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France et politique française - Page 3272

  • Jean Sévillia : « Malgré l'effondrement de notre société, une France tient encore debout

    À l'occasion de la sortie d'un recueil de trois essais, Jean Sévillia a accordé au FigaroVox [26.09] un entretien où il revient sur l'historiquement correct et le moralement correct qui pèsent plus que jamais sur notre société. Mais il ne doute pas d'une « renaissance future ».  LFAR

    Vous publiez en un recueil trois essais historiques et politiques: «Historiquement correct», « Moralement correct » et « Le Terrorisme intellectuel ». Commençons par ce dernier, dont la première parution date de l'an 2000. Seize ans plus tard, le terrorisme intellectuel a- t-il disparu, et sinon quelles sont ses nouvelles formes ?

    Il suffirait d'évoquer quelques manifestations toutes récentes du terrorisme intellectuel, ce que je fais dans la préface de ce volume qui réunit des textes plusieurs fois déjà réédités et actualisés, pour constater que, non seulement le phénomène n'a pas disparu, mais qu'il sévit plus que jamais. Faut-il rappeler les attaques subies au cours des dernières années, pour ne retenir que quelques figures en vue, par les philosophes Alain Finkielkraut ou Michel Onfray, par le journaliste Eric Zemmour, par le comédien Lorànt Deutsch ou par le romancier Michel Houellebecq ? Faut-il rappeler les conditions dans lesquelles s'est déroulé le débat - ou plus exactement l'absence de débat - sur le Mariage pour tous, où il était posé par principe qu'en être partisan était le signe d'un esprit ouvert et moderne et qu'en être l'adversaire était le fait d'une mentalité intolérante et rétrograde ?

    Dans une société démocratique où le débat d'idées est censé être libre, tout se passe comme si certaines idées étaient interdites, certains sujets tabous, et certaines voix moins légitimes que d'autres puisqu'elles contreviennent à la pensée dominante, qui est la pensée des élites politiques, culturelles et médiatiques. Le mécanisme du terrorisme intellectuel n'a pas varié. Il consiste à jeter l'opprobre sur les opposants à cette pensée dominante en leur collant, explicitement ou implicitement, une étiquette qui a pour but de les réduire au silence en jetant le discrédit sur leur personne et leur propos. Ces étiquettes se traduisent par des mots - réactionnaire, raciste, fasciste, homophobe, etc. - qui n'ont plus un sens objectif : ils peuvent s'appliquer à n'importe quoi et n'importe qui afin de les disqualifier selon le principe de l'amalgame et de la reductio ad hitlerum. Ce qui change, en revanche, c'est l'objet du terrorisme intellectuel, puisque celui-ci est indexé sur l'idéologie dominante. Il y a cinquante ans, quand le marxisme triomphait chez les intellectuels, être anticommuniste valait de se faire traiter de « chien » par Jean-Paul Sartre. Aujourd'hui, alors que l'antiracisme et le multiculturalisme sont présentés comme des impératifs catégoriques, affirmer que l'origine et l'ampleur des flux migratoires pose un problème à la France et à l'Europe en général vaut d'être accusé de racisme.

    Dans votre ouvrage Historiquement correct, vous rétablissiez un certain nombre de vérités que l'histoire « grand public » ne diffusait pas. Considérez-vous que les légendes noires de l'Histoire de France se sont estompées ?

    J'aimerais le croire, mais ces légendes qui concernent d'ailleurs toute l'histoire occidentale et pas seulement l'histoire de France ont la vie d'autant plus dure qu'elles sont véhiculées et répercutées par de multiples canaux, depuis les manuels scolaires jusqu'aux jugements lapidaires qui émaillent les discussions de bistrot. Ce que j'ai appelé l'historiquement correct, le politiquement correct appliqué à l'histoire, vient de loin. Il a sa propre histoire que l'on peut reconstituer, puisqu'il mêle procès contre l'Europe catholique venant des Encyclopédistes, vision négative du monde d'avant 1789 et légende dorée de la Révolution française, legs de l'école républicaine des XIXe et XXe siècles, refus de l'histoire événementielle et lecture socio-économique du passé, héritage de l'école marxiste, et enfin histoire analysée au prisme des droits de l'homme, fruit de l'individualisme ambiant. Rétablir la vérité est un travail long, et patient. Il suppose d'opposer des faits aux légendes, et surtout pas des légendes inversées, ce qui serait le contraire de la démarche historienne. Avec le temps, en faisant progresser la recherche, on obtient des résultats. Les guerres de Vendée de 1793-1794, par exemple, sont beaucoup mieux connues qu'elles ne l'étaient il y a un demi-siècle, parce qu'il y a eu d'authentiques travaux d'historiens sur cet épisode dramatique, et bien rares sont ceux qui nient que la population civile vendéenne de l'époque a été victime d'une entreprise d'extermination. Autre exemple, on commence à reconnaître que la traite négrière était un système qui n'impliquait pas que les Européens, puisque certaines tribus africaines vendaient leurs frères de couleur, et qu'il a toujours existé une traite interafricaine, des hommes étant réduits en esclavage et mis en vente à l'est du continent par des trafiquants arabo-musulmans.

