurs. La Nouvelle-Zélande. Et surtout l’Australie. Là-bas, la poudre vaut de l’or. Alors on prend le risque. On tente. Encore.

Cette saisie record, elle dit une chose simple : la Polynésie est sur la grande route trans-Pacifique. Celle qui relie l’ombre des cartels à la lumière crue des quais australiens. Pour le moment, nos armées, malgré leurs faibles moyens, tiennent la Zone économique exclusive comme on tient une digue. Parce que même si la drogue est destinée ailleurs, elle passe ici. Et ce qui passe peut toujours rester. Se perdre. Se répandre. Dans les quartiers et ensuite chez les jeunes Français de souche surtout. Toujours les jeunes. Oui, il faut VRAIMENT faire la guerre au narcotrafic et pas avec des mots !

https://www.actionfrancaise.net/2026/02/26/guerre-au-narcotrafic-en-polynesie/

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