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Des alliés du PS de plus en plus critiques

Chez les non-socialistes présents à La Rochelle, seuls Robert Hue et Jean-Luc Bennahmias se sont posés en soutien du couple exécutif.

« Nous sommes encore au gouvernement, mais faites attention, quand nous serons sortis, il n'y aura plus que vous ! » Cette menace de Jean-Michel Baylet lancée lors d'une table ronde sur l'union de la gauche est tombée bien lourdement sur les militants socialistes de La Rochelle. Le président du PRG - qui a obtenu 0,64 % à la primaire de 2011 et qui vient de refuser d'entrer au gouvernement parce qu'on ne lui proposait pas un poste à sa hauteur - leur a cruellement fait sentir l'isolement croissant de leur parti.

Chez les non-socialistes, seul l'ancien communiste Robert Hue, à la tête du MUP, et l'ex-MoDem et écologiste Jean-Luc Bennahmias, désormais à la tête d'une petite formation, le Front démocrate, se sont posés en soutien du couple exécutif… Chez les poids lourds, écologistes et communistes, la rupture est largement consommée, ou menace de l'être.

Secrétaire nationale d'Europe Écologie-Les Verts, Emmanuelle Cosse est arrivée samedi « en colère » à La Rochelle. Il faut dire que la veille, Manuel Valls avait enterré l'encadrement des loyers prévu dans la loi Alur (Duflot)… Un enterrement sur lequel il est ensuite plus ou moins revenu après un coup de boutoir de Martine Aubry. « Je ne vois pas pourquoi faire l'unité si c'est pour défendre un projet social-libéral qui n'est pas le nôtre », a-t-elle lancé devant le secrétaire national du PS, Jean-Christophe Cambadélis. Même si tous les écologistes ne sont pas sur la même ligne, le discours de Manuel Valls mercredi devant le Medef n'a pas été digéré. Cosse a presque tout autant fustigé «l'obsession de la croissance» chez Arnaud Montebourg…

Mais c'est Pierre Laurent qui aura obtenu le plus franc succès par la vigueur de son discours. Sans se démonter, malgré les sifflets persistants de certains, acclamé par d'autres, le secrétaire national du PCF a dénoncé un premier ministre qui « rend les armes » face à «la finance et aux promoteurs immobiliers». Il s'est demandé s'il faut « enterrer Jaurès une deuxième fois » et confier au patron du Medef, Pierre Gattaz, la mission de les aider « à penser le monde de demain ».

À l'issue du discours, Cambadélis a soigneusement replacé le débat dans sa perspective la plus prosaïque, celle des élections à venir : sénatoriales, cantonales, régionales et présidentielle… « Des débats mal maîtrisés », a-t-il prévenu, risqueraient de conduire la gauche à devoir se contenter « de consignes électorales élections après élections pour faire face au FN ».

Sophie de Ravinel

source : Le Figaro 

http://www.voxnr.com/cc/politique/EupAykkFpuTSjGKhuO.shtml

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