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Football : la double fidélité des joueurs africains

Vous connaissez la Coupe d'Afrique des nations, la CAN. Si, si : France Info en parle comme s'il s'agissait d'un tournoi français ; les phases finales sont prétexte, dans Paris, à des « débordements en marge des festivités »... et il y a, dans nos banlieues, de nombreuses «  des quartiers » qui voient s'affronter des équipes de petits Français constituées en fonction de leur pays d'origine.

Bref, c'est une compétition ancrée dans les mœurs européennes, au point que les joueurs des équipes nationales de la  sont souvent, par ailleurs, des internationaux qui jouent dans les plus grands clubs d'Europe. Seulement voilà : comme dans d'autres domaines de la vie courante, cette double appartenance pose problème - en l'occurrence aux patrons de clubs. Les joueurs africains qui jouent en Europe s'absentent au cœur de la saison pour aller jouer dans leurs pays d'origine, et c'est plutôt embêtant, on s'en doute.

Ainsi, Aurelio de Laurentiis, dirigeant du Napoli (situé à Naples, on s'en doute), vient-il de déclarer que, pour cette raison, il n'embaucherait plus de joueurs africains, à moins que ceux-ci ne renoncent à jouer la  en parallèle de leur contrat. Solution de simple bon sens, mais qui a provoqué la colère de la Confédération africaine de football - en forme courte : la CAF (et ce n'est pas une blague douteuse).

La CAF, donc, annonce qu'elle a demandé à l'UEFA l'ouverture d'une enquête disciplinaire contre Aurelio De Laurentiis. On ne s'attendait pas à moins : dire les choses telles quelles sont est devenu judiciarisable. Peu importe que les dirigeants des clubs de football aient besoin d'équipes complètes et de joueurs disponibles. Le plus important est qu'ils puissent quitter le pays dans lequel ils gagnent leur vie pour jouer dans le pays auquel ils se sentent vraiment appartenir. Ça vous rappelle quelque chose ?

Espérons que l'UEFA sanctionnera comme il se doit le méchant dirigeant napolitain qui ose exiger un plein engagement de ses joueurs. Ou alors, peut-être faudrait-il que les autres dirigeant lui emboîtent le pas ? Chiche !

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