    Comment expliquer le décalage entre le sérieux des publications historiques et la légèreté avec laquelle le cinéma et les séries télés abordent cette même histoire ?

    En soi, ce décalage n'est pas nouveau. Les feuilletons écrits du XIXe siècle, quand ils campaient leur intrigue dans le passé, prenaient déjà des libertés avec l'histoire réelle. Même chose pour le théâtre ou le cinéma. Et même chose encore pour la télévision quand elle était un genre naissant. Les grandes séries télévisées historiques des années 1960 et 1970 n'obéissaient déjà pas aux canons universitaires, mais au moins y avait-il un souffle, une ambition. Du Chevalier de Maison-Rouge (1963) à Vidocq (1967) et des Cathares (1966) aux Rois maudits (1972), toute une génération y a gagné le goût de l'histoire, même si la véracité de ces films était discutable. On peut donc faire de la fiction télévisée avec une certaine exigence historique. Encore faut-il avoir le goût de l'exigence et le respect du passé, ce qui n'est guère dans l'air du temps de nos jours.

    La place de l'histoire se réduit dans les programmes scolaires et se diffuse de plus en plus à la radio (Franck Ferrand), la télévision (Stéphane Bern), en librairie, dans les festivals… Comment expliquer ce paradoxe ?

    Ce paradoxe n'en est pas un. Il y a même un lien de causalité direct entre l'amenuisement de la place accordée à l'histoire à l'école et le succès des bonnes émissions historiques, des biographies des grands personnages et des spectacles et reconstitutions historiques. En réalité, dans une époque bouleversée, les gens cherchent des repères, y compris dans le passé. Si l'école n'enseigne plus l'histoire de notre pays comme elle l'enseignait autrefois, ils vont chercher eux-mêmes ces repères. Ce mouvement ne fera que s'accélérer : plus on voudra nous couper de nos racines, plus elles seront prisées, par un mouvement naturel de réappropriation d'un héritage volé, occulté ou méprisé. La philosophe Simone Weil affirmait que le passé est un des plus vitaux des besoins de l'âme humaine. Que Madame Najat Vallaud-Belkacem lise Simone Weil…

    Dans votre préface vous revenez sur les notions discutées de « victoire culturelle » et de « bataille des idées ». Considérez-vous que les « réacs » ont gagné ?

    C'est un refrain que reprend, sur un ton dépité, la presse de gauche : la droite - ou les conservateurs, les réactionnaires, etc. - auraient gagné la bataille des idées. Or ce refrain est largement trompeur. Il est vrai, ce qui est nouveau par rapport au paysage des idées d'il y a quinze ans, que quelques figures telles qu'Alain Finkielkraut ou Eric Zemmour obtiennent de réels succès d'audience quand la télévision ou la radio leur tendent un micro, ce dont je me réjouis. Mais ces individualités demeurent des exceptions sur les ondes, et leurs propos suscitent un violent contre-feu, quand ce ne sont pas des menaces de poursuites judiciaires, parfois mises à exécution. Il est encore vrai que la pensée de gauche mouline dans le vide, mais elle continue néanmoins à mouliner… Il n'est que d'observer la façon dont sont analysés les facteurs qui conduisent des jeunes vivant en France au djihadisme pour constater que les commentateurs tournent toujours autour d'explications sociales - pauvreté, exclusion, déscolarisation, etc. - pour ne pas voir et nommer la réalité, qui est politique, culturelle et religieuse.

