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France et politique française - Page 3268

  • Des militants de Génération identitaire remettent une racaille à la police

    Génération-Identitaire-Racaille-300x333.jpgDes militants de Génération identitaire ont neutralisé ce soir une racaille maghrébine qui, en compagnie de deux complices, avait attaqué un jeune Français de souche pour le dépouiller, et ont remis l’individu à la police. Voici le communiqué de Génération identitaire :

    « Ce mardi soir dans le Vieux-Lyon, trois racailles ont lâchement attaqué un jeune Français de souche pour lui voler son téléphone portable. Mal leur en a pris : ces lâches ont commis leur forfait devant La Traboule, la maison de l’identité lyonnaise.

    Alertés par les cris du jeune homme, les identitaires sont immédiatement sortis de la maison pour venir en aide à leur compatriote, et sont parvenus à immobiliser un des agresseurs. Sous bonne garde, le jeune maghrébin en pleurs a tenté à plusieurs reprises de négocier sa libération, tout en clamant son innocence auprès de sa mère par téléphone. Il était visiblement plus facile d’être courageux à trois contre un.

    Il a ensuite été remis à la Police nationale qui n’a pas manqué de féliciter les militants de Génération Identitaire pour leur réactivité et leur détermination, puis a recueilli la plainte du jeune collégien agressé.

    Face à la racaille, solidarité entre Français ! »

    http://fr.novopress.info/

  • Alain Juppé montre le vrai visage de cette fausse droite et espère le soutien de la gauche

    Billet d'Yvan Rioufol dans le Figaro :

    "Alain Juppé, dans son coming out politique, dévoile l’imposture de son passé à droite. En se rangeant aux arguments de la gauche pour contester François Fillon, il montre le vrai visage de cette fausse droite qui a toujours été plus préoccupée de plaire aux progressistes qu’à son propre électorat. Alors que le maire de Bordeaux avait regretté récemment la "nullité du débat politique", quand Nicolas Sarkozy avait évoqué "nos ancêtres les Gaulois", le voilà qui n’hésite pas à multiplier les coups bas contre son adversaire, en puisant ses arguments caricaturaux dans ceux du Camp du Bien.

    Quand L’Obs présente Fillon, ce mercredi, comme "archi-réac, ultra-libéral, pro-Poutine", Juppé ne dit pas autre chose. Son désir de courir après le modernisme lui a toujours dicté des positions faciles. Lorsque la mode était à l’altermondialisme, par exemple, il aimait envoyer des signaux de connivence vers ce mouvement aujourd’hui tombé dans l’extrême. Soucieux de flatter le féminisme, avec cette fois son épouse Isabelle en témoin d’honorabilité, il laisse entendre que le favori de la primaire, qu’il qualifie de traditionnaliste, aurait des réticences à autoriser l’avortement, ce que Fillon a démenti. Ces accusations, faux-procès et insinuations culpabilisantes laisseront des traces. Le Juppé prétendument rassembleur risque au contraire de faire exploser Les Républicains. Cela aura au moins le mérite de mettre de la clarté dans ce mouvement.

    L’homme "droit dans ses bottes" a choisi en réalité de passer dans le camp d’en face. Juppé espère en effet le soutien de la gauche, dimanche, pour remporter le second tour de la primaire, dans ce qui serait alors un hold-up démocratique. Comme lui, elle se déchaîne contre Fillon le catholique, accusé d’être soutenu par l’extrême droite (...) 

    Juppé trouve que la proximité de Fillon avec Vladimir Poutine "est un sujet". Il n’a pas entièrement tort. Mais il est savoureux que cette remarque vienne de celui qui entretient des relations ambigües avec les Frères musulmans, par l’intermédiaire de l’imam de Bordeaux, Tareq Oubrou, dont il a dit récemment qu’il ne voulait pas "se plonger dans son passé". L’aveuglement de Juppé face à l’islam radical est le vrai sujet. Dans La Croix du 28 février 2012, celui qui était alors ministre des affaires étrangères demandait aux chrétiens d’Orient de faire confiance en la démocratie portée par les "printemps arabes", instrumentalisés en fait par leurs bourreaux islamistes. Juppé se plaint du sobriquet d’"Ali Juppé" que lui donne la "fachosphère", c'est-à-dire les sites non muselés par le Système. Mais il ne tient qu’à lui de rejoindre Fillon dans son combat contre le totalitarisme islamique, ce nouveau nazisme maintes fois dénoncé ici. Pourquoi n’en fait-il rien ?"

