
07/04/2026 – Procès en appel
Des avocats parisiens de l’accusé présents dans la salle mais qui refusent de défendre celui qui était leur client. Un avocat qui se présente après avoir été sollicité par la famille de l’accusé, mais sans aucun mandat du principal intéressé. Une quatrième avocate présente après avoir été commise d’office, vendredi, par la présidente de la cour d’assises du Morbihan : le procès en appel de Njoya Kamel Mouliem Akafuwo Mbouombouo, dit Kamel Mouliem, a débuté dans la confusion la plus totale. Il est accusé du meurtre de sa compagne, Clara de Rivas, décédée à l’âge de 18 ans dans leur appartement de la rue de Kerfraval, à Morlaix, le 17 août 2021. (…)
« Ça ne compte pas votre procès ! Je ne suis pas bien, on m’a cachetonné. J’ai pas pu préparer ma défense », s’est exclamé l’accusé, avant d’être expulsé du box par la présidente Aude Burési, tandis que la mère de l’accusé l’appelait à se calmer depuis la salle. C’est donc sans la présence de l’accusé, défendu par l’avocate commise d’office Frédérique Giffard, du barreau de Vannes, qu’a débuté ce procès en appel, qui va durer trois jours, jusqu’à jeudi. (…)
C’est l’emprise qu’exerçait l’accusé sur sa compagne et sa jalousie maladive qui seraient à l’origine du drame. Le père de la victime s’est bouché les oreilles quand la présidente de la cour d’assises du Morbihan a énuméré les coups subis par sa fille, toutes les lésions trouvées sur son corps et la description de la scène du crime, entre les taches de sang, les meubles cassés, la touffe de cheveux au sol et le corps trouvé sous une couverture. Avec la mère, le père, le frère et le petit garçon de Clara, ils sont quatre à être parties civiles dans ce deuxième procès. (…)