    Non seulement le concept de « néoréac », lancé en 2002 par le livre de Daniel Lindenberg, essayiste de gauche, procède d'un amalgame réducteur - non, Pascal Bruckner ne pense pas comme Natacha Polony qui ne pense pas comme Elisabeth Lévy et ainsi de suite - mais le fait que la haute cléricature de gauche ait disparu ou se taise n'empêche pas la basse cléricature d'être en place. Faites un sondage sur ce qu'on pense dans les salles de profs ou dans les rédactions des chaînes publiques de la loi travail ou de la question des migrants, et vous serez édifiés. Or dès lors que tous les Français passent par l'école ou regardent la télévision, ils en subissent l'influence, même si beaucoup savent aussi s'en libérer. Par conséquent, j'en suis bien navré mais, sur le terrain, la « victoire culturelle » n'est pas encore là. En dépit de tout, nous ne sommes pas sortis, culturellement parlant, du paradigme selon lequel il serait bien d'être de gauche et être de droite imposerait de s'excuser. C'est si vrai que la droite, qui ne brille pas par ses idées, fait tout pour faire oublier qu'elle n'est pas de gauche. Je ne suis pas de ceux qui croient que le clivage droite/gauche est caduc. Cette distinction structure notre vie politique depuis deux siècles, et elle n'est pas près de disparaître, même si ses frontières se sont déplacées, et même si les élites dirigeantes de droite comme de gauche communient dans un libéralisme libertaire qui les rapproche et souvent les confond.

    La bataille se déroule-t-elle à l'université, dans les librairies ou dans les émissions de divertissement ?

    Elle se déroule partout, puisque le politiquement correct se niche aussi bien dans les amphithéâtres des universités que dans les librairies et les studios de télévision ou de radio où les clowns d'aujourd'hui jouent les penseurs. A chacun son créneau ou son talent parmi les rebelles au politiquement correct. Personnellement, je ne me sentirais pas à l'aise dans une émission de divertissement, mais je me félicite que des amis s'y risquent. Dans les librairies, le succès des ouvrages qui expriment des idées à contre-courant prouve que les lignes bougent dans la société, à défaut d'un changement dans la sphère politique, culturelle et médiatique. Quant à l'université, elle n'est pas monolithique. Si vous saviez les témoignages que je reçois d'historiens universitaires me remerciant pour ce que j'écris…

    Le « moralement correct » est-il le même que celui que vous décriviez dans votre essai ?

    Oui. Nous sommes toujours sur le coup, et nous le resterons très longtemps, de la profonde révolution intellectuelle et morale des années 1960-1970 qui a érigé en paradigme l'individu et ses droits conçus comme un absolu. Très schématiquement, on considérait naguère que l'individu devait d'abord quelque chose à la société. On considère aujourd'hui, à l'inverse, que la société doit d'abord quelque chose à l'individu. Au sein de la famille, de l'école, de l'université, de l'entreprise, dans les loisirs ou la politique, dans le rapport à la culture ou à la religion, cela a tout changé. C'est l'individu qui fixe ses propres normes du bien et du mal et qui définit ce qu'il veut ou non accepter comme contrainte collective. En d'autres termes, il n'y a plus de normes objectives et indiscutables. Mais cette révolution est paradoxalement contraignante, puisque l'absence de normes est devenue une norme, et donc une obligation. C'est cela, le moralement correct.

    Vous reprenez à votre compte la citation d'Albert Camus lors de son discours de Stockholm: « Empêcher que le monde se défasse ». Le « vieux monde » ne s'est-il pas défait en grande partie ? N'est-ce pas le moment de reconstruire autre chose ?

    Si, mais on ne reconstruira pas sur du vide. Les plus grands créateurs ne sont jamais partis de zéro. Ils étaient d'abord des héritiers, même s'ils bousculaient l'héritage. Demain, il faudra reconstruire en s'appuyant sur les principes qui ont toujours fondé les civilisations. On ne peut faire l'économie de la réception et de la transmission, du lien entre les générations, du partage d'un héritage. En dépit de l'effondrement visible de notre société, ce qui tient encore debout repose sur des individus et des familles qui, elles-mêmes, tiennent bon sous la mitraille de l'époque. Ces forces-là sont plus nombreuses qu'on ne le croit. Elles sont la garantie de notre future renaissance.   

