Sur les 10 premiers jours du mois de mai, les recettes liées au carburant reculent d’environ 300 M€, sous l’effet d’une forte baisse de la consommation (-30 %).
Au total, depuis le 1er mars, les recettes liées au carburant repassent sous leur niveau de l’an dernier : -105 M€.
Les effets de la crise se font désormais directement sentir sur les recettes fiscales : il n’y a pas, et il n’y a jamais eu, de “cagnotte”.
Le premier ministre a raison et c’était prévisible depuis le départ et j’en avait parlé notamment sur écorama.
Si dans un premier temps les recettes fiscales augmentent, une telle hausse des carburants est en réalité contre-productive pour les finances publiques. C’est une exemple de la courbe de Laffer des rendements décroissants et cela marche aussi et surtout pour la fiscalité!
Les caisses de l’état sont donc plus vides qu’avant, et la chute de 30% de la consommation montre parfaitement que nos concitoyens sont des agents économiques rationnels qui ne se déplacent plus que lorsque c’est indispensable.
Cela montre également la force de ce que l’on appelle le signal prix. Le prix de choses est bien plus efficace que les interdictions, les oukases, ou les normes castratrices.
C’est la force du marché, même si dans le cas présent les taxes sur les carburants sont telles que dans le signal prix il y a aussi un signal impôts et taxes de l’état.
Malgré plus de 50% de taxes, le carburant rapporte désormais moins à notre état impécunieux. Ce n’est que le début d’une énorme crise.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »
