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19/04/2018

Le cri d’alarme et la folle espérance de Raouldebourges

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Décidément, cela devient la mode de passer du web au livre ! C’est le cas des Chroniques pour une révolution conservatrice de Raouldebourges, chroniqueur de la revue en ligne Mauvaise Nouvelle. L’auteur a été très marqué par sa lecture de Roger Scruton et sa promotion du conservatisme, il en a donc fait a posteriori le fil rouge de son livre. C’est depuis 2014, que Raouldebourges écrit pour Mauvaise Nouvelle, cette revue en ligne dont l’« anti-ligne éditoriale » est résumée dans le slogan : « entre glose outrancière de l’actualité et laboratoire du Verbe ».

Pour Raouldebourges, notre monde condamné au modernisme à perpétuité produit des monstres à la chaîne : Gender, multiculturalisme, islamisme, virtualisation du travail, etc. et détruit tout ce qui permet à un homme d’être une personne souveraine : son enracinement, sa vie intérieure, sa quête d’un bien universel. Raouldebourges s’est choisi des héros : philosophes, intellectuels, écrivains, historiens… et pour les noms : Zemmour, Onfray, Rioufol, Sevillia, Delsol, Finkielkraut, Camus, Villiers, Houellebecq, Brague, Scruton, … Raouldebourges fait de l’exercice de la recension littéraire une passe d’armes digne des chevaliers. C’est effectivement par esprit chevaleresque, qu’il s’astreint à écrire chaque semaine inlassablement. Cet esprit est bien sûr au service de son pays. Il se fait passeur entre toute une famille de pensées et les lecteurs que nous sommes.

Chroniques pour une révolution conservatrice se veut donc bien plus qu’une compilation extraite de Mauvaise Nouvelle, mais la bibliothèque de combat d’un homme résolu à ne pas laisser la page blanche à l’unique camp du bien, au politiquement correct. Raouldebourges dit qu’il est passé au livre dans un souci de transmission et dans une logique de thésaurisation. Transmission à ceux qui inévitablement auront à mener combat pour l’homme et la civilisation. Thésaurisation pour tous ceux qui, l’ayant croisé sur le web, veulent y revenir, tiennent à approfondir et ainsi mieux aiguiser leurs armes intellectuelles. Nous nous réjouissons donc que ce « saint patron de la Mauvaise Nouvelle » soit passé du web au livre. De la lecture de ses pages reste un sentiment d’alarme et d’urgence pour notre pays, et en même temps une folle espérance contractée au cœur dans cette bibliothèque de résistance.

Jacques Leonor Croseta

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