    Journaliste, écrivain et historien, Jean Sévillia est rédacteur en chef adjoint du Figaro Magazine. Il vient de publier Ecrits historiques de combat, un recueil de trois essais (Historiquement correct ; Moralement correct ; Le terrorisme intellectuel) qui vient de paraître aux éditions Perrin.  

    Vincent Tremolet de Villers    

    A lire aussi sur Lafautearousseau ...  

    Jean Sévillia : « Écrits historiques de combat »   

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2016/09/26/jean-sevillia-malgre-l-effondrement-de-notre-societe-une-fra-5852878.html

  • Quand Alain Juppé était contre la dénaturation du mariage

    Décidément, les candidats libéraux-libertaires n'ont pas la grande forme. Après Hillary outre Atlantique, ce serait notre, heu, plutôt "leur" Alain. C'est du moins ce qu'on pourrait croire en considérant combien il a oublié ce qui étaient ses convictions il y a 20 ans. En l'occurrence au sujet des homosexuels et de la prétention de certains d'entre eux de pouvoir se "marier". En témoigne cet extrait de "La tentation de Venise", publié en 1993 par l'actuel maire de Bordeaux.

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    Merci à JL pour sa vigilance.

     

    Paula Corbulon

  • Le défi d'Eboué à Hidalgo: "Prendre le RER après 22h entre Saint-Denis et Sarcelles"

    La Journée sans voiture, organisée dimanche à Paris, a donné lieu à une petite passe d'armes entre la maire de la capitale et l'humoriste.
    Fabrice Eboué contre Anne Hidalgo, épisode 3. Alors que l'humoriste avait fustigé dimanche, dans une vidéo, la Journée sans voiture organisée par la maire de Paris, cette dernière lui a répondu lundi de manière très ironique.
    "Depuis 24 heures, j'ai mobilisé tous nos experts, scientifiques et innovateurs, afin de concevoir une solution qui vous permette, lors de la prochaine Journée sans voiture, d'effectuer sereinement votre trajet Paris-banlieue. Je suis heureuse de vous annoncer que LA solution a été trouvée. Elle est expérimentée aujourd'hui même par plusieurs millions d'audacieux Parisiens et Franciliens. Je vous invite à la découvrir au lien suivant: http://ratp.fr/", écrit l'édile dans un commentaire sur Facebook.
    La réponse à la réponse
    Ce mardi matin, l'acteur publie sur son compte Facebook une nouvelle vidéo dans laquelle il répond à la maire de la capitale. Fabrice Eboué, mine déconfite, se filme dans un premier temps à l'intérieur du métro, puis adresse un message à Anne Hidalgo à sa sortie. "Ça y est Anne c'est fait! Je viens tout juste de prendre le métro comme tu me l'avais demandé", explique l'humoriste.
    Sourire aux lèvres, il poursuit: "J'ai relevé mon défi, à toi de relever le mien. Je te demande de prendre le RER D après 22 heures entre Saint-Denis et Sarcelles. J'attends ta vidéo Anne".
    "Serait-il possible de trouver une place en crèche pour mon fils?"
    La vidéo de Fabrice Eboué s'accompagne d'un message débutant par un jeu de mots avec le nom de l'élue socialiste. "Ma très chère Annie Dalgo. Veuillez excuser à l'avance mes maladresses littéraires, j'écris mes textes seul... Sachez en tout cas à quel point je suis flatté que la maire d'une des capitales les plus renommées au monde prenne le temps de répondre à un saltimbanque... Je ne suis évidemment pas aussi éco-responsable que vous c'est pourquoi je vous remercie pour vos conseils que j'ai pu immédiatement mettre en application".
    L'acteur conclut son message en faisant, à son tour, preuve d'ironie. "Maintenant que nous sommes réconciliés, serait-il possible de trouver une place en crèche pour mon fils, nous galérons depuis deux ans? Je sais que vous êtes très occupée avec votre nouveau projet de parcs nudistes à Paris, mais comprenez au combien je préférerais que mon enfant croise une puéricultrice avant un pénis".
    En guise d'au revoir, Fabrice Eboué lance une dernière pique à la maire de Paris: "Encore merci pour votre lettre chaleureuse, la bise à vos conseillers et à votre chauffeur qui m'a bien confirmé que vous ne conduisez jamais!".

  • Laurence Rossignol veut-elle censurer Simone Veil ?

