Qui l’eût cru ? C’est François Bayrou, l’homme des coteaux béarnais et de la ville du bon roi Henri, qui sonne le tocsin. C’est Bayrou, le grand méchant mou, qui ose dire – enfin – la vérité sur la situation financière catastrophique de la France. Les marchés bruissent et le Wall Street Journal s’inquiète désormais de la capacité du gouvernement à lever l’impôt. Soyons clairs. À analyse radicale, solution radicale. Il y a 170 milliards de déficit budgétaire annuel. Il faut donc sabrer 170 milliards de dépenses. Où ? Dans les dépenses nuisibles, pardi ! Ce qui suppose une rupture radicale avec l’idéologie dominante et les politiques qui la servent.
125 milliards facilement trouvables
Allons-y :
- 25 milliards à trouver dans les stupides dépenses de transition énergétique : financement à perte des énergies intermittentes, financement non rentable des économies d’énergie, aussi inutiles pour le climat que coûteuses pour le pays.
- 50 milliards à trouver dans les dépenses d’immigration. 50 milliards – selon le raisonnement du prix Nobel d’économie Maurice Allais – c’est le coût de l’entrée de 500 000 étrangers supplémentaires par an : économies d’infrastructures sur l’hébergement, le logement, les transports, les soins, les prisons. Sans attendre, il faut réserver les aides non contributives aux seuls Français.
- 10 milliards à trouver sur les dépenses d’aide au développement : aussi stupide d’aider des pays hostiles (l’Algérie) que d’imposer des lubies idéologiques à des pays amis que cela irrite.
- 10 milliards à trouver sur les dotations aux grandes collectivités territoriales : cela évitera d’enlaidir un peu plus les grandes villes ! Et chacun se passera volontiers de leurs invraisemblables dépenses de communication.
- 10 milliards à trouver sur les subventions à l’Union européenne.
- 5 milliards à trouver sur les subventions aux syndicats parasitaires et aux associations militantes : ne nous inquiétons pas pour le sort de ces gens-là, il leur suffira pour compenser leurs pertes de faire appel au soutien de leurs adhérents…
- 5 milliards à trouver par la privatisation de l’audiovisuel et les aides à la presse.
- 10 milliards aussi en tapant dans les doublons entre administrations et agences d’État.
Voilà déjà 125 milliards trouvés.
Une première étape. Ce n’est pas tout.
Poursuivre les efforts
Il faut rompre avec le discours sur le manque de moyens. Non, l’hôpital, l’école et l’université ne manquent pas de moyens, mais leurs moyens sont mal utilisés. Et même dilapidés en structures parasitaires (ARS, bureaucraties hospitalières, administration centrale de l’éducation nationale, rectorats et inspections d’académie pléthoriques). Tout comme en activités de « reporting » et en comités Théodule. Bref, moins de parlottes et moins de formalités devant les ordinateurs, plus de profs devant les élèves et davantage de soignants devant les malades. À terme, il faut mettre à bas l’édifice centralisé de l’éducation nationale par une mise en place du chèque éducation.
Est-ce tout ?
Non ! Une des causes de la langueur économique française, c’est le primat accordé à la consommation sur la production. Cela revient à encourager les importations et le déficit commercial. Augmenter la TVA de 5 points permettrait de restituer 50 milliards de cotisations sociales aux producteurs : salariés et entreprises.
Ça va crier ? Oui, du côté des parasites. Mais ils crient de toute façon. Et l’exemple de Trump et de Milei montre que la stratégie du choc, cela marche, car cela sidère l’adversaire.
Concluons. La crise de la dette a d’abord des causes idéologiques : égalitarisme, immigrationnisme, alarmisme climatique, wokisme, libre-échangisme. Il faut donc renverser la table par un choc d’identité, de souveraineté et de libertés.
Bref, c’est l’heure du grand reset !
Jean-Yves Le Gallou 29/08/2025
https://www.polemia.com/bayrou-alerte-sur-la-situation-economique-de-la-france-soyons-radicaux/