    Philippe Carhon http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Trois réformes-mères

    L'heure est à la campagne présidentielle, l'heure est à la réforme, comme chaque fois depuis, depuis... depuis 1848. Relire les bons auteurs de l'époque. La liste est longue chez ce pays empêtré dans un soviétisme que tous ses voisins ont abandonné et nous vous en ferons grâce, mais il est trois réformes, décisives pour mettre en œuvre toutes les autres, les voici en version courte :
    I.- Séparation du Parlement et de l'État
    L'État est ici l'administration du territoire et des peuples. En attendant qu'un roi simplifie l'épure constitutionnelle, le parlement est souverain en ce qu'il porte l'expression de la Nation. Il n'est pas logique que le parlement soit investi par les corps constitués publics, intermédiaires voire élémentaires, chargés de mettre en œuvre la politique de la Nation. Ils ne peuvent décider d'un côté et exécuter de l'autre. La pénétration de la fonction publique dans les rouages parlementaires est une absurdité dont s'est protégée la Grande Bretagne par exemple¹.
    L'inégibilité des fonctionnaires cessera leur pression au parlement et permettra d'ouvrir la voie à la réduction du périmètre de l'État contre laquelle ils se battent becs et ongles. Comparé à nos partenaires de l'OCDE, nous avons 1,6 million de surnuméraires (source). Réduisons le périmètre pour réduire les effectifs (et pas l'inverse). On peut le faire en plus ou moins vingt ans.
    La défense réglementaire du fonctionnaire est de se planquer derrière le travail pénible des infirmières sinon dangereux comme celui des policiers ou des pompiers, mais nous n'avons pas cinq millions d'agents de ces catégories². Revenons au régalien et tout le monde comprendra.
    II.- Séparation des syndicats professionnels et des finances publiques
    Les syndicats professionnels ouvriers et patronaux ne doivent pouvoir compter que sur les cotisations de leurs adhérents, ce qui est la première motivation pour en défendre les intérêts propres. Ceci ne veut pas dire qu'il faut pétrifier leur influence à la masse des cotisations actuelles. Dans la mesure où certains services aujourd'hui "publics" seront reversés aux partenaires sociaux responsables, la masse d'adhérents augmentera forcément pour simplement couvrir les besoins de tout un chacun.
    Le tarissement des subventions publiques changera carrément le programme de défense des intérêts catégoriels qui resteront différents des intérêts généraux que les centrales syndicales amalgament pour accroître leur niveau de tapage. On passera du parasitarisme au paritarisme vrai.
    III.- Etablissement d'une retraite équitable universelle par points
    L'euro cotisé doit avoir la même valeur pour tous. Les régimes de pensions publiques et privées doivent être fusionnés pour aboutir à un régime unique. Le système par points permet ensuite d'arrêter les régimes spéciaux qui sont une vraie gangrène sur la cohésion nationale tant les disparités sont grandes.
    La caisse unique par points supprimera naturellement les nombreuses caisses complémentaires et de substitution qui vivent dans le désordre et leur déficit perpétuel. Le futur statut de la caisse unique pourrait être apparenté à celui de la Banque de France pour y interdire les doigts crochus de l'État qui viendrait y calmer le prurit de son impéritie.
    Les cotisations privées à des fonds de pension resteront du domaine personnel mais il ne sera pas question de les défiscaliser car cela amoindrirait la mise au pot commun.
    Notes :

    Voilà donc trois réformes-mères sans lesquelles aucune autre n'aboutira sauf à écraser l'émeute sous les chenilles des chars. Dans le fatras des propositions de la Droite et du Centre, on ne distingue pas de priorités ; on y exacerbe plutôt les dérives sociétales et politiciennes à croire qu'après les derniers coups de menton rien ne changera vraiment sauf l'habillage. François Fillon fait du Sarkozy-2007 et Alain Juppé du Chirac-1995. Pschitt citron et Pschitt orange.

