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Se souvenir du cas « Philippe »…

En politique, la mémoire collective est courte, elle n’irait pas au-delà de six mois. Cette réalité influence profondément les stratégies de pré‑campagne. Certains responsables politiques misent sur cette amnésie structurelle pour se repositionner, se réinventer, ou se présenter comme neufs, même lorsqu’ils ont déjà occupé des fonctions importantes, ou participé à des décisions majeures. Certains candidats, forts de cette information, se lancent dès à présent dans la course vers l’Élysée. Mélenchon et Edouard Philippe en sont les exemples vivants. Le premier vient de dynamiter la gauche pour tenter de s’accaparer ce qui reste des électeurs socialistes. Il espère faire oublier ses saillies, ses excès, bref apparaître comme blanc, sauf que c’est sa quatrième candidature alors qu’il avait juré qu’il ne se représenterait pas. On se souvient d’une déclaration similaire d’Anne Hidalgo, elle avait réuni 2%. Mélenchon terminera plus haut lui. Mais sera-ce suffisant pour passer le premier tour ? Rien n’est moins certain. L’élection est dans un an, et d’ici là, ce qu’il compte effacer pourrait être remplacé par de nouveaux écarts de sa part.

Le second quant à lui, se lance à corps perdu dans un lessivage des cerveaux, balançant à qui veut l’entendre que lui c’est du sérieux, de l’efficacité, du bon sens, de la compétence. Edouard Phillipe reprend la marche macroniste en oubliant cependant un détail, les trois ans passés comme Premier ministre. Un responsable politique ayant exercé le pouvoir ne peut pas se défaire de son héritage. Même si la mémoire électorale est courte, elle n’est pas inexistante. Les faits demeurent, et les électeurs peuvent les rappeler à tout moment. Son bilan, contrairement au jeune Macron qui était resté dans l’ombre de Hollande, ne peut pas être dissimulé, et tenter de pousser les miettes sous le tapis devrait être insuffisant. Édouard Philippe, c’est du réchauffé, du déjà-vu. C’est la crise des Gilets Jaunes, 11 morts et 2500 blessés, c’est la plus longue grève de la SNCF et la paralysie du pays, c’est la gestion du COVID aux côtés de son grand ami Veran et la valse des mensonges, d’abord sur la quantité de masques, des tests, des lits, puis des vaccins. C’est surtout une explosion de la dette, et ce serait donc lui l’homme providentiel ? Il faut un certain culot pour se présenter sous cet étendard.

Contrairement à Mélenchon, lui ne fera plus d’impairs, il les a cumulés il y a six ans, et pense pouvoir les effacer avec un discours qui l’exempterait de ce bilan calamiteux. Il faut s’attendre à ce qu’il nous explique que ce n’était pas lui, enfin si, mais qu’il ne pouvait pas faire autrement, ben voyons ! Mais si, il pouvait, ne serait-ce qu’en démissionnant s’il était en désaccord. Ce courage, cette honnêteté intellectuelle, il ne les a pas eus ! Il ne changera rien de ce qui est nécessaire pour rétablir le pays, il n’en a pas les moyens et surtout pas l’envie. Il est surtout le candidat adoubé par des forces supranationales, qui ont des intérêts contraires à ceux des peuples et qui veulent nous imposer Philippe comme elles nous ont « choisi » Macron.

Il est donc la suite de Macron et compte sur l’amnésie des Français pour se refaire une virginité. Il est d’utilité publique de reprendre chacun de ses errements, de les rappeler pour ne rien oublier et dénoncer l’imposture de cet homme qui a failli par le passé et qui recommencera s’il parvient au pouvoir. Bien entendu il bénéficie pour le moment d’une aide précieuse grâce à la presse subventionnée qui le regarde arriver en passant soigneusement sous silence ses années au gouvernement. Mais la route est longue, et au RPF nous ferons tout pour que l’ensemble du corps électoral se souvienne de l’homme qu’il a été, lui et quelques autres. L’élire c’est retrouver un gouvernement Lecornu, ou Attal, c’est s’enfoncer un peu plus, si c’est encore possible, et se réveiller en demandant toujours plus de sacrifices à des citoyens qui n’en peuvent plus. Son slogan, ou du moins sa profession de foi est à elle seule un aveu, celui de l’immobilisme comme colonne vertébrale. « Mon objectif, ce n’est pas de faire gagner la droite ou de faire perdre la gauche. C’est de faire avancer la France et de servir les Français. » Autrement dit d’être dans ce centre mou incapable de voir la réalité et de décider, ne froisser personne, ce qu’il a fait pendant trois ans, encore qu’il a décidé : La dette qui explose c’est lui ! Rien que cela devrait alerter sur les compétences de l’homme, et si l’on regarde sa gestion locale au Havre, c’est pire… Philippe, la fausse bonne candidature que le système veut nous vendre… Pour le RPF, l’enjeu est clair : refuser l’effacement, éviter que les bilans soient réécrits ou édulcorés. Rappeler sa responsabilité dans la situation économique et politique qui est la nôtre aujourd’hui et dont il est le principal responsable et artisan. On se souvient de la seconde campagne de Macron, inexistante, ne souhaitant pas s’avancer avec son bilan déjà calamiteux, jouant sur le rejet du RN pour vaincre sans devoir convaincre. C’est bien la stratégie de Philippe. Si aucun candidat n’avait eu la pugnacité de marteler le bilan de Macron pour le pousser à s’expliquer, nous veillerons à ce que cette erreur ne se renouvelle pas avec Édouard Philippe.

https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com/2026/05/12/se-souvenir-du-cas-philippe/

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