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[Satire à vue] Départ de Ruquier : le navire BFM prend l’eau

Le monde du PAF assiste impuissant aux gesticulations de Marc-Olivier Fogiel pour tenter de sauver le navire BFM. En septembre, Laurent Ruquier était appelé à la rescousse. De la bienpensance sous forme de blagounettes. Voilà. La solution était là. Un changement de ton. Des kilos Macronisme livrés avec le sourire. Sur un malentendu, les fuyards partis chez Pascal Praud pouvaient revenir. Les yeux rivés sur le compteur, le capitaine reprenait espoir. Dès le lancement de la fusée de détresse, quelques fidèles des «Grosses têtes» étaient venus jeter un œil sur les travaux de remise à flot de la chaîne.

371.000  curieux assistaient aux efforts désespérés de l'humoriste-animateur pour attirer les foules. 1,8 % d'audience ! Partant de ce frémissement éphémère, le travail quotidien de Marc-Olivier Fogiel consista à replacer le bouchon dans la bouteille de Champagne qu'il venait de déboucher. Les peu fidèles téléspectateurs repartaient un à un d'où ils étaient venus. Avanie aggravante :  pendant que Ruquier ramait, sur la même période, CNews voyait son audience globale progresser de 17 %. À court de munitions, tombé à 250.000 téléspectateurs, l'ex-animateur de «On n'est pas couché» jetait l'éponge. «Force est de constater que le public de ne m'a pas suivi dans ce rôle diffèrent pour moi» avouait-il alors qu'il n'avait rien fait d'autre que perpétuer l'idéologie en vigueur sur ses émissions précédentes. Le ras-le-bol général du public à l'égard des diffuseurs de pensée unique n'est pas parvenu jusqu'aux oreilles de Laurent Ruquier.

Autre déni de réalité du côté de la direction. Malgré le départ de 11.000 personnes depuis l'arrivée de son joker, l'employeur fait savoir que :  «L'audience n'est pas sujet».  Au-dessus de ces basses contingences comptables, MOMOF poursuit :  «Ce qui le conduit à arrêter est le décalage entre l’investissement nécessaire et le plaisir qu’il retire de ce qu’il peut proposer aux téléspectateurs».

La surcharge de travail est en en cause. Amuser la galerie avec des attaques au couteau et des campements de migrants n'est pas de tout repos. Le job exige un sens de l'humour inédit, mille circonvolutions, écritures et ratures, détours et contournements... Harassant ! Ecrasé par ce travail dont il ne tirait aucun divertissement personnel, Ruquier serait actuellement en maison de repos. Couverture à carreaux et verveine. Le coup de fil à Fogiel pour lui proposer une émission plus reposante intitulée «On est mal barré» n'a pas suscité l'intérêt prévu.

Sur le pont du navire, le patron a saisi la raison du naufrage. «Rééquilibrage vers tribord !» tonne-il à la cantonade. Thaïs d'Escufon est réquisitionnée. Une mutinerie des journalistes menace. La trajectoire menant vers l'iceberg doit être maintenue. Foi de marins formés à la dure école du politiquement correct. Pour la première fois, CNews est passé devant BFM durant les deux dernière semaines. «Maintenons le cap» hurlent les syndicats.

Au sein de la chaîne d'info, les brainstorming se succèdent. Après Ruquier pourquoi ne pas tenter un chanteur ? Face à Pascal Praud, la loi immigration interprétée par Peter et Sloane... Effet Populaire garanti. Michel Sardou et Juliette Armanet pour les bulletins météo. La gauche et la droite réunies en un même élan informatif. Marc-Olivier Fogiel tient peut-être la formule qui verra BFM repartir... Vers la sortie.

Jany Leroy

https://www.bvoltaire.fr/satire-a-vue-depart-de-ruquier-le-navire-bfm-prend-leau/

Commentaires

  • Attention Pascal Praud est un dignitaire franc-maçon !

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