    (1) Au Royaume-Uni les fonctionnaires de l'étage régalien sont barrés du Parlement. Le fonctionnaire étant réputé démissionnaire avant même d'avoir fait acte de candidature, la notion de décharge d'activité pour exercer un mandat électif est inconnue du droit britannique (source).
    (2) Exemple de surnuméraire entre mille: Je connais une ville qui distribue des sacs poubelles une fois l'an à tous les foyers de la commune. Et il y a un bureau spécial, séparé des services administratifs et des services techniques de la municipalité, auquel on va pour prendre des sacs supplémentaires si besoin est ou quand on vient d'arriver. Ce bureau tient un registre de tous les foyers inclus dans les tournées de distribution avec le nombre de sacs livrés. Y sont employés deux agents municipaux à plein temps (pour assurer la permanence en cas de congés annuels, maladie ou imprévus) et l'affluence est si mince que vous n'y ferez jamais la queue et n'y verrez jamais personne entrer derrière vous même si vous restez longtemps. Pourquoi ?
  • Caricature contre caricature

    Certains souhaiteraient que le deuxième tour des primaires de la droite soit débattu projet contre projet. Peut-être est-ce un peu tard : les deux projets ont été assez clairement déclinés déjà dans des livres et des interventions médiatiques, des intéressés eux-mêmes. À vrai dire, ni les deux candidats restant en lice ni les postulants évincés du premier tour n'avaient fait connaître jusqu'à cette campagne de manière aussi complète leurs idées et leurs propositions.

    Les Français avaient parfaitement compris, dès le 19 novembre, veille du premier tour, que l'un considère comme urgentes des réformes radicales, et l'autre entend ménager les nostalgiques de la douceur de vivre de l'ère chiraquienne. Chacun a pu engranger des voix de provenances diverses, y compris à partir du rejet, bien réel pour une partie de la droite, de l'idée que l'ancien président Sarkozy retourne pour 5 ans à l'Élysée. C'est cette hypothèse qui aurait probablement valu le plus grand nombre de voix à Alain Juppé, et qui se trouvait préemptée par les grands habiles de la gauche.

    Un débat télévisé se déroulera le 24 novembre. On retrouvera frontalement le choc des deux candidatures.

    Or, si, jusqu'ici la compétition entre les 7 candidats du premier tour s'est déroulée de façon plus ou moins sereine, si selon une évaluation on peut estimer à hauteur de 600 000 votants, sur un total imprévu de 4 millions, l'apport qui a permis à des sympathisants de gauche ou du centre gauche d'intervenir dans le scrutin sans le perturber, il semble bien que les passions aient monté d'un cran depuis le vote du 20 novembre.

    D'un côté, pour tous ceux qui soutenaient par calcul le candidat Juppé ou ceux qui avaient rallié son camp dans l'espoir d'un portefeuille ministériel, le sol leur a semblé se dérober sous leurs pieds. L'os qu'ils rongeaient déjà en rêve leur a été arraché.

    De l'autre côté une partie de ceux qui croient possible une victoire de Marine Le Pen, sentent bien, eux aussi, que la désignation de François Fillon comme candidat de la droite leur barre la route, les prive de la plupart de leurs arguments et, même, les ramène à leurs divisions internes.

    On ne doit donc pas s'étonner de voir le cours de la dernière ligne droite perturbé par ces contrariétés, conduisant à une volonté plus visible, plus organisée, d'intervention dans le débat de la droite.

    C'est ainsi par caricature interposée que les post-gauchistes de Libération et les identitaires prennent parti dans la primaire de la droite mais ils ne voteront pas. Ce n'est donc pas, pour ces intervenants externes et hostiles, projet contre projet mais caricature contre caricature, et comme toutes les caricatures c'est parfois drôle, parfois injuste et souvent hors sujet.

    À moins d'un afflux colossal et donc mesurable d'électeurs illégitimes, ou à moins d'un changement radical d'attitude de François Fillon, jusqu'ici imperturbable ce qui a fait sa force, on voit donc mal comment le résultat du premier tour pourrait s'inverser.

    La seule question importante pour l'avenir est de savoir si la droite succombera une fois de plus aux manipulations psychologiques de la gauche, et à ses étiquetages qui se veulent infamants et qui sont supposés nous intimider.

