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Vinted, Leboncoin : le fisc surveille désormais les ventes entre particuliers

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Vendre une robe trop petite, une table devenue inutile ou les vieux vêtements des enfants devrait relever de la liberté ordinaire des ménages. Pourtant, l’essor de plateformes comme Vinted, Leboncoin ou eBay s’accompagne désormais d’une surveillance fiscale renforcée. Depuis l’application de la directive européenne DAC7, les plateformes doivent transmettre au fisc certaines informations sur leurs utilisateurs lorsqu’ils dépassent 2 000 euros de ventes annuelles ou 30 transactions dans l’année.

Ce signalement ne signifie pas automatiquement qu’un particulier devra payer un impôt. La revente occasionnelle d’objets personnels usagés reste, dans la plupart des cas, non imposable. L’administration fiscale considère qu’il s’agit de la simple gestion du patrimoine privé. Mais le changement est révélateur : même lorsqu’aucun impôt n’est dû, l’État veut savoir, croiser et contrôler.

Le signalement ne vaut pas imposition

Les plateformes transmettent notamment l’identité de l’utilisateur, le nombre de ventes, les montants perçus et certaines informations bancaires. Selon le site Les Numériques, la directive DAC7 a remplacé l’ancienne logique par un seuil plus large : 2 000 euros ou 30 transactions. Ainsi, un vendeur ayant réalisé 35 petites ventes pour quelques centaines d’euros peut être signalé, même s’il ne fait aucun bénéfice.

La règle centrale demeure pourtant l’intention. Celui qui revend ses propres biens, achetés pour son usage personnel et cédés moins cher que leur prix d’achat, n’exerce pas une activité commerciale. En revanche, celui qui achète des produits pour les revendre avec une marge, fabrique des objets pour les vendre ou multiplie les transactions dans un but lucratif peut basculer dans une activité imposable, relevant notamment des bénéfices industriels et commerciaux.

La passion française du contrôle

Certaines ventes exceptionnelles peuvent aussi entraîner une taxation. Les bijoux, objets d’art, antiquités ou objets de collection vendus plus de 5 000 euros peuvent être soumis à une taxe forfaitaire de 6 %, majorée de 0,5 % de CRDS. Les métaux précieux relèvent d’un taux de 11 %, majoré de 0,5 % de CRDS. D’autres biens meubles dépassant 5 000 euros peuvent être soumis à la taxation des plus-values, hors exceptions comme les voitures, les meubles meublants ou l’électroménager.

La prudence impose donc de conserver ses preuves d’achat, de distinguer clairement vente occasionnelle et activité commerciale, et de ne pas déclarer à tort des revenus non imposables. Mais le fond du sujet est ailleurs. Derrière la promesse de lutter contre les abus, on voit s’étendre une vieille passion française : l’encadrement de toute activité privée. Même le vide-dressing familial finit par entrer dans les radars de l’administration. À force de vouloir tout recenser pour mieux taxer ce qui peut l’être, l’État transforme peu à peu la liberté de vendre un objet personnel en soupçon fiscal permanent.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle. Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

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