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Pourquoi s’engager à l’Action française ?

Parce qu’aujourd’hui l’Action française entend occuper la place qui est la sienne dans la restauration de la souveraineté, dans la contestation des erreurs des gouvernements républicains successifs et dans la construction d’un véritable espoir pour les Français : l’établissement d’une royauté, seule garante du bien commun !

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Par Hilaire de Crémiers

S’engager à l’Action française – comme l’indique la préface de Pourquoi s’engager à l’Action française, l’ouvrage paru aux Éditions de Flore, sous la direction de François Marcilhac, en 2020 – n’est pas une mince affaire ! C’est entrer dans l’histoire ; c’est vouloir la continuer ; c’est chercher à la faire aboutir. L’Action française est aujourd’hui le plus ancien des mouvements politiques, toutes tendances confondues. Elle se renouvelle continuellement depuis plus de 125 ans, dans la permanence, sans cesse ravivée et adaptée, d’une doctrine, d’une vision, d’une action. Certes, hic et nunc, elle n’a pas atteint – pas encore ! – le terme logiquement prévu et ardemment souhaité de sa raison d’être. Loin s’en faut, et fort malheureusement pour la France. Dans les graves circonstances actuelles et dans la suite des leçons du passé, il n’y a là pourtant que la confirmation des analyses répétées de l’Action française sur le mal essentiel du régime républicain dont l’unique préoccupation est de se maintenir en se défaussant sur la France de tous les désastres dont il est, lui et lui seul, le véritable responsable.

Chez les Français clairvoyants qui souscrivent à ces analyses de l’Action française, cette constatation ne peut et ne doit que renforcer la détermination de leurs convictions et de leur adhésion. Ce qui explique depuis plus d’un siècle cette présence active de l’Action française. Le mal est toujours là qu’il faut donc toujours dénoncer, et d’autant plus intelligemment qu’il perdure. En revanche, si le régime se maintient, que sont devenus les vieux partis de la République ? Tous disparus ou presque, avec leurs prétendus grands hommes, laissant place à des formations dites nouvelles dont le seul but concret reste toujours le même et constitue la permanence essentielle de l’esprit républicain depuis les origines : premièrement, au-delà de la monstruosité protéiforme de la succession innombrable des partis, s’emparer de la République, de la puissance publique, de l’État et des organes de gouvernement, de tous les lieux de pouvoir et des postes de décision en s’attribuant les places ; deuxièmement, avancer toujours plus loin dans l’idéologie républicaine par démagogie, surtout et de plus en plus auprès des minorités, pour mieux balayer les traditions françaises qui expriment l’identité de notre nation et pour mieux ainsi établir la société individualiste et massifiée, sans âme, sans caractère, sans histoire et sans avenir sur laquelle les aventuriers de la politique et de la finance ont décidé d’établir leur puissance.

Et donc, le régime républicain, sous quelque forme qu’il se présente, continue son œuvre. Sa mécanique est implacable. Malgré tous les chantres d’une République pure et belle, malgré tous les discours dits stupidement volontaristes des tâcherons de la politique républicaine, en dépit de toutes les mythologies d’une bonne République qui aurait été celle d’hier ou qui serait enfin celle de demain, la France décline, s’épuise, s’amoindrit, se fragmente, se parcellise, se dissocie, même si le génie français produit encore quelques belles réussites dont il est permis de se demander tant la braderie est permanente si elles resteront françaises ; car la France est envahie de toutes les manières, livrée aux intérêts étrangers qui la dominent sous prétexte d’Europe et de mondialisation ; sa jeunesse est privée d’avenir ; ses banlieues sont abandonnées à l’islamisation et aux idéologies mortifères. Ses dirigeants n’ont plus aucune conscience de leur responsabilité, prêts à déshonorer la France à toute occasion et à l’engager sans moyen efficace dans des risques considérables tant en politique intérieure qui n’est faite que de faux remèdes, que dans une politique extérieure qui n’a plus aucune conception d’ensemble.

Ainsi, face à ce régime qui est la cause directe des malheurs français, se dresse depuis près de 125 ans – et toujours avec les mêmes raisons – l’Action française. Et l’Action française seule. Pourtant, il y eut de multiples sursauts nationaux, patriotes, sociaux contre le régime de corruption et de mort au cours du XXe siècle et même encore récemment au XXIe. Aucun n’a abouti ; ils se sont tous perdus dans les méandres trompeurs du régime, dans les impasses électorales et les désespoirs de l’impuissance.

L’Action française exerce, encore et maintenant, son même magistère tant dans la formulation des idées qui gardent toutes leur c dans l’incessant renouvellement que leur fournit l’actualité, que dans la ligne d’action intelligente qui est proposée, aussi éloignée d’un activisme stérile, à court terme et rapidement désuet, que d’un repliement orgueilleux dans une tour d’ivoire où il ne s’agit plus que de contempler d’un œil froid la déliquescence de la nation française, comme c’est devenu de mode chez la plupart des analystes politiques.

