C’est l’artillerie lourde, au nouveau du gouvernement et de ses soutiens, pour culpabiliser les Français qui oseraient ne pas se montrer favorables au plan Bayrou et à ses prétendus 43 milliards d’économie qui sauveraient le pays de la banqueroute. Le Premier ministre en est à appeler au secours tous les anciens qui auraient profité des Trente Glorieuses, en nous expliquant qu’ils devraient être à ses côtés.
Bien sûr, le ministre fou, avec ses yeux exorbités de drogué, Jean-Noël Barrot, ne peut que se surpasser dans l’exercice, avec la subtilité qu’on lui connaît.
Bref, avec leurs gros sabots, ceux qui dilapident notre argent dans des dépenses nuisibles et inutiles, comme le démontrait le remarquable site Polémia et son animateur Jean-Yves Le Gallou, essaient de culpabiliser les égoïstes Français.
Ne parlons pas des milliards d’excédents versés à l’Union européenne, des préparatifs de guerre contre la Russie, quand on demande aux hôpitaux français de préparer des places d’hôpitaux au nombre de 100.000 pour les possibles blessés de guerre, ni des sommes astronomiques que Macron veut nous extorquer pour acheter des armes aux Américains afin de protéger l’Ukraine de Zelensky. Ils se moquent vraiment de nous, avec toute l’arrogance qu’on leur connaît.
Une qui vient de se distinguer particulièrement est une arrogante socialiste, ministre de la Ville, donc traîtresse à son parti, qui manifestement n’a pas apprécié la proposition de Sarah Knafo de supprimer le budget du ministère de la Ville. Et avec toute la subtilité dont les socialauds sont capables, elle multiplie, dans une réponse qui se veut cinglante, les contre-vérités et les procès d’intention.
Sauf qu’il y a du monde en face, et que Sarah Knafo a l’habitude, sans doute suite à sa carrière professionnelle à la Cour des comptes, de bien étudier ses dossiers. Et il faut reconnaître que la réponse faite est un véritable réquisitoire contre l’incompétence de la ministre, ses mensonges et surtout la faillite de la politique de la Ville, qui nous a coûté, au nom de la discrimination positive, des sommes exorbitantes qui auraient été mieux utilisées pour aider nos paysans ou nos entrepreneurs, par exemple. Dans son livre La France n’a pas dit son dernier mot, Éric Zemmour racontait sa rencontre avec Jean-Louis Borloo, longtemps ministre de la Ville, qui se vantait d’avoir gagné 10 ans de paix sociale en ayant allongé des milliards aux banlieues, de plus en plus islamisées. C’est le même registre qu’essaie d’utiliser Juliette Méadel et tous ses complices immigrationnistes, mais cette fois il y a du monde en face, comme chacun pourra le constater…
Madame la Ministre,
Merci pour ce charabia sentimental. Maintenant, je vais vous répondre point par point.
1) Commençons par ce qui fera rire tous nos concitoyens : « La politique de la ville lutte contre l’insécurité, la déscolarisation, la saleté et le trafic de drogue. »
Alors, là, chapeau ! Vous venez imprudemment de dresser la liste de tous les domaines dans lesquels vous avez lamentablement échoué. Vous êtes ce cambrioleur qui laisse sa carte de visite sur les lieux de son crime. Depuis 1981, le trafic a explosé, la saleté a explosé, l’insécurité a explosé, la déscolarisation et l’analphabétisation ont explosé. Pourtant, les crédits de votre politique de la Ville ont, eux aussi, explosé. 117 milliards d’euros depuis 2010.
Un exemple : depuis 2014, 150 millions d’euros ont été injectés dans la réhabilitation du quartier de la Monnaie à Romans-sur-Isère, un quartier de 2 300 personnes à peine (soit 65 000 euros par habitant !). Pour comparer, c’est la même somme qui fut promise par Gabriel Attal à la totalité des agriculteurs après leur légitime révolte. Et finalement ? Le quartier de la Monnaie est celui dont furent issus les assassins de Thomas…
2) Votre budget, parlons-en. Vous évoquez à dessein un chiffre de « 609 millions de crédits » à peine. Je dois vous avouer que je suis très étonnée : vous semblez n’avoir jamais lu le document de politique transversale (annexe loi de finances 2025) qui liste tous les crédits fléchés vers « les quartiers urbains défavorisés ». Vous êtes pourtant ministre de la Ville…
Ce document vous aurait appris que nous payons non seulement 549 millions pour le P147, mais encore 550 millions pour les infrastructures de transport, 573 millions pour l’accès et le retour à l’emploi, etc. Le tout listé sur trois pages entières de crédits payés par notre argent, nous conduisant bien à 7,871 milliards d’euros par an pour la politique de la Ville.
