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L’Allemagne à la baisse, la France à la hausse

Par Gaston Le Torch

Heili…Heilo ! Les Fridolins ont remis la marmite sur le feu… Depuis janvier 2026, la grande mécanique prussienne rêve à nouveau d’aligner ses bataillons bien droits… 460 000 soldats à l’horizon 2035 ! Avec réservistes, chiffres impeccables, tableaux Excel, casernes repeintes en vert de gris… Toute la poésie du formulaire germanique. 2 600 euros par mois pour enfiler les rangers… On croirait une offre d’assurance-vie.

Seulement voilà… le volontaire allemand a l’enthousiasme prudent. Très prudent même. Pendant que les ministères comptent leurs futurs héros, les bureaux d’objection de conscience débordent. Les dossiers s’empilent comme des saucisses à la cantine. Depuis la guerre en Ukraine, les vocations militaires avancent à reculons. On veut bien défendre la grande Allemagne, peut-être… mais depuis un bureau chauffé, avec formulaire en triple exemplaire et pause-café réglementaire.

Le vieux droit constitutionnel allemand, lui, n’a pas bougé d’un bouton : personne ne peut être forcé à porter les armes contre sa conscience. Ah, la conscience allemande… vaste sujet… Elle se réveille souvent quand il faut marcher au pas… de l’oie.

Alors les candidats à l’esquive anticipent. On remplit les papiers avant même que les hauts tambours des lansquenets ne résonnent. « Précaution juridique. »

Pendant ce temps-là, en France, c’est une autre musique. Celle du petit tambour des mousquetaires du roi… Le nouveau Service national volontaire fait salle comble. Les jeunes débarquent par milliers. Dix mois sous l’uniforme tricolore pour 800 euros… et pourtant ils viennent comme les chevaliers pour la croisade. Éternel mystère français : grogner contre tout, mais signer quand même. Ah le panache, Ah d’Artagnan, Ah les grognards de la vieille garde…

Les états-majors français se frottent les mains. Plus de 2 300 candidatures déjà. Et surtout, presque tout le monde veut le « combat ». L’infanterie, la cavalerie, l’artillerie… Les chars, la boue, les écussons… Ça fait rêver le jeune Français de souche manifestement. La logistique et la maintenance, beaucoup moins. Porter un canon c’est plus romantique que réparer un moteur diesel.

Les généraux expliquent ça avec sérieux : la jeunesse française chercherait du sens, du collectif, de l’aventure. Peut-être bien… ou peut-être qu’à force de vivre dans un monde en plastique, les gamins veulent toucher quelque chose de réel… et puis savoir se servir d’une armes le jour où… Allez savoir.

Les Allemands compilent les objections. Les Français remplissent les régiments. L’Europe, elle, observe tout ça avec son air fatigué de Saint Empire germanique des technocrates.

https://www.actionfrancaise.net/2026/05/21/lallemagne-a-la-baisse-la-france-a-la-hausse/

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