    Laissons sur ce point conclure un Bruno Retailleau. Car c'est à juste titre le président de la belle région des Pays de la Loire qui dénonce "la sémantique de la gauche pour disqualifier a priori toute volonté de réforme. On n'est pas “ultralibéral” sous prétexte qu'on veut ramener le nombre de fonctionnaires à la moyenne européenne, ni“ultraconservateur” quand on estime que le mariage pour tous ne doit pas créer un“droit à l'enfant”, et pas davantage “islamophobe” parce qu'on entend combattre les dérives de l'islam politique."

    Il fallait que cela soit dit.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/

  • La crise identitaire

    De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

    "[...] Zemmour, Villiers et Buisson s’accordent largement sur cette importance décisive de l’identité. Comme eux, je crois que cette question est centrale et je ne comprends pas pourquoi les partis politiques – spécialement ceux de droite – n’en parlent pas plus. C’est d’ailleurs une logique à courte vue que celle qui consiste à dire : les sondages disent que le chômage est la première préoccupation des Français, donc ils ne se préoccupent pas d’identité. La réalité, c’est que la question identitaire est encore aggravée par le chômage. On l’a bien vu, aux États-Unis, avec l’élection de Trump : les personnes déclassées économiquement sont d’autant plus vigilantes à ne pas être, en outre, privées de leurs racines et de leur culture. C’est, si je puis dire, le « double effet kiss cool » de l’immigration : d’abord, elle met au chômage des millions de personnes et met la pression à la baisse sur les salaires ; et, ensuite, elle aide l’oligarchie à nous déraciner et à nous rendre interchangeables.

    À la lecture du livre de Philippe de Villiers, on ne peut manquer d’être frappé par l’écrasante responsabilité de la caste politico-médiatique dans ce désastre. Mais, à la lecture de celui de Patrick Buisson, on est aussi frappé par le fait que l’analyse était parfaitement claire dès 2007 et que Nicolas Sarkozy a malheureusement « loupé le coche ». Les médias n’ont parlé de ce dernier livre que sous l’angle des révélations (nécessairement scabreuses) de l’ancien conseiller sur Nicolas Sarkozy. En fait, ce livre est une réflexion profonde et précise sur le diagnostic et le moyen de porter remède à la maladie. Il faut souhaiter qu’un grand nombre de Français lise ces trois livres, à la fois pour ne plus être dupes des politiciens faillis et pour approfondir l’analyse du problème et de ses solutions. On n’ose espérer que les politiciens en fassent autant. Mais, si j’ai un conseil à donner à François Fillon, Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen, à la veille de cette campagne, c’est de les lire, la plume à la main et de demander à leurs conseillers d’en faire autant. Tout y est. Et nous n’avons pas les moyens d’attendre 2022 pour que ces analyses triomphent enfin !"

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Nouvelle déroute des sondeurs et des manipulateurs

    On pourrait commencer par la première réaction, celle qui s'imposait en ce soir du 20 novembre, et saluer cette déroute des sondeurs, des manipulateurs et des radioteurs. Je renvoie mes lecteurs et amis à ma constatation au lendemain du 8 novembre pour la victoire de Trump.

    En elles-mêmes, indépendamment des vainqueurs, ces victoires me paraissent salubres pour la démocratie, qui se définit, si ma mémoire est bonne, comme le pouvoir du peuple… Il s'agit là, certes, d'un régime plein de défauts et aucun philosophe grec de l'Antiquité n'y adhérait, sauf Empédocle d'Agrigente, et encore… Cela ne m'a jamais échappé. C'est encore aujourd'hui le pire des régimes politiques assurément, si l'on excepte tous les autres (1)⇓.

    Que le mécanisme des primaires soit contraire à l'esprit de la constitution de la cinquième république voulue par son fondateur en 1958 et annoncé par son discours de Bayeux dès 1946, voilà qui plaiderait d'ailleurs plutôt en faveur de ce mécanisme a priori discutable récemment importé sans droits de douane des États-Unis.