    Le billet publié par Thibaud Collin sur son blog est intéressant à double titre, par son contenu d'abord mais aussi car il permet de se replonger dans la Loi n° 75-17 du 17 janvier 1975 relative à l'interruption volontaire de la grossesse (dit loi Veil) ainsi que dans le discours prononcé par Simone Veil le 26 novembre 1974. C'est édifiant de voir à quel point la situation a empiré. Il est urgent que le gouvernement censure ce discours et en fasse disparaître les traces sur internet tellement il est en contradiction avec le totalitarisme mortifère des partisans de l'avortement :

    6a00d83451619c69e201bb093c880d970d-320wi.jpg"La loi garantit le respect de tout être humain dès le commencement de la vie. Il ne saurait être porté atteinte à ce principe qu'en cas de nécessité et selon les conditions définies par la présente loi" [Article n°1 de la loi]

    Voici quelques extraits du discours de Simone Veil qui ...pourraient presque désormais justifier sa présence à la prochaine Marche pour la Vie :

    "Je le dis avec toute ma conviction :l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue. Mais comment le tolérer sans qu’il perde ce caractère d’exception, sans que la société paraisse l’encourager ? (...)

    C’est toujours un drame et cela restera toujours un drame.. C’est pourquoi, si le projet qui vous est présenté tient compte de la situation de fait existante, s’il admet la possibilité d’une interruption de grossesse, c’est pour la contrôler et,autant que possible, en dissuader la femme (...)

    Le deuxième absent dans ce projet pour beaucoup d’entre vous sans doute, c’est le père. La décision de l’interruption de grossesse ne devrait pas, chacun le ressent, être entreprise par la femme seule, mais aussi par son mari ou son compagnon. Je souhaite, pour ma part, que dans les faits il en soit toujours ainsi (...)

    Enfin, le troisième absent, n’est-ce pas cette promesse de vie que porte en elle la femme ? Je me refuse à entrer dans les discussions scientifiques et philosophiques dont les auditions de la commission ont montré qu’elles posaient un problème insoluble. Plus personne ne contexte maintenant que, sur un plan strictement médical, l’embryon porte en lui définitivement toutes les virtualités de l’être humain qu’il deviendra (...)

    Tout en évitant d’instituer une procédure qui puisse la détourner d’y avoir recours, le projet prévoit donc diverses consultations qui doivent la conduire à mesurer toute la gravité de la décision qu’elle se propose de prendre (...) Cette tâche de dissuasion et de conseil revient au corps médical de façon privilégiée (...)

    Il va sans dire que nous souhaitons que ces consultations soient le plus diversifiées possible et que, notamment, les organismes qui se sont spécialisés pour aider les jeunes femmes en difficulté puissent continuer à les accueillir et à leur apporter l’aide qui les incite à renoncer à leur projet (...)

    Ensuite, l’interruption de grossesse ne peut être pratiquée que par un médecin (...) Mais il va de soi qu’aucun médecin ou auxiliaire médical ne sera jamais tenu d’y participer (...)

    Si l’on s’en tient aux principes généraux de la Sécurité sociale,l’interruption de grossesse, lorsqu’elle n’est pas thérapeutique, n’a pas à être prise en charge. Faut-il faire exception à ce principe ? Nous ne le pensons pas, car il nous a paru nécessaire de souligner la gravité d’un acte qui doit rester exceptionnel (...) Ce qu’il faut aussi, c’est bien marquer la différence entre la contraception qui, lorsque les femmes ne désirent pas un enfant, doit être encouragée par tous les moyens et dont le remboursement par la Sécurité sociale vient d’être décidé, etl’avortement que la société tolère mais qu’elle ne saurait ni prendre en charge ni encourager (...)

    Rares sont les femmes qui ne désirent pas d’enfant ; la maternité fait partie de l’accomplissement de leur vie et celles qui n’ont pas connu ce bonheur en souffrent profondément (...)

    Si la loi est générale et donc abstraite, elle est faite pour s’appliquer à des situations individuelles souvent angoissantes ; que si elle n’interdit plus,elle ne crée aucun droit à l’avortement (...)

    Il est vrai que personne ne peut éprouver une satisfaction profonde à défendre un tel texte (...) : personne n’a jamais contesté, et le ministre de la Santé moins que quiconque, que l’avortement soit un échec quand il n’est pas un drame (...)"

