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Trafic de stupéfiants, argent sale et négriers du BTP.

Nous alertions depuis si longtemps sans être entendus, et pourtant… le lien vient d’être prouvé entre le trafic de stupéfiants, le blanchiment de l’argent sale qui en résulte et l’emploi de migrants clandestins par des chefs d’entreprises véreux (en tout cas dans l’industrie du bâtiment).*

Six personnes ont été mises en examen et placées en détention provisoire pour blanchiment en bande organisée d’argent issu du trafic de stupéfiants en Île-de-France, avons-nous appris mardi 12 octobre auprès de l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF). Les policiers ont saisi 675 000 euros en liquide, 825 000 euros sur des comptes bancaires mais ce réseau est soupçonné d’avoir blanchi 70 millions d’euros pendant les trois dernières années.

Les enquêteurs estiment que l’argent issu du trafic était remis à ces six hommes, de nationalité pakistanaise (que faisaient-ils dans notre pays ?), qui se chargeaient de le blanchir en le faisant entrer dans le circuit bancaire. Les collecteurs donnaient un mot de passe aux trafiquants, qui leur remettaient les sommes en liquide. Puis, les collecteurs « vendaient« , en quelque sorte, cet argent sale à des entreprises de BTP qui s’en servaient pour payer au noir des employés non déclarés.

Ces entreprises achetaient le liquide en virant de l’argent propre à des sociétés-écrans, sur des comptes ouverts à cet usage par d’autres personnes, venant souvent de l’étranger, dont certaines de nationalité espagnole mais d’origine maghrébine, qu’on appelle des « mules bancaires« .

Ces « mules bancaires » servent à « ouvrir des sociétés à leurs noms, ou des comptes bancaires. Elles dissimulent ainsi l’identité du dirigeant de la société ou l’utilisateur du compte bancaire et permettent de créer un écran entre l’apparence et la réalité« , explique la directrice de l’OCRGDF Anne-Sophie Coulbois.

Cet argent « gris » revenait ainsi aux chefs du trafic de stupéfiants qui peuvent donc s’en servir pour des activités légales. D’après les enquêteurs, ce réseau était piloté depuis les Emirats arabes unis où résident beaucoup des racailles arabo-musulmanes de nos banlieue… enrichies grâce à ces tours de passe-passe.

Pour Anne-Sophie Coulbois, cette affaire « montre que les espèces issues du trafic de stupéfiants peuvent servir à rémunérer du travail dissimulé, via des circuits de blanchiment orchestrés par des groupes criminels organisés, qui s’assurent de l’opacité des flux, notamment par la création de nombreuses sociétés-écrans ».

Et la boucle est bouclée entre les négriers de la Méditerranée (ou d’ailleurs), les trafics de drogue dans les banlieues pourries de nos métropoles et les entrepreneurs véreux du BTP. Chacun y trouvant son compte, comment voulez-vous que nous parvenions à mettre un terme à ce cercle vicieux sans recourir à la force ? **

Le 13 octobre 2021.

Pour le CER, Jean-Yves Pons, CJA.

(*) Ne manquez pas de relire ceci : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2021/10/12/la-france-se-dirige-vers-une-organisation-en-cartels-du-trafic-de-drogue/

(**) Et pendant ce temps-là : https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/2021/10/12/le-traitre-et-le-neant/

https://conseildansesperanceduroi.wordpress.com/

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