
« En 2027, si on a Jordan Bardella ou Marine Le Pen élue au second tour, qu’est-ce qu’il se passerait ? » : Tel que, de la part de Bally Bagayoko, le maire de Saint-Denis, incapable de tenir ses promesses électorales et qui passe régulièrement dans la politique communautaire à haute voix et organise des marches contre le racisme et des séances de victimisation… pas très étonnant. Dans le cadre d’un entretien mené par « Oumma », un média destiné à la communauté musulmane francophone, Bally Bagayoko craint la possibilité d’une victoire du Rassemblement national à la prochaine élection présidentielle.
Il évoque le risque d’une inaction ou d’une « complaisance » de certains partis à gauche et à droite vis-à-vis de l’extrême droite, « en opposition aux valeurs de la République« . Ce qu’il appelle l’inaction est en fait le respect du verdict des urnes. Il a « l’intime conviction que la population est capable de se lever. Et cette forme d’insurrection populaire ne sera possible que si, déjà, on redonne du pouvoir à la base ». Cet homme, issu d’une famille malienne, ne comprend visiblement pas la démocratie, incapable d’imaginer que si un candidat du RN est élu, c’est justement que la population s’est levée pour contester le pouvoir en place et que si le RN est élu, c’est que la population a majoritairement voté pour lui. La population capable de se lever est en fait, celle de ses « frères » de l’Oumma, qui a des valeurs qui sont non seulement opposées à celles du RN mais également aux valeurs de la démocratie, sachant que pour les musulmans les plus radicaux, sinon les musulmans tout court, rien n’est au-dessus de la loi de leur dieu et que le système de vote est impie, c’est d’ailleurs l’une des raisons qui faisait que jusqu’ici, cette population musulmane votait peu.
Et donc il menace directement, mais à demi-mot, la prise par la force, à la population d’origine, de leur propre pays, si l’on traduit en langage plus direct. L’homme qui ne veut plus du portrait de Macron dans sa mairie ne cache pas vraiment la menace, comme la cachait à peine Mélenchon dernièrement. Alors bien sûr, l’homme connaît la loi française et n’est pas idiot, il sait que l’appel ouvertement, à l’insurrection tombe sous le coup de l’article412-6 : « Le fait de diriger ou d’organiser un mouvement insurrectionnel est puni de la détention criminelle à perpétuité et de 750 000 € d’amende ». Il évoque donc l’Histoire, la révolution… mais personne n’est dupe. En filigrane, la menace d’un coup d’État insurrectionnel des forces de l’Oumma pour faire de ce pays un pays islamique est bien perceptible. On se demande bien ce qui peut faire que des gens quittent un pays, où ils sont oppressés par le poids de leur religion, pour venir se mettre à l’abri en France et faire en sorte que la France deviennent finalement un pays semblable à celui qu’ils sont fui ? Bagayoko est né en France, il ne sait peut-être pas et a sans doute été trop gâté, habitué à ce que hurler au racisme en permanence permettre d’obtenir à peu près tout et n’importe quoi.
On se souvient, il y a quelques années, d’Eric Zemmour évoquant l’opération « Ronces », dans les cartons des militaires, qui consistait en un plan de bataille en cas d’insurrection des banlieues : nous y sommes. On ne peut préjuger de rien, mais en tout cas Bagayoko nous aura prévenu. S’il se permet de parler de la sorte, c’est qu’il sait que c’est en préparation, voire déjà prêt. Sinon, si discuter gentiment, passer des accommodements déraisonnables avec les radicaux musulmans et faire des chèques, permettait d’arriver à la « paix sociale », depuis quarante ans, ce serait fait. Bagayoko explique tranquillement qu’une cinquième colonne communautaire ne respectera pas le verdict démocratique… pour ceux qui en doutaient encore.