Donc soit vous ne lisez pas vos propres documents budgétaires, soit vous mentez à nos concitoyens. Dans tous les cas, grâce à vous, Juliette Méadel, ils découvrent qu’en sélectionnant une seule ligne comptable floue, les politiciens essaient toujours de leur mentir sur l’emploi véritable de leur argent.
La vérité, c’est que la politique de la ville nous a coûté a minima 117 milliards d’euros de 2010 à 2023 d’après l’IFRAP, que ces crédits sont en augmentation constante, d’après la Cour des comptes, avec des résultats critiqués par l’ensemble de la classe politique.
Permettez-moi aussi de signaler un petit problème de logique dans votre raisonnement : si la politique de la ville coûtait vraiment 609 millions, et qu’en la supprimant, 6 millions de citoyens seraient « condamnés », cela signifierait qu’aujourd’hui, ils sont « sauvés » par 101,5 € chacun par an ? Soit la défaillance en mathématiques d’une ministre est alarmante, soit sa mauvaise foi est scandaleuse.
3) Les habitants de ces quartiers ne sont aucunement abandonnés, ils sont chouchoutés, choyés par l’État. Ils bénéficient d’avantages fiscaux, d’aides à l’embauche, de priorités diverses et variées, de contrats aidés, d’accès facilités aux prêts et aux financements publics, de subventions en tous genres, de programmes de formation spécifiques, d’un taux de logement social record, de milliards investis dans la rénovation urbaine, d’un meilleur accès à l’école et à la santé que les départements ruraux, d’installations culturelles flambant neuves, qui finissent parfois détruites en quelques mois, et j’en passe.
4) Pour ma part, je ne propose pas d’abandonner ces quartiers, je viens moi-même de Seine-Saint-Denis, je propose simplement de les traiter comme le reste de la France : nous avons une politique scolaire nationale, une politique de santé nationale, une politique de sécurité nationale. Pas d’exception, pas de privilèges. On replace la banlieue dans le droit commun. La République est censée être universelle : mêmes droits, mêmes devoirs, mêmes politiques pour tous. La politique de la ville crée l’inverse : un régime d’exception, une discrimination positive assumée, et des habitants qui n’ont aucun devoir, mais tous les droits. Cela ne peut pas fonctionner.
5) Madame la Ministre, si nous avons dépensé des milliards en pure perte et que la situation de ces quartiers ne cesse de se dégrader, c’est qu’il faut changer de logiciel. Même si vous êtes socialiste, vous devez comprendre que dépenser toujours plus ne sera jamais un gage de succès. Il faut donc opter pour une nouvelle politique, s’attaquant aux causes (l’immigration), davantage qu’aux effets.
Qui a fait de nos quartiers populaires des zones de non-droit ? Votre socialisme.
Qui a plongé le pays dans un marasme dont il désespère de sortir un jour ?
Votre socialisme. C’est-à-dire vous, Madame la Ministre. Vous êtes personnellement comptable de toutes les erreurs, les fautes, les mensonges, commis par votre formation depuis quarante ans.
Vous m’accusez d’ignorance, de dogmatisme, de stigmatisation. Votre logorrhée n’a aucune prise : le réel est le réel, les faits sont les faits, et le peuple constate, et il note les noms de ceux qui l’ont trompé. Vous étiez inconnue au bataillon. Vous vous rêvez désormais célèbre.
Voilà les réflexions que vous auriez si vous pensiez vraiment à l’avenir de ces quartiers. Il semble, au contraire, que tout ce qui sort de votre bouche n’a qu’un but : protéger votre poste que vous allez perdre quand même dans dix jours.
Plus que jamais la réponse de la France ne peut être le plan Bayrou, dont on voit difficilement comment il pourrait échapper à la censure le 8 septembre, ni la fuite en avant de la gauche, prête à faire payer les riches, donc à multiplier toujours davantage de taxes, sans toucher aux dépenses inutiles et nuisibles. La seule réponse pour sauver le pays est de s’inspirer de ce qu’il y a de meilleur dans la réussite exceptionnelle de Donald Trump et de Javier Milei, et de tourner radicalement le dos à cinquante années de politique, dont l’invasion migratoire, qui ont mise la France à genoux.
Pour être crédible, le RN devra se rapprocher de cette position, et sortir d’une ligne économique trop gauchiste pour être crédible.
Pour l’instant, seuls Reconquête et les alliés du RN, l’UDR d’Éric Ciotti, ont le courage de soutenir une telle orientation, que les Français sont prêts à entendre si on met fin à l’immigration, à l’islamisation du pays, à la transition énergétique, aux doublons administratifs, aux folies ukrainiennes qui se préparent, au financement de l’Union européenne, au financement des associations inutiles, aux aides à la presse des milliardaires mondialistes, aux comités Théodule et à tous les parasites qui vivent bien sur la bête.
C’est donc d’une véritable révolution budgétaire dont la France a besoin, aux Français de voter enfin pour ceux qui la proposent.