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Michèle Tribalat – Immigration : ces idéologies qui masquent le réel

Michèle Tribalat

Cela fait plusieurs mois que l’immigration s’est invitée au cœur de la campagne électorale pour l’élection présidentielle. Notamment avec la candidature d’Éric Zemmour, qui en a fait son cheval de bataille. Pour en parler, la démographe Michèle Tribalat était l’invitée de “Bercoff dans tous ses états », pour son livre Immigration, idéologies et souci de la vérité (éd. de l’Artilleur).

Une idéologie dominante

« La réalité est ce qui ne disparaît pas quand on a cessé d’y croire« . Cette phrase est en exergue du dernier livre de Michèle Tribalat. La démographe publie aux éditions de l’Artilleur, Immigration, idéologies et souci de la vérité. À l’heure où le sujet se situe en plein cœur des enjeux électoraux pour la prochaine présidentielle, et sur lequel de nombreuses « vérités » s’affrontent, Sud Radio tente d’y voir plus clair avec l’une des plus grandes spécialistes en la matière.

Michèle Tribalat dénonce notamment la pensée unique qui circule chez les chercheurs, au sujet de l’immigration. « Les jeunes gens qui ont fait des études aujourd’hui, s’ils veulent entrer dans le système, ils ont intérêt à s’y plier« , explique-t-elle sur Sud Radio. Une bataille idéologique qui fait principalement rage autour des chiffres, que l’on interprète et que l’on utilise à sa guise.

Immigration : des calculs d’apothicaire

Parmi les indicateurs les plus discutés, celui du solde migratoire. Un rappel : le solde migratoire, c’est la différence entre les entrées et les sorties du territoire. « On ne le mesure pas. C’est le résidu de l’équation démographique de l’année. Tout ce qui ne peut pas s’expliquer par les décès et les naissances, on l’attribue au solde migratoire. C’est ce qui reste. Avec en plus des ajustements, comme c’est le cas en ce moment« , ajoute la démographe.

Michèle Tribalat explique qu’en matière d’immigration, « on a des enregistrements qui ne sont pas exhaustifs. Mais si on les regarde au fil du temps, cela donne une idée de l’évolution« . Elle cite notamment le cas du nombre de titres de séjours délivrés. « On était descendu avec la pandémie. On est revenu à un niveau très voisin de ce que l’on avait avant. Mais il n’y a pas tout le monde. Des gens cherchent à gonfler le chiffre, avec les mineurs isolés, les demandeurs d’asile. On ne peut pas tout additionner« , prévient-elle, expliquant qu’à force de tout additionner, on finit par compter des personnes plusieurs fois.

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