
Savez-vous pourquoi l’Afrique du Sud n’a jamais connu de majorité blanche en matière de population comme ce fut le cas pour les USA, le Canada, l’Autralie ou la Nouvelle-Zélande ?
Pourquoi l’Afrique du Sud n’a jamais attiré une immigration de masse européenne
Parce que l’Afrique du Sud ne représentait pas une destination de choix pour les candidats à l’émigration à faible bagage socio-culturel venant d’Europe. Alors qu’un manoeuvre écossais pouvait aisément trouver du travail en Nouvelle-Zélande ou en Australie, en Afrique du Sud, sous l’Apartheid, il entrait directement en concurrence avec les Bantous (les Noirs) à qui les emplois subalternes étaient réservés. En Afrique du Sud, il fallait être commerçant, cadre, ingénieur, chef d’équipe, prédicateur calviniste ou avocat pour pouvoir prétendre émigrer d’Amsterdam ou de Hanovre en ayant la certitude de trouver du travail à l’arrivée. Un cireur de chaussure choisissait, lui, plutôt l’Amérique ou l’Australie.
Cette spécificité a donné au pays de Verwoord une intelligence hors du commun, ce qui amènera les Afrikaners a avoir une centrale atomique dès 1976 et à pratiquer la première greffe d’un coeur en 1967. Mais à l’inverse, cette spécificité était le ver dans le fruit qui allait abattre l’édifice un jour ou l’autre.
La politique sud-africaine de création de « foyers nationaux noirs » (bantoustans) pour tous les peuples bantous du pays afin de garder la majorité du pays sous domination blanche aura été un échec car il était trop tard. Toutes les villes réputées « blanches » étaient déjà à majorité noire. Masse de jardiniers, éplucheurs de pommes de terre, mineurs ou pousseurs de brouettes de ciment, car il était impensable pour un afrikaner des années 50-60-70 de devoir couper lui-même sa pelouse ou de vider ses ordures, « les Noirs étaient fait pour cela » disait-on alors. Mais comme ces Noirs avaient une démographie beaucoup plus importante que les bourgeois blancs et que l’immigration blanche n’était réservée qu’aux élites, les villes réservées aux Blancs en théorie sont devenus rapidement noires en pratique.
Si l’on compare grossièrement Johannesburg à New-York, par exemple, c’est comme si Manhattan était le seul territoire majoritairement blanc d’une ville dont tous les autres quartiers, du Bronx au Queens en passant par Brooklyn et Staten Island étaient composé exclusivement de Peaux-Rouges ou de Métis.
En campagne, c’était exactement la même chose. Le mythe du fermier blanc afrikaner doit être largement nuancé. L’Afrique du Sud agricole est effectivement historiquement et, aujourd’hui encore, contrôlée par les Blancs. Mais le Blanc est le « Baas » (boss) qui règne sur une cohorte d’ouvriers agricoles noirs. Là encore, la question démographique est imparable. Au lieu d’employer des ouvriers agricoles blancs qui auraient, à travers leurs salaires et les soins médicaux assurés par le pouvoir blanc, engendrés des familles blanches qui se seraient multipliées, les fermiers blancs ont permis à des familles noires de prospérer.
L’assassinat d’Eugène Terre’blanche, emblématique chef de l’AWB, est l’illustration de ce paradoxe. Leader d’une des branches les plus dures de la politique d’Apartheid et du Baaskap (suprématie blanche en Afrique du Sud), il fût assassiné en 2010 par deux ouvriers noirs qu’il employait dans sa ferme !
Au final, au pic de l’Apartheid, la communauté blanche, afrikaners et anglophones, n’aura jamais dépassé les 20% de la population.
Main-d’œuvre étrangère : une solution de court terme aux effets durables
Ce ne sont pas les sanctions internationales ou la figure de Nelson Mandela qui ont signé la fin de l’Afrique du Sud blanche, ce sont la démographie et la dépendance à la main-d’oeuvre noire qui aura multiplié les grèves et les sabotages de l’économie, entraînant une fuite des capitaux et des industries, fuite également encouragée les sanctions internationales, bien entendu.
Ce schéma mortifère de double dépendance est celui que nous connaissons actuellement en France.
La question démographique est traitée régulièrement dans nos colonnes, je ne reviens pas dessus. Le futur démographique de la France est en train de naître en ce moment même à Saint-Louis du Sénégal ou à Kaboul car Chloë et Matisse ne veulent pas faire d’enfant pour « sauver la planète » ou hésitent à en faire un deuxième car il n’y a pas, autour de chez eux, d’infrastructures de santé, d’accueil ou de scolarité suffisants, sans parler du risque économique et des conséquences sur la carrière de Chloë. A la place, ils adopteront un chien.
Mais, au-delà de la démographie, la question de la dépendance à la main-d’oeuvre immigrée est de plus en plus préoccupante et elle n’est pas du tout abordée dans le débat public. Même dans les cercles conservateurs. Les dernières élections ont montré une situation à la sud-africaine en périphérie des grandes villes. En l’espèce, une présence massive des populations africaines dans les banlieues. Les centres urbains ne conservent que quelques secteurs blancs, le reste étant progressivement gagné par la « diversité » black beur black. Diversité laborieuse ou non mais occupant généralement les emplois les moins qualifiés. « Les métiers que les Français ne veulent plus faire » dit la rumeur populaire. Et celle-ci n’est pas fausse. Car une politique de bas-salaire pratiqué par le grand patronat couplé à un dénigrement systématique des filières d’enseignement technique et professionnel aura donné une université de Rennes 2 ultra-majoritairement blanche (et gauchiste !) et des CFA de la banlieue rennaise de plus en plus colorés.