    Ah le trouble ami des islamistes, le vilain, l'arrogant Juppé, entouré de tant de soutiens opportunistes, et pourtant surclassé de 16 points, 28 % contre 44 %, par l'auteur de l'excellent petit livre "Vaincre le totalitarisme islamique" (2)⇓ et ceci dès le premier tour voilà un plaisir historique rare.

    N'oublions pas non plus que toutes les manœuvres des journalistes du prétendu "service public" (tu parles), attelés au bourrage de crâne, auront été, depuis le début, télécommandées par l'Élysée. Encore une défaite pour Monsieur Hollande qui ose encore faire comme s'il jetait les bases de sa nouvelle candidature. Les sots osent tout, on le sait. Ils réussissent d'ailleurs parfois et il convient de s'en prémunir.

    Mais après cette étonnante soirée électorale d'un genre nouveau, je vais encore aggraver ici mon cas de vieux germanophile assumé : ma première lecture en ce petit matin du 21 novembre aura été Die Welt, journal qui n'exprime pas toujours les vues du gouvernement mais tout simplement celles de la droite conservatrice d'outre Rhin.

    On doit préciser, pour ceux qui ont manqué un épisode, que nos partenaires sont actuellement traversés par des débats dont la teneur ne devrait pas nous échapper, allant de la nouvelle candidature de Merkel à un quatrième mandat en tant que chancelière en vue des élections législatives de 2017, aux graves erreurs récentes dans la gestion migratoire, erreurs dénoncées par une partie de ses proches dans le camp conservateur et notamment par la CSU bavaroise, mais aussi débat sur la compatibilité d'une appartenace à la CDU et à l'AKP turc, ce parti désormais clairement islamiste étant en théorie affilié aux démocrates chrétiens (!) européens (!!)… Ces questions vont évidemment beaucoup compter dans les mois à venir

    Comment la victoire de Fillon est-elle analysée par l'éditorial des conservateurs allemands : "C'est, explique Sascha Lehnartz après avoir notamment souligné la surprise et la défaite éliminatoire de Nicolas Sarkozy, un bon signe pour la France et pour l'Europe".

    Voici en effet sa conclusion :

    "Sa victoire est un bon signe. Fillon est fiable, prévisible et hautement gérable. Il porte une raie sur le côté, propre, des chemises Charvet, des chaussettes colorées et aime monter dans une voiture de course à l'occasion des 24 heures du Mans. Parmi les trois principaux candidats conservateurs, il était le moins usé, même s'il n'incarne pas nécessairement le changement, mais plutôt la prévisibilité. Mais à l'époque où tout le monde décrit le triomphe du populisme, le fait qu'un candidat calme, non-populiste, a maintenant une bonne chance de devenir candidat à la présidence des conservateurs, est un bon signe.

    Pour la France. Et pour l'Europe."

    On remarquera que ce que retient cet excellent correspondant, basé à Paris depuis 8 ans, porte plus sur la personnalité, le style, la fréquentabilité que sur l'idéologie ou les étiquettes. Et j'avoue que son analyse me console de deux ou trois phrases, ambiguës sur le terrain européen, entendues dans le [très] remarquable discours de l'intéressé devant un palais des Congrès archi-comble le 18 novembre, et quel que soit l'enthousiasme des 7 000 personnes que l'affluence avait obligé à répartir dans 3 salles.

    On peut et on doit donc espérer à ce stade que tout ou partie du dommageable découplage franco-allemand, et du décrochage français des 15 dernières années, remontant à Chirac, Villepin, Sarkozy et surtout Hollande, pourra être rattrapé dans les années à venir : car, même si François Fillon ne prononce guère le mot Europe, il n'ignore pas que la réaffirmation du continent repose, et reposera de plus en plus, sur l'entente entre la France et l'Allemagne.

    Ceci me paraît aujourd'hui un point capital.

    JG Malliarakis

    Apostilles

    1.  Formule que j'emprunte évidemment à Winston Churchill, lequel l'appliquait à la démocratie parlementaire de type britannique.
    2. cf. "Vaincre le totalitarisme islamique" par François Fillon paru le 28 septembre 2016 chez Albin Michel, ce petit essai est à lire d'urgence.

    http://www.insolent.fr/

  • François Fillon : faux conservateur, faux souverainiste, faux libéral

    Considérer que l'élection d'Alain Juppé serait nocive pour la France ne doit pas nous illusionner sur son adversaire, comme l'écrit Pascal Gannat, président du groupe FN des Pays de la Loire :

    "A travers leur vote pour Nicolas Sarkozy lors de primaire de la droite et du centre, 20 % des votants ont réclamé davantage d'identité, d'autorité et de sécurité.

