Les clients qui raflaient les petits flacons de shampoing des hôtels ont appris la nouvelle via la presse nationale. Entre les bombardements sur Téhéran et l'affaire Epstein, les lecteurs découvrent l'impensable. L'UE est intervenue dans le conflit qui opposait les écologistes aux accros des mini-doses. À l'issue de moult allers-retours entre Paris et Bruxelles, la décision est prise : 2030 sera l'année du cheveu gras. À compter de cette date, tout flacon en plastique contenant moins de 100 ml ou 100 grammes de produit lavant aura disparu des salles de bain des hôtels. « Rien que de l'eau », chantait la visionnaire Véronique Sanson. Nous y voilà.
À moins que de gros bidons réutilisables aient été mis à disposition de la clientèle, celle-ci se reconnaîtra à son état d'insalubrité corporelle. Les autres à leur ventre gonflé par les récipients volumineux dissimulés sous leurs manteaux. En prévision de cette interdiction, les chapardeurs de mini-tube de dentifrice et autres minuscules savonnettes s'organisent. La stratégie qui permettait de ramener un cadeau aux enfants sans avoir à débourser un centime est entièrement à revoir.
L'après-shampooing, plus dangereux que l'arme atomique
Ursula von der Leyen ourdissait cette interdiction depuis des lustres. Profitant d'une actualité chargée en Troisième Guerre mondiale, les technocrates prennent cette mesure qui pourrait apaiser les tensions entre les divers belligérants. Donald Trump s'est dit réjoui de pouvoir trouver de la teinture orange en abondance lors de son prochain séjour à Paris prévu en 2031, Zelensky bout d'impatience de se tremper dans le jerrican de Tahiti Douche fourni par le Ritz. Une réunion autour d'une baignoire aura lieu en présence d'Emmanuel Macron. Chaussé de lunettes de plongée fumées, le Président évoquera la stigmatisation subie par les chauves. Pour le bénéficiaires d'une calvitie, c'est la douche froide. Le lavage cheveu par cheveu devient impossible. L'UE planche sur le sujet au travers d'un plan de mini-flacons qui seraient remis aux intéressés sur certification de leurs coiffeurs.
BFM et France Info ne tarissent pas de spécialistes venus livrer leur analyse de la problématique. Le risque que le conflit entre la sphère écolo et les partisans du tout plastique ne s'envenime est réel. La mousse qui se dégage des discussions peut à tout moment obstruer les tuyaux reliant les USA au reste du monde. L'heure n'est plus aux facéties atomiques planant sur l'Europe. L'UE voit loin et vise désormais l'après-shampooing. Toujours une longueur d'avance, cette Ursula !