La bonne nouvelle, c’est que l’IA va régler une partie du problème en grand-remplaçant certains métiers prisés par les jeunes Blancs (graphistes, développeurs, métiers administratifs, …) alors qu’il faudra attendre encore un peu pour que ChatGPT monte sur les toits pour remplacer les ardoises.
Autrefois cantonné aux villes, ce phénomène de dépendance à la main d’oeuvre immigrée touche désormais les campagnes et notamment la Bretagne confrontée au manque structurel d’employés dans les usines agro-alimentaires. Emplois pénibles, mal rémunérés (quoique, ce n’est plus aussi vrai), mal considérés, où il faut être dans le froid, le chaud, l’humidité, etc…, ces secteurs professionnels sont désormais sous la coupe d’agence d’intérim qui vont directement faire leur marché en Afrique ou en Roumanie. Les dernières élections municipales à Pontivy et l’élection de Soizic Perrault sont indirectement lié à cette question par exemple. Le très industrieux bassin de Pontivy est, en effet, devenu une véritable enclave étrangère entretenue et alimentée par le secteur agro-alimentaire.
Mais qui blâmer ? Ceux qui ne veulent pas aller y travailler ou les patrons confrontés à de continuels manques de main d’oeuvre ? Les deux sans doute car le grand patronat aura lui-même organisé sa pénurie d’ouvriers par diverses stratagèmes et politiques salariales et sociales. Aujourd’hui, avec la multiplication des arrêts maladie, il en paye le prix car même les employés roumains ou mahorais ont désormais des exigences et ont compris « comment ça fonctionne ».
Idem dans la restauration ou la cueillette de fruits et légumes, secteurs très demandeurs de main d’oeuvre immigrée. Il n’y a qu’à voir les annonces des restaurateurs qui promettent des conditions de travail qui s’améliorent par rapport à celles d’autrefois. Seul bémol et il est de taille, une offre d’emploi à 12,2€ brut/heure chez Buffalo Grill avec travail le week-end, coupures, etc… à ce prix-là (environ 1443€ net/mois) et au regard du prix de l’essence, autant rester au chômage, chez soit devant Netflix !
Partant, une future majorité « nationale » (RN par exemple) devra prendre ces deux problèmes à bras le corps.
1/ La démographie. Il fût un temps où le RN proposait le « salaire maternel », qu’en est-il de cette proposition qui permettrait aux femmes qui le veulent de rester à la maison élever leurs enfants sans que le couple soit pénalisé pour leur désir de construire une grande famille. D’autres propositions natalistes sont également envisageables.
2/ Pour que les parents incitent leurs enfants à devenir plâtriers ou mécaniciens, il va falloir plus que des mesures bêtement libérales (« supprimons les aides ») ou des campagnes d’affichage « découpeur de volaille is beautiful », il va également falloir que les conditions de travail s’améliorent encore et que les patrons des grosses entreprisent augmentent massivement les salaires. Si un « choc des charges sociales et des normes » libèrera l’économie française de ce qui l’empêche d’être concurrentielle à l’international, il ne faut pas non plus oublier les profits records de certaines boîtes. Revenons à Buffalo Grill : 508 millions de chiffre d’affaire et une croissance de 6,5% par an en 2023 pour l’enseigne, on peut applaudir la performance, mais avec des salaires comme celui mentionné plus haut, on comprend que ce succès n’est pas dû qu’à la qualité des steaks et à la bonne stratégie commerciale de l’entreprise.
Apparemment, une partie du patronat a compris que l’immigration était en train de tuer l’Europe. On découvre chaque jour de nouveaux « patrons patriotes », suivant l’exemple de Pierre-Edouard Stérin ou de Vincent Bolloré. Parfait ! Et bienvenue dans le « cercle du réel ». Mais quel patron osera publiquement mettre en place au sein de sa boîte une audacieuse politique d’entreprise « patriotique » qui incitera les Français a réinvestir certain métiers ? On connait la musique dans les cercles patronaux : « les Français sont des fainéants, ils ne veulent pas bosser, supprimons les aides ». Eh oui, mais progressivement les employés ont imposé leur loi et leurs exigences aux patrons, grâce notamment à l’arme « arrêt maladie » et « burn-out ». Si un patron augmente significativement ses salariés et cesse de les stresser en permanence (c’est encore le cas dans beaucoup de professions !), les arrêts-maladie fondent bizarrement rapidement.
Car un certain patronat a oublié que la loi de l’offre et de la demande ça fonctionne dans les deux sens.
Revenons cependant à un autre patronat : le patronat sud-africain. Celui-ci qui avait construit une partie de sa réussite sur des employés noirs payés 15 fois moins cher que les employés blancs a senti à un moment le vent tourner au mitan des années 80 et, pour ceux qui en avaient les moyens, a déménagé sa production aux USA ou en Australie. Aujourd’hui, cet exil beaucoup plus difficile et les boîtes sud-africaines qui sont restées sont désormais contraintes d’employer deux personnes pour le même poste d’encadrement grâce aux lois de discrimination positive de l’ANC : une (blanche) pour faire le travail, l’autre (noire) pour toucher le salaire.
Les entreprises françaises devraient réfléchir à cela. Car, quand le basculement démographique et la dépendance à la main d’oeuvre sera achevée, elles n’auront nulle part où aller (le Grand-Remplacement touche désormais tous les pays occidentaux) à part en Russie, avec la corruption qui va avec. Et celles qui resteront seront également sûrement contraintes de négocier avec des municipalités, collectivités locales, syndicats ou organisations religieuses d’une autre nature que celles actuelles.
il est temps d’ouvrir les yeux camarade patron !
Jean-Pierre Tredia
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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