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Les premières gaffes de la macroniste Valérie Hayer : fais comme Loiseau !

Ils sont vraiment au top, ces macronistes. Dépassés de dix points dans les sondages par un Jordan Bardella en pleine forme – et qui l’a encore prouvé, ce dimanche, à Marseille -, les sectateurs du parti présidentiel devaient absolument trouver la parade. La perle rare. On peut par ailleurs légitimement penser que la catastrophique prestation du Président, ce Raël en bras de chemise pour cadres de la Défense, lors d’un Salon de l’agriculture représentatif comme jamais du ras-le-bol des Français, leur a flanqué une légère trouille. Il ne faut jamais oublier que les sentiments de la start-up nation envers la France périphérique qui leur donne à manger (et paie les prestations de leurs clandestins) oscillent entre la peur et la haine, pour se stabiliser, de temps à autre, en un mépris diffus. Et si ces ploucs faisaient tout rater, aux européennes, comme à chaque fois qu’on leur demande leur avis ? Faudra-t-il encore diffuser des documentaires sur Oradour juste avant le jour de l’élection ? Faudra-t-il que toute l’objectivité du service public mette en place ses poulies et ses cordages pour faire descendre un deus ex machina de carton-pâte à la fin du quatrième acte ?

Alors, ils ont prospecté pour la tête de liste, à la façon d’un appel à candidatures, comme dans le monde de l’entreprise, puisque tout ce qui vient du privé est génial par construction. « Cherche, pour occuper une position de direction dans une entreprise à l’échelon européen, collaborateur diplômé en finances et connaissant bien les rouages règlementaires des collectivités locales et des institutions européennes. Engagé(e) en politique depuis longtemps, vous êtes immédiatement disponible et partagez les valeurs de l’entreprise. Être une femme est un plus. » Des candidats comme ça, il n’y en a pas cinquante. Il y en a une : Valérie Hayer. Jeune, expérimentée, fille d’agriculteurs, elle parle exactement comme tous les « droïdes de protocole » (dirait-on dans Star Wars) que la Macronie produit à la chaîne. Elle est nickel.

Oui, mais bon : outre le fait qu’être fille d’agriculteurs n’est pas une charge héréditaire, Valérie Hayer semble bien partie pour se prendre les pieds dans le tapis d’azur semé de douze étoiles d’or. Son interview sur BFM TV, face à un Benjamin Duhamel pourtant peu suspect d’être du côté de « la haine », est très prometteuse en termes de bêtisier. Après avoir exhorté Raphaël Glucksmann à rejoindre sa liste pour y être plus efficace, puisque les votes des socialistes et des macronistes sont les mêmes « à 90 % - [elle a] vérifié », Valérie Hayer enchaîne les petits soucis de communication. L’immigration ? Il n’y en a ni trop ni pas assez, enfin, elle ne sait pas vraiment, elle attend « la position des acteurs économiques » pour connaître les quotas. Benjamin Duhamel se pince devant tant de candeur : « C’est à eux de décider de la politique migratoire ? » « Euh, non », balbutie-t-elle, mais en tout cas, c’est bien imité…

C’est ça, voyez-vous, le problème des amateurs, fût-ce au sens noble du terme : ils n’ont pas la rouerie, la patine, la lassitude aussi, que donnent des années de reptation dans le marécage politique. Alors, en quelques phrases, la tête de liste (idéale sur le papier) a vendu la mèche : votez Macron et vous aurez le pire de la droite (des clandestins par milliers pour arranger les patrons) avec le pire de la gauche (des votes communs avec les socialistes sur tous les sujets de fond). Elle est bien partie pour faire comme (Nathalie) Loiseau, sachant que jamais rien ne l’empêche, l’oiseau, d’aller plus haut…

Arnaud Florac

https://www.bvoltaire.fr/les-premieres-gaffes-de-la-macroniste-valerie-hayer-fais-comme-loiseau/

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