
Par Philippe Germain
En plus du rejet du pays légal par le pays réel, l’indifférence à la démocratie se mesure par le taux d’abstention aux élections municipales de 2026 où quatre électeurs sur dix ne se sont pas rendus aux urnes, le score le plus faible depuis 1945. Alors que jusqu’à présent seule la démocratie municipale « tenait », voilà qu’elle aussi craque.
Ce profond désenchantement des Français confirme les 65,7% au second tour des élections départementales et régionales.
Ce désenchantement n’est pas une révolte ouverte, mais un désintérêt par passivité. Pourquoi ? Depuis le détournement du vote eurosceptique de 2005 par le pays légal, les Français estiment que le régime politique est devenu absurde et qu’aucun changement n’est possible, qu’ils votent ou non.
Cette désaffection par abstention est le signe d’une crise politique à bas bruit. Les Français ne rejettent pas activement le régime, mais l’ignorent.
Ils éprouvent un sentiment de révolte sans exutoire car il y a aussi le discrédit des partis politiques, qui ne parviennent plus à mobiliser les électeurs, malgré des succès électoraux limités. L’isolement des partis, y compris ceux considérés comme protestataires, accentue le désenchantement du pays réel.
Le régime politique actuel est moribond, épuisé et incapable de renouveler ses ressources intellectuelles et morales.
Il est à bout de souffle comme à la fin de la IVe république. Il survit sans légitimité réelle, simplement par inertie.
Son remplacement devient inévitable. Il faut du nouveau. Déjà puisqu’un Français sur cinq veut que l’Armée dirige le pays, et le roi pourquoi pas ? C’est la question que les royalistes doivent poser aux patriotes actifs, aux souverainistes entrés en résistance.