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11/01/2018

Cantine : les enfants musulmans, depuis dix ans, déjeunaient à des tables à part

6a00d83451619c69e201b7c943c236970b-250wi.jpgLe maire FN de Beaucaire Julien Sanchez a décidé de remettre du porc une fois par semaine au menu des cantines de la ville. Il explique à Caroline Parmentier dans Présent :

"[...] J’ai souhaité revenir sur les repas de substitution qui existent depuis 2008 à Beaucaire, depuis l’ancien maire en fait.Ces repas de substitution n’existent que le jour où il y a du porc. J’ai voulu mettre fin à ça parce que c’est une intrusion du fait religieux dans l’espace scolaire. Le porc n’est pas un aliment particulièrement allergène, on ne connaît pas d’allergie au porc sauf cas très rare. Je ne vois pas pourquoi et au nom de quoi on n’en servirait pas. Je me suis rendu compte également que les enfants musulmans, depuis dix ans, déjeunaient à des tables à part. Il y avait une sorte d’apartheid de fait parce que les agents de cantine ne voulaient pas risquer de donner le mauvais aliment au mauvais enfant. Avec des tables pour ceux qui mangeaient le cochon et ceux qui ne mangeaient pas le cochon. Ce qui pose aussi un problème en termes de droits de l’enfant.

Est-ce qu’il y a une grosse demande de repas confessionnels à Beaucaire, combien cela représente-t-il d’enfants scolarisés ?

150 enfants sur 600. Tout le monde est prévenu. Le porc sera au menu du lundi, c’est indiqué et connu d’avance. Ce qui permet aux familles des enfants qui ne souhaitent pas manger de porc de s’organiser ce jour-là. Les enfants qui ne mangent pas de porc pour des raisons religieuses peuvent manger ailleurs qu’à la cantine. La seule autre solution serait le self-service avec plusieurs repas proposés chaque jour. Mais le coût est impossible à assumer pour nous, nous n’avons pas les centaines de milliers d’euros nécessaires. Il y a une baisse des dotations de l’Etat en ce moment et nous avons le dédoublement des classes de CP-CE1 qui va nous coûter 200 000 euros pour lequel l’Etat ne nous donne rien. Le choix a été vite fait entre dépenser de l’argent que nous n’avons pas et supprimer les repas de substitution.

Le maire LR de Chalons-sur Saône, Gilles Platret, qui avait fait la même chose que vous, a vu sa décision annulée par le tribunal administratif. Est-ce que vous n’encourez pas la même interdiction ?

C’est en première instance et le maire de Châlons a fait appel. Il n’a pas été jugé en dernier ressort. Pour l’instant je n’ai pas trouvé de loi qui nous dit que l’on doit impérativement et obligatoirement proposer un menu de substitution. La preuve c’est qu’il y a des dizaines de communes en France qui n’ont pas de menu de substitution, essentiellement les villages. [...]"

Michel Janva

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