    En effet, quoi qu'il en soit de la réalité du bilan de Nicolas Sarkozy ou de la sincérité de ses convictions, c'est bien ces thématiques que celui-ci avait placé au cœur de sa campagne.Et ces électeurs, comme de manière plus marginale ceux ayant voté pour Jean-François Copé ou Jean-Frédéric Poisson, se retrouvent aujourd'hui orphelins. Il semble en effet évident que – quels que soient les ralliements opportunistes ou les calculs – ni Alain Juppé, ni François Fillon ne peuvent répondre à leurs aspirations. Leurs atermoiements sur la question des migrants ou leur faiblesse face à l'islamisme radical les disqualifient clairement. François Fillon a en effet déclaré qu'il accueillerait des migrants dans sa commune s'il était encore maire, et il a été le premier chef de gouvernement à inaugurer une mosquée (à Argenteuil). Il avait gouverné comme M. Valls aujourd’hui, par le laxisme et la dette. Il a fait de Sablé une ville en crise, submergée par l’immigration et l’insécurité, et après ce bilan désastreux, il l’a quittée, comme il a quitté politiquement la Sarthe.

    Car, plus fâcheux, F. Fillon est l’homme des renoncements : il a abandonné la ligne souverainiste de Philippe Seguin, et s’est rallié au mondialisme de Bruxelles, mais  son programme économique de réforme de l’Etat est inapplicable sans une réappropriation de notre souveraineté monétaire. De plus il reste lié à un modèle technocratique étatique, car ce n'est pas le nombre de fonctionnaires qui pose problème mais la redéfinition de leurs missions sur les fonctions régaliennes de l'Etat. L'effort pour diminuer la dépense publique doit se porter prioritairement sur les outils du clientélisme et du communautarisme que sont les subventions à perte à certaines entreprises, et à pléthore d'associations et d'organismes bidons. Autre sujet qu’il n’aborde pas dans son programme : le coût de la formation professionnelle (la plus chère d’Europe et l’une des moins efficaces), qui explique en grande partie le dysfonctionnement de notre marché du travail. Ceci et d’autres grands thèmes feront l’objet de l’attention du FN qui présentera un vrai projet alternatif à celui très daté RPR des années 70 de F. Fillon.

    Identité, autorité, sécurité sont au cœur du projet pour la France porté par Marine Le Pen, et c'est autour de sa candidature de rassemblement du peuple français – au-delà des étiquettes partisanes et des parcours politiques, de droite comme de gauche – que doivent se mobiliser tous les patriotes. Faux conservateur, faux libéral, faux souverainiste, François Fillon illustre toutes les illusions de la droite, et représente l’échec du quinquennat Sarkozy, promesses de rupture en 2007 et actes manqués jusqu’en 2012."

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Agriculture intensive : 10.000 fermes laitières sur 60.000 devraient disparaître en 2017

    Les gouvernements successifs ne cherchent pas à repenser le modèle agricole français. Depuis Maastricht, les politiques français posent des boîtes de pansements sur une jambe de bois à coup de millions d’euros d’aide aux différents secteurs agricoles.
    Les manifestations d’éleveurs se font rares. Pourtant les difficultés graves persistent, au point que la FNPL (Fédération nationale des producteurs de lait) prévoit la disparition de 10.000 éleveurs de vaches laitières en 2017 sur un total de 60.000. C’est énorme.
    Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a d’ailleurs annoncé vendredi la signature d’un accord avec le fonds d’assurance Vivéa et Pôle emploi pour « accompagner les chefs d’exploitation dans leur reconversion et transition professionnelles ». Autant dire que de tous côtés on s’attend à une vaste opération de restructuration dans l’élevage. Le numéro un mondial du fromage Lactalis estime que « les volumes de lait ne disparaîtront pas. On va assister à une concentration des élevages. Pas à une chute de production ».