    Philippe Carhon

  • Vers un réveil de la France réelle ?

    Alors que jusqu’à présent les Français semblent atones face aux multiples avanies que les mondialistes leur font subir, on aperçoit des signes d’un possible -et enfin- réveil. Pour preuve, la réunion dans un village de 700 habitants de la Loire auquel on impose d’accueillir quelque 133 clandestins évacués de Calais. La moitié des habitants se sont déplacés et ne se sont pas gênés de dire aux représentants de l’Etat ce qu’ils en pensent, et nous ne pouvons que les soutenir. On regrettera néanmoins que pour obtenir ces saines réactions, il faut que les habitants soient confrontés à la réalité, et que dès que les problèmes sont loin de chez eux, ils s’en désintéressent au lieu de se sentir également concernés.

    http://www.contre-info.com/

  • Enseignement : Elle veut le tuer, et nous nous disons « Vive le Latin ! »

    Najat Vallaud Belkacem veut supprimer de fait le latin, mais tout en disant qu'elle ne le fera pas et qu'elle veut au contraire le sauver, au moyen d'une de ces usines à gaz dont le Système a le secret. En gros, et pour « faire clair », elle annonce :

    1. Un saupoudrage des cours de français avec « les éléments fondamentaux des apports du latin et du grec à la langue française »;

    2. L’intégration du grec et du latin à « Langues et cultures de l’antiquité », l’un des huit enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI)... 

    La véritable motivation - de fond - est de couper les petits Français de leurs racines (« du passé faisons table rase ...», c'est bien cela, le programme révolutionnaire, non ?). Et cette motivation tire argument d'un chiffre censé clore le débat : dénigré, maltraité (cours mal-placés), dévalorisé depuis des lustres, il n'est pas étonnant que le latin ne concerne plus que 18% des élèves : c'est même un exploit ! 
     
    Mais, si elle supprime une langue ancienneancienne », et non pas « morte », la nuance est capitale...) au motif qu'elle ne concerne que 18% des élèves, que Mme le Ministre aille au bout de sa logique, et qu'elle demande, par exemple, la suppression du PS, qui ne concerne lui aussi - et en comptant large... - que 18% des électeurs ! 
  • La croix et la bannière

    Selon RTL, alors que « le vote FN ne cesse de progresser au sein de l’électorat catholique (32% aux dernières régionales) »,  le journal La Croix entend diffuser  prochainement auprès de ses 74 000 abonnés un petit opuscule afin de les dissuader de voter Marine et FN en 2017. De manière plus jésuitique diraient certains, Guillaume Goubert, patron du quotidien catholique,  ne formule  pas les choses aussi frontalement, mais le but visé est le même: « Il n’est pas question de partir en croisade contre le FN », « mais ces scores créent pour nous l’obligation de donner de la matière à nos lecteurs pour réfléchir avant l’élection. » Le rédacteur en chef de la revue, Jean Merckaert, rapporte encore RTL, a apparemment du mal (?) à appréhender le monde dans lequel vivent les  catholiques  se revendiquant comme tels: « On ne comprend pas nous-mêmes pourquoi le phénomène touche aujourd’hui autant de chrétiens. Alors, on a cherché à comprendre plutôt que de dénoncer ».  

    Ce ce qui est en tout cas certain affirme Bruno Gollnisch c’est que le FN , avec toutes les imperfections qui  sont celles de toute  entreprise humaine,  est de très loin le seul  mouvement politique de tout  premier plan dont le programme, même si il peut apparaître trop timide et timoré  à certains catholiques  sur ces questions,  défend résolument une politique  d’accueil de la vie, la loi naturelle, la famille, et de manière générale les valeurs helléno-chrétiennes. A contrario, il faut être aveugle ou de mauvaise foi pour ne pas le voir,  les projets et surtout le bilan du PS et de la droite au pouvoir  sont (également) dans ces domaines très condamnables. La Croix compte-t-il le rappeler et  en informer ses lecteurs plus avant ?