Depuis sa fondation à l’aube du XXe siècle jusqu’à maintenant, l’Action française a su garder ce double regard d’attention quotidienne eu réel et de vision globale et compréhensive des événements, qui lui permet de mettre sa doctrine et sa conception de l’action en perspective. C’est ainsi qu’elle a formé intellectuellement et pratiquement à une militance clairvoyante et expérimentée des générations successives de patriotes français, recrutés dans tous milieux, dont elle fit des royalistes compétents et des nationalistes perspicaces. Il ne s’agissait pas d’étouffer l’ardeur au combat ; il était question de la rendre efficace. Il fallait trouver le moyen, quand les circonstances le permettraient, de faire le Roi, et, en attendant, de faire comprendre en argumentant sur l’actualité pourquoi la France en République était constamment mal dirigée.

Il suffit de songer à cette génération d’avant la guerre de 1914, d’étudiants et de Camelots du Roi, d’une superbe force intellectuelle et d’un courage à toute épreuve, génération qui disparut en grande partie malheureusement dans cette grande et terrible guerre qu’avec ses maîtres et ses chefs elle avait prévue et où elle sut assumer héroïquement son sacrifice. La République livrait la jeunesse française à la boucherie, ne sachant ni prévoir ni faire la guerre, et encore moins la paix. Ce qui explique et justifie cette autre génération de l’entre-deux guerres qui, prévenue par Maurras et Bainville, savait que la République, incapable d’exploiter la victoire de la France, mènerait en peu de temps le pays à un désastre. Désastre exactement prévu, vingt ans après, la plus grande défaite de notre histoire, dont les conséquences furent si néfastes.

Cela n’empêche pas, malgré toutes les forces hostiles, l’Action française de réapparaître après la Seconde Guerre mondiale, poursuivant son même travail de défense nationale et de dénonciation du régime, avec toute une nouvelle génération aussi vigoureuse quoique moins nombreuse que les précédentes. Elle s’est battue, elle aussi, contre un régime inepte qui ne cessait de détruire toutes les chances de la France : décolonisation affreusement mal accomplie dont la France paie aujourd’hui sous toutes les formes possibles les funestes conséquences, largage lamentable de l’Algérie dans le crime et la trahison, puis fuite en avant des gouvernements, de gauche comme de droite, dans un européisme et un mondialisme ravageurs et, surtout, surfaits dans leur prétendue efficacité économique, livrant la société française au n’importe quoi d’un libéralisme sans principe ni règle après l’avoir soumise dans l’éducation comme dans l’économie aux diktats d’un marxisme, qui s’est transformé en socialo-gauchisme totalement délétère. Toutes ces idéologies dépassées, malsaines et anti-françaises semblent se coaguler aujourd’hui jusque dans leur apparente rivalité, dans l’unique dessein de sauver une République à bout de souffle. La République va mal en effet parce qu’elle a abandonné la France, les Français, et livré nos territoires et nos villes aux brigands d’en haut et aux racailles d’en bas, complice effective, en dépit des discours, de l’islamisme et du terrorisme. De l’éducation à la santé, de la politique industrielle à la vie des territoires, tout est un échec, comme il est archi-prouvé, à quelques exceptions près qui échappent à la sottise républicaine.

Il faut sauver la République crie-t-on de toute part, à commencer par nos dirigeants et, en premier, le premier d’entre eux ; et toutes les fausses oppositions de reprendre en chœur le même cri : il faut sauver la République ! Le problème est justement là. C’est la France qu’il faut sauver et c’est la République qui la tue. La confusion entre le République et la France autorise tous les sophismes qui brouillent la vérité politique et permettent aux dirigeants de la République de récupérer à leur profit leur mise politicienne. Il appartient à la nouvelle génération d’Action française de dissiper ce grossier subterfuge où se réfugie une classe politique déshonorée et décrédibilisée.

Non, la République n’est pas la France et, surtout, vice-versa, la France n’est pas la République ! La France est notre patrie ; elle est la plus ancienne nation d’Europe ; elle a une longue histoire, certes mouvementée, mais glorieuse. Elle a un riche patrimoine et des potentialités immenses d’avenir. Elle continue dans ses familles, dans ses œuvres en tous domaines, scientifique, technique, industriel, agricole, artistique, artisanale. Elle n’est pas morte ; elle ne mérite pas de mourir. Non et non !

La République est une machinerie gouvernementale, idéologique et captatrice, aux concepts éculés, dont le fonctionnement ne convient pas à notre pays qui est fondamentalement un royaume. De telle sorte que la France n’y est ni correctement gouvernée, ni vraiment représentée. Tout est faussé. Mais la République sert en fait les intérêts de tous ceux qui en vivent. C’est pourquoi ils y sont tellement attachés. Pour eux, que périsse la France, pourvu que vive la République. C’est leur ligne de conduite précise malgré tous les mensonges de leurs discours. Il suffit, d’ailleurs, de bien les écouter pour parfaitement comprendre leurs intentions. Ils ont érigé leur République comme un absolu et la France n’est qu’une variable d’ajustement.

Eh bien, il faut affirmer exactement le contraire : la République n’est pas nécessaire à la France. Elle est en son principe même un mode de gouvernement détestable pour notre pays. Se débarrasser du régime républicain permettrait à la France de vivre. La France a plus que jamais besoin de son Roi. Et, en attendant, besoin de l’Action française pour le montrer et le démontrer.

https://www.actionfrancaise.net/2026/03/26/pourquoi-sengager-a-laction-francaise-3/

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