
13/03/2026
La piste d’une manipulation émanant du camp Estrosi semble se dessiner. Selon nos informations, le maire sortant aurait souhaité booster sa campagne électorale sur les réseaux sociaux, en montant une équipe parallèle. Christian Estrosi aurait imposé le suspect spécialiste de la communication et du marketing, qui semble avoir joué un rôle central dans cette affaire. Des réunions ont eu lieu dans un appartement avec cet expert et Christian Estrosi. En revanche, rien ne prouve que l’édile n’ait été informé de l’opération de la tête de porc.
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Selon nos informations, deux personnes placées en garde à vue mercredi ont été déférées ce vendredi 13 mars en vue de leur mise en examen, ce que confirme dans un communiqué le procureur de la République Damien Martinelli. Les deux suspects, de nationalité française, ne reconnaissent pas avoir commandité l’opération. Ils avaient été interpellés le même jour que deux femmes, nées en 1963 et 1967, dont les gardes à vue ont été levées jeudi après-midi.
Les deux hommes, qui devraient être mis en examen dans les prochaines heures, sont nés en 1947 et 1980. Le plus âgé est un ancien policier de la Direction de la surveillance du territoire (DST) à la retraite, reconverti désormais en détective privé. Il apparaît que cet ancien agent des renseignements, qui vit en Tunisie, est en contact depuis longtemps avec l’un des deux Tunisiens, informaticien, déjà mis en examen.
Le quadragénaire est, lui, un expert de la communication et du marketing, diplômé en informatique et domicilié en région parisienne. Il avait été arrêté le 4 mars dans la rue, à Nice, alors qu’il essayait d’aller au contact du maire.
Selon nos informations, des contacts téléphoniques et physiques ont eu lieu entre ces deux individus et les deux hommes de nationalité tunisienne soupçonnés d’avoir déposé la tête de porc. Ces derniers avaient été mis en examen vendredi 6 mars et placés en détention dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour provocation publique à la haine ou à la violence à raison de l’origine, la race ou la religion, violences aggravées visant un élu public ou encore accès frauduleux dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel.
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11/03/2026
À trois jours des élections municipales à Nice, l’enquête sur la découverte d’une tête de porc accrochée aux grilles du domicile du maire sortant, Christian Estrosi, connaît un développement inattendu. Plus de dix jours après les faits, un proche du couple Estrosi a été placé en garde à vue.
Selon le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, il s’agit d’« un homme né en 1980, de nationalité française, interpellé à son domicile à Nice ». Les investigations ont établi qu’il avait été en contact téléphonique et physique avec deux ressortissants tunisiens, âgés de 36 et 38 ans, déjà mis en examen pour « violences aggravées envers un élu public, provocation publique à la haine ou à la violence, et association de malfaiteurs ». Les deux hommes, qui contestent les faits, sont soupçonnés d’avoir participé à un « commando » de quatre personnes aperçu dans un véhicule et identifié grâce à la vidéosurveillance.