    Paris-Match nous affirme aujourd’hui que Nicolas Dupont-Aignan, à la tête de son petit parti souverainiste Debout la France, lui aussi  ne comprend pas, si ce n’est la montée du FN, du moins qu’il puisse être assimilé ou défini comme une sorte de « FN light ». Il dit par ailleurs en avoir marre  d’être dragué par le Front National.  Au vu de son programme qui, quoi qu’il en  dise, est assez largement un copier-coller de celui du Front National, et au regard de la gravité des périls qui pèsent sur la France, et que M. Dupont-Aignan analyse souvent de manière très lucide, un soutien (ne parlons pas de ralliement)  au candidat patriote le mieux placé, susceptible   de l’emporter,  serait un geste patriotique très légitime.  Cela n’en prend pas le chemin.  M. Dupont-Aignan explique que lui défend une « rupture raisonnable, » ne veut pas  « casser la vaisselle »… comprendre par là que le FN veut déchaîner le chaos ? Marine a fait justice dernièrement sur les plateaux  de cette accusation   grotesque. Faire peur… voila tout  ce qui reste  à nos adversaires…

    M. Dupont-Aignan en revanche  avait aussi prévenu comme nous l’avons fait que la primaire à droite serait sanglante. Elle l’est et la sortie du livre  « La cause du peuple » ‘(sic)  de Patrick Buisson,  un ex conseiller de Nicolas Sarkozy qui témoigne de l’intérieur,  n’arrange pas son image. Les deux hommes sont fâchés  depuis  les révélations sur les enregistrements de conversations privés de M. Sarkozy par M. Buisson, à l’insu de celui-ci.

    Homme très  cultivé, intelligent, issu d’une famille maurrassienne, pro Algérie Française, Patrick Buisson, milita dans sa jeunesse à la FNEF , syndicat étudiant anti-gauchiste, et étudiait à la faculté de Nanterre en  1968 comme Bruno Gollnisch qui se souvient : « Nous faisions partis d’un groupe qui assistait avec désolation au saccage des universités françaises ce qui forcément créé un lien quand vous êtes menacés physiquement par les militants d’extrême gauche,  que l’on vous empêche de passer vos examens… » Directeur de Minute en 1986, Patrick Buisson  y travailla en compagnie des regrettés  François Brigneau, Emmanuel Ratier, mais aussi de son  ami  Alain Renault (Secrétaire général du FN jusqu’en 1980, avant de rejoindre quelques années plus tardPhilippe de Villiers). Il fut aussi   le maître d’œuvre  au milieu des années 80 du  « L’album Le Pen »  ouvrage retraçant la vie du président du FN.

    Dans se recension du livre consacré en 2014 par Ariane Chemin et Vanessa Schneider à M. Buisson, « Le Mauvais Génie », Le Monde rapportait qu’il fut « l’un des conseillers les plus influents de la Ve République. De 2006 à2012, Patrick Buisson a travaillé main dans la main avec Nicolas Sarkozy, pour la campagne de 2007 d’abord, sans que personne alors ne le sache, puis durant tout le quinquennat ». Cet « ancien prof d’histoire » - qui a aussi  noué des relations  amicales avec Jean-Luc Mélenchon est-il indiqué –,  « a bénéficié d’une mansuétude fascinante au sein de la  Sarkozie. Patrick Buisson ne s’est pas contenté d’insuffler ses thèses identitaires au président de la République, il a irrigué toute la droite, fabriquant de nombreux  bébés Buisson . « 

    Thèses identitaires, irrigation que les Français n’ont pas vraiment vu à l’œuvre lors du quinquennat  Sarkozy qui battit notamment des records en matière  d’immigration de peuplement et de soumission à Bruxelles et à l’Otan.

    M. Sarkozy ne tarissait pas d’éloges sur M. Buisson est-il rapporté par Ariane Chemin et Vanessa Schneider :  « Il est mon hommema boussole, mon hémisphère droit, dit-il. Un génie, plaide-t-il devant Roselyne Bachelot. Un homme unique »,lâche-t-il à Bruno Le Maire. (…). M. Sarkozy le récompensera de ses bons et loyaux services en lui donnant, via Martin Bouygues, la direction de (l’excellente) chaîne Histoire.

