
Le chant du cygne est à son point culminant, orchestré par la duplicité des acteurs politiques en place. La paysannerie française, une profession indispensable, vitale, que pas un de nos politiciens ne défend correctement, se confondant tous en une hypocrisie sans nom. Le Général de Gaulle avait fait de l’indépendance alimentaire l’une des fondations de la maison France et aujourd’hui, la destruction du monde paysan est une erreur stratégique, que les FDO contribuent, par leur répression, à mener à bien, c’est un cas de conscience pour eux et il faudrait qu’à un moment, ils se placent du bon côté de l’Histoire. Certains le sont puisqu’ils démissionnent, ou se font arrêter en maladie, pour ne pas être les complices de cette ruine voulue. Les autres foncent tête baissée, sans l’once d’une réflexion. Faire en sorte de faire disparaître les petits paysans au profit de grands groupes agricoles, pour faire plaisir à Bruxelles et au libre échange déclenche un carnage dans les campagnes françaises, déjà plombées par les politiques d’abattage systématique qui sonnent évidemment comme un écho au Mercosur. Comme toujours depuis des décennies l’argument du prix a supplanté celui de la sécurité nationale.
Une crise grave surviendra, et là, comme lors du COVID qui révéla notre dépendance pharmaceutique, on se rendra compte que l’on ne peut plus subvenir à notre souveraineté alimentaire, que nous sommes à la merci de l’étranger, comme pour l’armement, pour l’industrie, pour tout, puisque volontairement nous avons délégué tout ce qui faisait nos forces et nos indépendances. Mais de cela, comme toujours, il n’en sera pas question et ceux qui contestaient déjà les choix stratégiques en matière d’armement et de fabrication des munitions, d’armes légères, se feront railler de la même façon, pour finir par avoir raison plus tard. Le plus hypocrite ou révélateur, c’est la position de Macron, lui qui n’a rien fait pour bloquer quand il le pouvait les négociations du Mercosur, a annoncé avec tambours et trompettes qu’il voterait contre, oui et… que se passera-t-il ? Rien, les paysans auront quand même perdu parce que le non de Macron ne vaut plus rien du tout, parce que la souveraineté dont il parle n’est plus qu’un rêve, un leurre, il ne maîtrise plus rien, ne décide plus rien, débordé sur ce dossier par l’Italie et l’Espagne, dont les agricultures sont plus compétitives que la nôtre et ne peut que subir les décisions de la commission.
On se rendra compte alors de l’impuissance générée sous couvert de progressisme, comme avec l’affaire du Groenland, ou l’on constate avec amertume que si les US s’installent sur ce caillou, personne ne pourra les en déloger, car nous n’avons plus les moyens de le faire. Ce non devient un énième signal d’alarme, celui qui définitivement doit mener à la décision de quitter l’UE, de lui tourner le dos avant qu’il ne soit définitivement trop tard. La France n’est plus une Nation dont la voix compte. Philippe De Villiers nous redonne la définition d’une nation. « Ce n’est pas un conglomérat de consommateurs, mais la concentration d’intérêts vitaux », or ce non lancé comme une bravade prouve que ces derniers ne sont plus maîtrisés par le gouvernement qui ne gouverne plus, mais administre au nom d’une entité qui se moque de savoir si nous gardons ou pas notre capacité a être autonome dans les secteurs vitaux qui permettent à un pays de tenir debout seul. Qu’on ne vienne pas nous dire que c’est impossible, que nous n’avons pas les ressources pour. Nous ne les avons plus justement parce que l’ensemble de la classe politique s’est ingénié depuis Mitterrand à les détruire à les abandonner. Le réveil sera brutal. Pourtant le constat est simple à faire, l’Europe est une machine à broyer et tous les responsables politiques actuellement représentés à l’Assemblée nationale sont les complices de cette trahison. Pas un n’a dit qu’il fallait sortir de l’UE. Les LR se sont même permis d’affirmer qu’ils ne voteraient pas une motion de censure si Macron votait non. La belle affaire, comme si cela allait changer quelque chose sur le fond. Mais c’est une énième manière pour eux de tromper les Français, de s’acheter une fausse bonne conscience et de soutenir Macron ainsi que le système dont ils jouissent jusqu’à l’overdose. Ils le payent d’ailleurs puisqu’ils sont en passe d’être dépassés par Reconquête. Fourbes jusqu’au bout, ils se consolent en croyant être intraitables, ils ne font que jouer à être des gaullistes, ce qu’ils ne sont plus depuis longtemps. Jouer à être des responsables avisés, foutaises, ils confondent le monde réel avec une pièce de théâtre dans laquelle ils auraient encore le premier rôle alors qu’ils sont devenus impuissants, que la seule gloire qui pourraient les sauver serait de dire stop, ça suffit, nous nous sommes trompés, il faut reprendre notre destin en main. Mais non, entendez donc Copé crier son attachement à rester dans la broyeuse. Et plus ils avancent dans l’âge, moins ils sont lucides. Le RN, en s’en tenant à cette position désastreuse qui consiste à nous bassiner avec le soi-disant pouvoir de transformer l’UE de l’intérieur ne fait qu’afficher sa soumission à un système qui lui convient finalement très bien, au détriment du sort réel du pays. Knafo, pourtant si brillante, n’ose pas non plus se distinguer en profitant de ce cas d’école pour rompre avec la doxa pro-européenne.
Rien ne fonctionne, mais le discours ne varie pas, au contraire, tous persistent, alors que le peuple voit de plus en plus, à ses dépens d’ailleurs, ce que politiciens refusent de dire. Eux ne changent pas d’avis. Nous sommes entre les mains, soit de gangsters, soit de jeanfoutistes et il faudra bien s’en défaire si nous voulons revivre. Les municipales doivent servir de premier coup de semonce. Comme tout serait plus simple si seulement nous avions des politiciens honnêtes et courageux, prêts à affronter la presse aux ordres pour dire : l’UE n’est plus ce que nous pensions, il faut en partir. Ils ne veulent pas être les vilains petits canards responsables de l’effondrement de cette machine bolchevique, ils attendent qu’un autre le fasse. Des suiveurs, voilà ce qui nous est proposé d’élire, quand la France réclame un guide.
https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com/2026/01/11/mercosur-macron-dit-non-et-alors/