
Que devient un régime dans lequel les oppositions s’accordent à laisser au pouvoir en place, la liberté de faire tout et n’importe quoi, de dilapider l’argent du contribuable sans jamais devoir s’expliquer, qui met en prison des personnes soupçonnées d’intelligence avec l’ennemi quand ce même pouvoir étouffe des affaires de ventes de fleurons de notre industrie ? Quand il donne systématiquement la priorité aux intérêts extérieurs, sans rencontrer qu’une molle révolte ? Nous apprenons l’arrestation de membres de SOS Donbass, suspectés de vouloir déstabiliser le pays. Leur « crime » : être lié à une association humanitaire, qui expédie des colis dans le Donbass, et qui poste toutes ses actions sur les réseaux. Comme discrétion quand on est un espion on n’a trouvé mieux. Un membre a été arrêté pour avoir collé des affiches à la « gloire de la Russie » selon le parquet. L’affiche présentée sur BFM mentionnait : « la Russie n’est pas mon ennemi ». Il y a un paradoxe qui ne manquera pas d’interroger. Les deux militants sont ainsi allés directement au gnouf, quand des multirécidivistes d’importation, avec des dizaines de mentions à leur casier judiciaire, traînent en liberté. Et les habitants du Donbass sont ukrainiens non ?
Nous avons notre président, monsieur tout juste 11%, qui répète en boucle que nous ne sommes pas en guerre contre la Russie, elle n’est donc pas notre ennemie. Dans ce cas, il n’y a pas d’outrage à ce qu’un individu le dise, ou le rappelle, ne faisant finalement que reformuler les propos de Macron lui-même ? On suspecte l’aide humanitaire quand elle est destinée au Donbass, mais on l’accepte lorsqu’elle file à Gaza. Il y aurait donc une échelle des valeurs applicable selon l’ethnie et le lieu géographique ? Des humains qui mériteraient d’être aidés et d’autres dont l’avenir serait l’oubli, le mépris et le sacrifice ? S’il est vrai qu’on a connu des ONG qui fricotaient avec des activistes dangereux, le soupçon reste l’arme absolue pour faire taire une opposition trop encombrante. Mais encore une fois, quelles seraient les actions de cette association susceptibles de troubler le pays au point de le déstabiliser ?
D’ailleurs en matière de déstabilisation nous avons maintes fois au RPF entre autres, rappelé que ce n’était pas la peine de regarder vers le Donbass pour se rendre compte que tout chancelait dans notre pays. Il suffit de se tourner vers nos banlieues, ou au cœur de nos grandes villes. Les narcotrafiquants ne semblent pas liés à une association humanitaire et pourtant ils déstabilisent bien plus le pays qu’une simple affiche. L’entrisme musulman, c’est vrai qu’il n’est pas convenable de le dire, use bien plus les fondements de notre société. La casse des services publics, notamment les hôpitaux, est une source, à notre avis, bien plus inquiétante de fragilisation, mais de cela il n’en est pas question. L’essentiel est de désigner un coupable, et la Russie est le modèle idéal, d’autant que Macron ne semble rêver que d’une chose : entrer en guerre contre Poutine ! Son imaginaire lui interdit de regarder le réel en face, il ne peut que mettre en scène un désir, et c’est celui d’une victoire militaire sur Poutine. Il écarte de facto la nucléarisation d’un éventuel conflit, ce qui est absurde, et se projette en Bonaparte sur le pont d’Arcole, mais seulement symboliquement. On se souvient avec quelle aisance il s’était carapaté du salon de l’agriculture, il est peu probable de le voir prendre la tête d’une colonne de blindés, quand le même homme fait vider les champs Élysée pour y parader.
Non, ce qu’il veut c’est une guerre qui lui permette de garder le pouvoir, et d’éviter d’être pris dans une tourmente qui risque bien de le rattraper, compte tenu des rumeurs insistantes qui le frappe, lui et son entourage proche. Le plus triste c’est aussi de constater que nos députés ne réagissent pas, jamais, ou de façon tellement molle et insignifiante que leur crédibilité est mise à rude épreuve. Les pertes de liberté publique, ils les approuvent, les morts suspectes, ils n’en parlent pas, les censures en tout genres, ils passent dessus, les fausses déclarations de Macron, ils les bénissent. Il n’y a plus dans l’hémicycle un seul représentant à la critique constante. Tous se diluent dans l’acceptation d’un régime qui ne glisse plus vers l’autoritarisme en col blanc, mais qui y a élu domicile. Tous se complaisent à des critiques de salon. On est contre le Mercosur, mais on accepte que l’UE nous l’impose. On fustige l’espace Schengen, mais on se refuse à le quitter. On se proclame en faveur d’économies, mais au augmente le budget alloué à cette UE que l’on taxe de tous les maux sans plus être capable de souligner une seule vertu qu’elle nous apporterait, tant l’exercice relève de l’acrobatie.
Le constat est affligeant, des commissions d’enquête qui étalent les dérives d’un pouvoir que plus personne ne contrôle, qui prend la liberté d’interpréter les textes, de tordre le cou à la constitution avec la protection du Conseil Constitutionnel, garant de la turpitude de l’exécutif. Il est le sceau imprescriptible affirmant la validité de ce qui est par essence frauduleux, mais qui se colore de légitimité dès lors qu’il le valide, même contre l’avis des plus éminents professeurs de droit constitutionnel, car il est l’autorité suprême. Peu importe comment elle rend ses arrêts, l’important n’est pas que ce soit juste, mais que tout le monde le croie. Il est pourtant des personnages qui ne varient pas, qui gardent la froide lucidité du réel et l’attachement viscéral à notre pays, à sa défense, à la reconnaissance des siens. Philippe De Villiers en fait partie, et nous sommes au RPF favorables à ce que d’ici six mois, il s’engage officiellement dans la reconquête du pouvoir, au besoin en y associant, s’ils le veulent bien, les clans patriotiques qui seuls ne parviendront à rien, non pas à cause de leur impéritie, mais par la grâce d’un système qui ne leur permettra jamais d’avoir une tribune. Six mois, parce que c’est le délai idéal pour entrer en campagne, pour avoir le temps de fédérer les courants, s’attacher les alliances nécessaires pour présenter un bloc uni de souverainistes. Six mois parce que c’est le temps qu’il faudra pour que les affaires s’amplifient, que les masques déjà fissurés tombent enfin. Six mois pour constituer une armée victorieuse.
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