    Désormais, l’ex conseiller explique son exécution par le fait que « Sarkozy sait que la présence de Marine Le Pen au second tour de la prochaine présidentielle est acquise, on jette donc la ligne Buisson aux poubelles de l’histoire. Mon utilité devient nulle. »

    En attendant, il balance sec en rapportant les propos de l’ex chef de l’Etat qui peuvent le gêner (?) auprès des militants et sympathisants LR qui voteront aux primaires de la droite. Ainsi en 2006, M. Sarkozy, alors  ministre de l’Intérieur a ne serait pas intervenu sciemment lors des émeutes anti-CPE pour déstabiliser le Premier ministre Dominique de Villepin : « Nous avions pris la décision de laisser les bandes de blacks et de beurs agresser les jeunes Blancs aux Invalides tout en informant les photographes de Paris Match «, écrit l’ancien conseiller. « L’émotion fut en effet à son comble après la publication des photos […] dont l’opinion ne retiendrait qu’une chose : des hordes sauvages étaient entrées dans Paris. »

    Nicolas Sarkozy aurait aussi déclaré : » Les valeurs du Front National sont celles de tous les Français ; c’est la manière dont le FN les exprime qui est choquante. Les Français n’aiment pas les plats trop pimentés qui emportent la gueule »; « Bien sûr que nous avons des valeurs communes avec le FN ». Un avis partagé en tout cas par la très grande majorité de la base de son parti.

     M. Buisson rapporte pareillement les jugements de M Sarkozy sur ses « amis » politiques. Jacques Chirac ? « Le plus détestable de tous les présidents de la Ve République. Je n’ai jamais vu un type aussi corrompu ». Un jour, il a voulu me faire signer un contrat avec l’Arabie saoudite. Je me demande encore comment il a osé me mettre ça sous le nez. Il en a tant fait qu’il était fatal que ça lui pète à la gueule. J’ai rarement rencontré quelqu’un d’aussi méchant et avide. »

    François Fillon ? Un  « pauvre type, minable… » François Baroin aujourd’hui présenté comme Premier ministre en cas de victoire en 2017 ? « Je l’ai acheté à la baisse. Trop cher, je te le concède, pour un second rôle. » Xavier Bertrand ? « C’est un méchant. Dix ans à essayer de placer des assurances en Picardie, dix ans à taper aux portes et à se prendre des râteaux, ça a de quoi vous rendre méchant pour le restant de vos jours. C’est d’ailleurs pour ça que je l’avais choisi. » Christian Estrosi ? « Une noisette dans la tête ».

    Autant  de révélations  et de commentaires qui a priori ne devraient pas faire de peine à Alain Juppé.

    http://gollnisch.com/2016/09/29/36695/

  • Le FN crée son collectif Famille

    Le colloque annulé en juin dernier aura bien lieu. Ce "Cercle Fraternité" est dirigé par Agnès Marion, conseillère régionale Rhône-Alpes Auvergne, que nous avons vu récemment à l'oeuvre à l'Université d'été du FN.

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    Michel Janva

  • Avortement : service après-vente de la contraception

    Ces mots sont extraits du chapitre 7 du livre de Thérèse Hargot, Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque), sorti en février 2016 chez Albin Michel. Voici un court extrait du chapitre en question, que l'on peut lire sur le blog de l'auteur :

    6a00d83451619c69e201b8d22262ae970c-200wi.jpg"Ma grossesse promenait avec elle un parfum sulfureux, et scandaleux. Personne ne m’a félicité. Pourquoi ?Jeune et étudiante, il allait de soi que cet enfant n’était pas désiré.

    Les regards sont moins gênés, les langues se délient quand, dix ans plus tard, j’expose la situation dans l’absolu, sans préciser que je l’ai vécue.[...]

    « On est quand même à une époque où les moyens de contraception existent. Bon, les accidents, on sait tous qu’ils peuvent arriver. Mais dans ce cas, elle aurait pu avorter». Anaïs vient d’exprimer tout haut ce que tout le monde pense tout bas.« C’est vrai ce que dit Anaïs, si la contraception ne marche pas, elle n’a qu’à avorter ! » rajoute Mattéo.  Leurs commentaires à tous les deux illustrent parfaitement combien dans notre tête, celle de la génération qui est née avec le droit à la contraception et à l’avortement, les deux vont de paires : l’avortement, c’est le service après-vente de la contraception. La preuve, c’est que les chiffres des interruptions volontaires de grossesses en France restent stables malgré une offre contraceptive efficace et accessible. On les connait ces chiffres, on s’est habitué. Dans nos copines qui ont avorté, toutes utilisaient plus ou moins un moyen de contraception…"

    Marie Bethanie

  • Livre libre : Gilbert Collard / Pierre Duriot : "Du côté obscur de l'Éducation"