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[MUNICIPALES] « Je suis la femme de droite de cette élection » : à Toulon, Laure Lavalette y croit !

Dernière réunion publique à Toulon, le 19 mars 2026. Photo Yves-Marie Sévillia
Dernière réunion publique à Toulon, le 19 mars 2026. Photo Yves-Marie Sévillia
Dernière ligne droite, dernière réunion publique pour Laure Lavalette. Ce jeudi 19 mars, dans les quartiers ouest de la ville qui font partie de sa circonscription, la candidate RN à la mairie de Toulon tenait sa dernière réunion publique de quartier. Alors que sa concurrente tient un meeting au grand Zenith, Laure Lavalette a poursuivi ses réunions de quartiers en plein air au plus proche des habitants, dans une ambiance simple et conviviale. «  Aidez moi à porter notre projet » a-t-elle lancé aux deux cent personnes venues l'écouter. « Face à l'inertie, choisissez l'ambition. » La maire sortante, Josée Massi, qu'elle affronte en duel, a refusé le débat télévisé d'entre-deux tours et joue sur le même refrain éculé de la peur. N'a-t-elle pas dit que « l'heure est grave » ?

« Je m'adresse aux électeurs de droite sincères »

Laure Lavalette sait qu'elle doit déplacer des montagnes pour l'emporter dans un scrutin qui s'annonce serré. Chaque voix va compter. « On a passé la semaine sur le terrain, pour mobiliser les abstentionnistes » explique aux journalistes la candidate qui cherche avant tout à faire passer son message aux électeurs LR de Michel Bonnus. « Nous sommes le réceptacle de leurs aspirations ». Dans la même journée, le sénateur Les  Républicains qui s'est désisté pour « empêcher l'arrivée de l'extrême-droite » à Toulon, faisait paraître un communiqué aux accents sombres et obscurs à la hauteur du drame qui pourrait se jouer à Toulon. Le disciple de Bruno Retailleau a appelé ses électeurs « à faire le choix de la responsabilité » et « à voter pour Josée Massi ». Dans la foulée, Laure Lavalette lui répond : « je suis loin des alliances d'appareils ». Peu lui importe les postures d'un autre âge. « Je m'adresse aux électeurs de droite sincères » affirme-t-elle en partant d'un postulat simple : « je suis la femme de droite de cette élection ». 

Une colistière fan de Raphaël Arnault

Les Toulonnais ont peut être découvert à l'occasion de cette campagne le passé socialiste de Josée Massi, qui fut conseillère municipale PS dans les années 80, dans un petit village d'Ardèche. Cette semaine d'entre-deux a révélé d'autres surprises, comme la présence sur la liste de la maire sortante, d'une colistière dont les publications sur les réseaux sociaux démontrent un engagement à gauche certain. Comme le souligne le JDD, on retrouve sur la page Facebook de Régine Chopinot la bannière du Nouveau Front Populaire et le partage d'une publication de Raphaël Arnault. La cause palestinienne fait aussi partie des combats de la colistière de la maire sortante qui n'hésitait pas en mai 2024 à signer une tribune dans L'Humanité pour que la France reconnaisse l'Etat de Palestine.

Ce soir là, l'émotion est palpable dans la voix de la candidate patriote alors que cette campagne touche à sa fin. Le soleil se couche sur les monts qui encerclent la ville. Dans trois jours, Laure Lavalette saura si les Toulonnais ont décidé de lui faire confiance.

Yves-Marie Sévillia

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