« Il n'y a pas que la bêtise... »
Certaines communes ont ainsi choisi le RN, comme La Flèche, par exemple, ce qui a eu le don de faire fuir Mazarine Pingeot, qui devait y venir présenter son dernier livre… « On apprend, ce soir, que les habitants de La Flèche se couvrent de cendres, depuis le soir de l’élection, rite pénitentiel, repentance, pour demander aux divinités terrestres, ce Panthéon de la bobocratie où siège en bonne place Mazarine… », se moque Jeanpainbeurre, devant le ridicule de sa réaction. Pourtant, certaines autres villes pourraient, elles, réellement l’avoir mauvaise et se couvrir de cendres comme Nîmes, devenue parfaite allégorie de la droite la plus bête du monde, qui se retrouve avec une majorité d’électeurs de droite et un maire communiste. Nos commentateurs en sont d’ailleurs indignés. Pour GgRr, « la droite française (hors RN) la plus bête qu’il soit est une machine à perdre et se complaît dans ce rôle… c’est une évidence. Pauvre France ! »
Selon Oiseau de passage, « il n’y a pas que la bêtise, il y a le dogmatisme, la soumission à la pensée unique et surtout la lâcheté » à l’origine de la déconfiture nîmoise. Cela dit, Toulon ne semble pas mieux lotie. Pour Roger, c’est même « lamentable ! », et selon lui, il ne reste plus qu’à « attend[re] que la gauche et les socialistes associés aux morceaux de LR fassent ce qu’ils savent faire pour la présidentielle : rabaisser la France ». En tout cas, la capitale, elle, a choisi la continuité, fidèle à sa réputation de forteresse imprenable des bobos à vélo. Une situation que Lovedus résume en une formule : « Paris endetté, Paris socialisé, Paris ratisé, Paris boboïsé… » Et cela n’a rien d’étonnant pour Patrick Sinclair, puisque « Paris [est] la ville des ultra-riches et des ultra-pauvres, la classe moyenne est partie. Bientôt, il paraît, 40 % de logements HLM pour loger les futurs électeurs de la gauche. »
« L’Éducation nationale doit redevenir l’Instruction publique »
Il faut dire qu’il n’y a pas qu’à Paris que la gauche semble se préoccuper de ses futurs électeurs. L’Éducation nationale, elle aussi, ressemble à une véritable pouponnière puisqu’avec l’Arcom, ils s’inquiètent de « la formation des opinions », un an avant la présidentielle. Pipo56 voudrait simplement leur rappeler que « c’est aux parents de former les opinions de leurs enfants ». D’ailleurs, il considère que « l’Éducation nationale doit redevenir l’Instruction publique ». Peut-être que cela éviterait, effectivement, quelques autres dérives comme celle d’ériger l’égalité en obsession absolue. D’autant plus, remarquait JDGallet, que « l’égalité des chances, on n’en a jamais autant parlé que depuis qu’elle a disparu. Et quand elle existait (permettant l’émergence d’un Camus, d’un Onfray), on n’en parlait pas. Preuve, à nouveau, que la valeur que l’on brandit, c’est celle qu’on n’a pas. »
« Être contre l’Europe, c’est être contre la France » ?
Une valeur comme le patriotisme dont se revendique Valérie Hayer, d’ailleurs… Pour Tassergal, « elle ne manque pas de souffle [puisque] ce ne sont pas les nations qui menacent l’Europe, c’est l’Europe qui veut la mort des nations. Quant à l’unité européenne, c’est comme le père Noël : on y croit au début et puis, après, on voit bien que ça n’existe pas », ajoute-t-il. Jcrien est du même avis et trouve qu’« elle y va fort de café, notre députée Hayer ». Selon lui, « elle a pas la lumière à tous les étages, cette petite dame », si elle considère qu’« être contre l’Europe, c’est être contre la France » !
Quoi qu’il en soit, dormez tranquille, braves gens, puisque le gouvernement a trouvé une solution pour lutter contre la crise : un observatoire. Bernard 47 y voit encore « le ridicule [qui] se conjugue avec le grotesque [puisque] les Français ont les yeux ouverts et le porte-monnaie vide… ils n’ont pas besoin d’observatoire pour le constater ! » Apitchi se demande, ironiquement : « Et pour s’abriter de l’orage, on va multiplier les pluviomètres ? »