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Il y a manifestement une droitisation de l’électorat français

Analyse de Nicolas Chapuis pour le Monde :

"Il y a manifestement une droitisation de l’électorat français avec aujourd’hui un FN qui représente un petit tiers des électeurs, la droite pareil, et la gauche se partage ce qui reste. Vous parlez de retournement. Je crois au contraire que c’est un lent et long mouvement. Le camp des conservateurs a remporté depuis dix ans nombre de victoires culturelles. Une partie de leurs thèmes de prédilection se sont imposés dans le débat public, qu’il s’agisse des valeurs, de l’immigration ou de la sécurité. L’extrême droite bien sûr capte une partie de cette évolution. L’épisode de la déchéance de nationalité (mesure qu’elle était la seule à prôner en 2012) n’en est que l’une des nombreuses illustrations. La responsabilité en incombe autant à la gauche qui a échoué au pouvoir, qu’à la droite qui pour vaincre le FN, lui a emprunté une partie de ses idées.

Sur l’aspect ultraconservateur, certains ont cru que le mouvement de La Manif pour tous avait perdu avec l’adoption définitive de la loi. Mais l’enjeu était ailleurs. A cette occasion, une certaine droite, qu’on avait perdu l’habitude d’entendre dans le débat public, a repris beaucoup de vigueur. Elle a vu elle-même sa puissance et sa capacité de mobilisation. Les candidats de la primaire (excepté peut-être NKM) ont tous été très prudents avec cet électorat-là. Et c’est Fillon qui a su le mieux le capter. Ça ne suffit pas à expliquer sa victoire mais c’est l’un des facteurs majeurs."

Philippe Carhon http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

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